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sortie de la lumière du vaisseau, et qu’un petit hématome s’est développé dans le tissu cellulaire. Les veines du malade qui a beaucoup saigné sont affaissées, peu saillantes. Leur ponction sous-cutanée présente parfois une réelle difficulté. Aussi croyons-nous très utile de toujours dénuder la veine du receveur. Pour le donneur, il y aura intérêt à dénuder si l'opération doit être très rapide, on est ‘sûr alors qu'aucun accroc ne peut se produire. Le ‘sang est facilement aspiré, en quantité égale à celle que l’on veut. Cependant cette pratique n’est pas indispensable. La canule-trocart par ponction souscutanée permet de retirer avec un peu d'habitude une quantité de sang largement suffisante. Le donneur peut exprimer le désir qu'on lui épargne une incision dont la cicatrice pourrait le gêner. On devra autant que possible tenir comptede ce qu'il demande, puisque la transfusion n’est possible qu'en faisant appel à son dévouement.
M. Lapointe emploie cette technique depuis le mois d'octobre dernier. Nous rapportons les observations des cas où qu’il a eu, lui, ou ses élèves occasion de pratiquer la transfusion. La lecture en montrera la facilité d'exécution et la qualité des résultats
thérapeutiques obtenus.