‹ Contribution à l'étude de la thyroïde grippaleChapitre 21 sur 29 · ENTRE · texte numérisé non relu

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Cet aperçu anatomique nous permet de comprendre la facilité avec laquelle une infection peut gagner la glande thyroïde.

ocer et Gardien ont montré d'ailleurs qu'une des voies d'accès est constituée par Ja voie artérielle. En effet, en injeclant par les artères thyroïdiennes des microbes spéciliques, ces expérimentaleurs sont arrivés à réaliser sur des lapins des thyroïdites spécifiques.

—— La voie veineuse cependant peut être aussi la voie de l'infection, particulièrement dans le sujet qui nous intéresse, dans les thyroïdites grippales.

En effet, nous savons que Iles veines thyroïdiennes sont en communicalion avec les veines de la trachée, de Fœsophage el des voies respiraloires supérieures. Or, nous savons que dans les thyroïdites grippales, les voies supérieures sont le plus souvent où même loujours atteintes. Le calibre de ces veines est d'ailleurs considérablement augmenté chez les sujels qui présentent une gêne notable de la respiration, et surtout chez ceux qui sont porteurs d'un goître volumineux. L'infection se fait donc souvent par la voie veineuse, par l'intermédiaire des « veines prolondes avalvulées desservant à la fois la thyroïde, l'œsophage et la trachée » (BérARD).

-— La voie INmphatique peut être envisagée mais rarement, malgré les IFmphaliques très nombreux qui courent autour de la glande.

La continuité de lissu peut aussi exceplionnellement réaliser l'infection de la glande par envahissement suC-

cessif des éléments cellulaires.

Nous ferons remarquer en passant que les recherches

récentes sur les glandes à sécrétion interne montrent

quelles sont plus où moins solidaires les unes des autres.

En 1914, Piernerr, dans le Journal de Chirurgie, nous dit: « Les maladies infectieuses portent leur action non seulement sur la thyroïde, mais aussi sur d'autres glandes, le Thymus par exemple, dont le rôle dans Ta maladie de Basepow est encore mal étudié, I semble donc bien qu'il ne faille pas invoquer iet une simple action sur le corps thyroïde, mais qu'il Sagisse d'une vérilable affection pluriglandulaire. »

En mai 1919, dans le Bulletin de la Société Médicale des Hôpilaux de Paris, on à constaté, au cours d'une infeclion méningococcique, en mème temps qu'une parotidite, une orchiepidydimite et une thyroïdite.

est probable que lorsque la grippe donne une complcation du côté de la glande thyroïde, elle exerce son action de mème sur plusieurs glandes endocrines, et qu'à côté des troubles thyroïdiens,. il existe des troubles d'autres glandes à sécrétion interne, Nous serons, dans ce cas, en présence d'un syndrome pluriglandulaire à prédominance

thyroïdienne.

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