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phébites. L'action chimique est un peu analogue à celle des corps précédents. Néanmoins il ne se produit pas de précipitation des sels de chaux. Physiologiquement le citrate stabilise le sang en immobilisant ces derniers et en les empêchant de jouer leur rôle dans la coagulation. Jeanbrau a eu l’idée en 19:15 de transfusér du sang citraté. La technique s’en réduit à une prisé de sang et à une injection intraveineuse. À son instigation, [lédon a fait l'étude du sang citralé au point de vue expérimental. Ses conclusions sont les suivantes :
Le citrate de soude n’est pas toxique pour lés glo-” bules rouges qui ne sont pas altérés par sa présence même à des doses supérieures à celles que nécessite la conservation du sang fluide pendant plusieurs jours.
Le sang citraté (3 à 4 grammes de citrate par litre) n’est pas toxique pour l'individu auquel on l’injecte. Il possède dans son ensemble les propriétés physiologiques du sang normal. Son injection intraveineuse n’expose pas à l'hémophilie ni à l’apparition d’hémorragies secondaires.
Le sang citraté est donc très propre à êlre transfusé.
Tandis que se poursuivaient les travaux de Hédon qui ont paru dans la Presse médicale du 16 jnillet 1915, Jeanbrau pratique sur deux blessés en mai 1917, ses premières transfusions de sang citraté.
En réalité la méthode était avant celte date inconnue en France, mais on en a revendiqué la
priorité à l'étranger. Luis Agote de Buenos-Ayres semble avoir été le premier à l’employer le 11 octobre 1914. Une publication de Lewisohn (de New- York) a été faite sur ce sujet en 19195. Ces travaux parus au début de la guerre alors que tous les esprits étaient occupés ailleurs, n'avaient pas attiré l'attention.
Depuis, les cas se sont multipliés. Ils ont fait l'objet de nombreuses communications. Beaucoup de techniques personnelles ont élé imaginées de plus en plus simples. Des dispositifs commodes à manier ont été décrits. La transfusion a rendu à la fin de la guerre ces services considérables. Elle était à ce point devenue courante qu’une circulaire du service de santé (1918) accorde comme récompense à tout soldat donneur de son sang une permission supplémentaire de dix jours avec proposition pour la
médaille des épidémies.