CONCLUSIONS
La thyroïdite grippale est une complication très rare de la grippe. Très peu de cas ont été signalés, malgré l'état épidémique et endémique de la grippe.
L'infection peul se faire soit par la voie artérielle, soit par la voie veineuse, par l'intermédiaire des veines avalvulées, qui desservent à la fois la thyroïde, l'œsophage et la trachée.
La bactériologie de cette affection étant sans doute la mème que celle de la grippe, ne nous est pas encore connue. On trouve dans le pus des thyroïdites grippales des associations microbiennes : pneumocoques, streptocoques, staphylocoques, microbes saprophytes ordinaires des voies respiratoires supérieures.
La symptomatologie de laffection ne se différencie guère de celle des autres thyroïdites.
On peut distinguer les thyroïdites congestives simples, les thyroïdites congestives donnant une asphyxie suraiguë, puis les thyroïdites suppurées, les unes avec un seul petit abcès sous-capsulaire, les autres avec de grandes poches purulentes prenant un lobe, ou les deux lobes, jusqu'aux thyroïdites disséquantes et nécrotiques, La gravité de l'affection est en général peu sérieuse.
Dans le cas de thyroïdites congestives, elle dépend surtout des troubles de compression des organes voisins.
Dans le cas de thyroïdites suppurées, elle dépend des espèces microbiennes en cause, de lélat de résistance du sujet, et de la situalion de linflammation.
Le traitement varie suivant les cas,
Dans le cas de thyroïdite congestive simple, le traitement médical suffit habituellement pour amener la résolution de l'affection : antiseptie du nez et de la gorge, antithermiques, compresses chaudes, pommades résolutives.
S'il existe des accidents de suffocation suraiguë, il faut pratiquer le dégagement de la trachée par l’exothyropéxie ou la trachéotomie.
Si la suppuration s'annonce, dans le cas d’un petit abcès : incision et drainage.
Si la glande entière ou une grande partie est atteinte par la suppuration, ou si elle était déjà auparavant touchée par un goître ou une hématocèle, le traitement chirurgical radical est alors le seul à employer. C'est la thyroïdectomie partielle qu'il faut pratiquer, car si l'intervention tardé, il peut apparaître de graves complications, pouvant même amener la mort par compression, ou par diffusion de la suppuration.
infin, la thérapeutique soit par les vaccins spécifiques, soit par le vaccin du Professeur DELBET, soit par les auto-
vaccins, donnerait probablement d'excellents résultats.
Vus Wire Nancy, le 12 avril 1927. Nancy, le 12 avril 1921. Le Président de la thèse, Le Doyen, Weiss. E. Meyer.
Vu et permis d'imprimer :
Nancy, le 14 avril 1921.
Le Recteur de l'Académie, Ch. Apam, Membre de l'Institut.