‹ Contribution à l'étude de la thyroïde grippaleChapitre 11 sur 29 · OBSERVATION W · texte numérisé non relu

OBSERVATION W

hyroïdile aiguë suppurée postgrippale (résumée) (Docteur Bart, Constantinople)

revue de Laryngologie, Paris, 1911

Iomme de 42 ans, originaire d’'Asie-Mineure, rien dans les antécédents héréditaires et personnels.

Quinze jours avant de nous consulter, le malade se senlit indisposé et se vit obligé de garder quelque temps le lit. D'après ses dires, il aurait eu un rhume de cerveau assez intense, avec élévation thermique, I était courbaluré, toussait, et se trouvait dans un élat de prostralion marquée. Bref, un malaise général

sérieux l’obligea à garder le lit pendant quelques jours.

Au moment où les symptômes de cette maladie commencèrent à s'amender, le malade s'aperçul que son cou grossissail au niveau de la région laryngienne. Celte tuméfaction augmenta de volume de jour en jour. Finalement, le malade éprouve des douleurs marquées à la déglutilion et une gêne

respiraloire suffisamment intense pour le décider à se faire

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soigner à l'hôpital. I entra donc à notre service à l'hôpital de Gulhaire, le 25 juin 1910.

\ l'examen extérieur, on constate que la région larvngienne présente une Ltuméfaclion lisse, dure, s'étendant de los hyoïde presque jusqu'à la fourchette sternale, La consistance est ferme, ligneuse par endroits ; la erépilation laryngée est totalement abolie. La peau à conservé son aspect et sa couleur normale.

L'examen au miroir montre l'existence de modifications notables dans l'image larvngoscopique. Les deux replis aryténoépiglottiques sont tuméfiés par suile d’un œdème accompagné d'une légère infiltration blanc-grisätre. Get état infiltro-œdémateux, qui s'étend jusqu'aux bandes ventriculaires, est plus prononcé à gauche qu'à droite. Les cordes vocales sont intactes et ne présentent rien d'anormal. Le malade ne peut tourner la tête, par suite de la douleur que provoque le moindre changement de position de celle-ci, et des irradiations douloureuses qui se propagent vers la nuque des deux côtés.

Le lendemain de son entrée à Fhôpital, le malade se plaint de gène pour respirer : la voix est sensiblement enrouée. La douleur à la déglutilion se maintient égale, avec la même intensité que le jour de son entrée à l'hôpital.

La tuméfaction extérieure persiste, et présente toujours la même durelé, surtout au niveau des lobes Jatéraux du corps thyroïde. Cependant, on remarque nettement que cette grosseur a pris la forme d'un fer à cheval, à ouverture dirigée en haut. Les cordes vocales sont celle fois rouges, et augmentées de volume, La moitié gauche du larynx présente, dans toute son étendue, une sorte de paralysie incomplète.

\ ce moment : pansement humide chaud, répété plusieurs fois par jour, inhalations mentholées,

Le 4 juillet, la tuméfaction larvngienne commence à perdre sa consistance, surtout à la partie médiane, qui est devenue presque fluctuante, tandis que Jes Iobes Tatéraux présentent une durelé empâlée, et un état qui semble œdémateux.

Le 5 juillet, le malade se trouve assez bien, mais la masse thyroïdienne présente, juste à Fendroit où la veille nous avions constaté la fuctualion, un orifice laissant s'écouler du pus.

Nous rendant comple de la nécessité d'intervenir, nous avons

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