‹ Contribution A L'étude De La Tricophytie TonsuranteChapitre 16 sur 32 · ETC · texte numérisé non relu

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cheveux se mettent à croître moins rapidement; en quinze jours, sans autre traitement qu’un peu de teinture d'iode de temps à autre au niveau des plaques, et quelques savonnages, les points envahis prennent l'aspect peladoïde. Depuis, l'enfant n’a pas présenté de rechûtes, et il est actuellement guéri.

On a beaucoup insisté sur l'influence de l’âge. Celleei est évidente dans de certaines limites; à partir de 10, 12 ans, les cas ont presque tous été bénins, sauf deux ou trois. Mais jusqu'à cet âge, il n’y a pas d'influence bien évidente que l’on puisse observer. Nous avons cité entr’autres, deux observations (Obs. V et VI), où le frère de 7 ans et la sœur de 2 ans 1/2, étant pris, l'aîné avait une forme grave, et sa sœur présentait quelques lésions très légères.

On a dit aussi que le tricophyton n’était pas simple ; -Qu’il en existe plusieurs espèces. Nous sommes loin de nous opposer à cette affirmation: mais le tricophyton géant, dont plusieurs auteurs ont déjà parlé, est-il bien une espèce à part? La bactériologie nous le fera savoir ; mais pour nous la dimension de spores est des plus variables. Sur une même tête, deux préparations faites avec des cheveux pris sur deux endroits différents, nous ont montré dans l’une de nombreuses spores de dimensions énormes, et dans l’autre des spores normales.

Au cours du traitement, les dimensions se modifient encore plus ; on peut trouver des spores très petites, d’autres sans doute en voie de destruction, déformées, plus claires. ,

Il nous manque dans toutes ces questions un élément

D Res

inconnu, la connaissance des conditions vitales du tricophyton, conditions dont l'absence dans Île bulbe lui en interdit l'entrée, dont la diminution le fait mourir sur place sans intervention thérapeutique.

Il faut que ces conditions de vie et d’ alimentation pour le parasite, soient entretenues sur le cuir chevelu par une produclion incessante. Car comment appliquer ce fait bizarre que nous avons signalé : que le point le plus dif-

ficile à guérir est celui au niveau duquel la pénétration a

d’abord eu lieu. La différence est pourtant sensible. Notre observation II en est un exemple frappant; grâce aux soins actifs, l’affection est guérie en 2 mois sur une étendue de 35 à 40 centimètres carrés; mais il reste un petit espace au centre, espace de un centimètre carré seulement où pendant 4 mois le tricophyton résiste à tous les agents destructeurs.

C’est plutôt là une question de pénétration. Plus le parasite a cheminé à travers le derme dans le sens de la profondeur, plus il est garanti ; et là on ne veut le détruire qu’au risque de détruire du coup la papille. <

Quoi qu'il en soit, d'ici que l’on ait spécifié quelles conditions assurent le- maximum d’ activité de la maladie, nous pouvons affirmer un fait :

Le cheveu est l'aliment et l'asile de prédilection du parasite. Plus le cheveu est riche et mieux il est nourri, plus

vite il-est envahi.

Partant de ce point que nous avons ; suffisamment développé dans ce qui précède, nous pensons que tout ce qui

concourt à accroître l’activité de croissance du cheveu,

aide en même à la multiplication du tricophyton. L'élimi-

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