‹ Contribution à l'étude de la tuberculine-réaction: La cuti-réaction à la période de généralisation tuberculeuse dans la première enfanceChapitre 1 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Généralités

Koch, dès ses premiers travaux sur la tuberculine, en 1890, avait déjà recommandé l'emploi de la « lymphe » comme moyen de diagnostic de la tuberculose. Dans certaines formes frustes de tuberculose, où la clinique restait hésitante, l’injection de tuberculine de Koch dans le tissu cellulaire sous-cutané permettait, par la réaction thermique qu’elle provoquait, d'affirmer le diagnostic. Mais, outre cette réaction d’ordre général, on constatait aussi une réaction au niveau du ou des foyers malades, avec accentuation des symptômes fonctionnels et parallèlement des signes physiques ; et elle n’était que trop souvent le point de départ d’une aggravation des lésions. Les résultats furent mauvais et de nombreuses contreindications vinrent restreindre l’emploi de la souscuti-réaction. La même défaveur engloba bientôt la tuberculino-thérapie et le tuberculino-diagnostic ;

So

la méthode préconisée par Koch fut finalement abandonnée par la majorité des auteurs.

En 1903, Von Pirquet, qui était chargé dans le service d’Escherich, à Vienne, de la pratique des vaccinations anti-varioliques, émet cette hypothèse que la réaction générale des tuberculeux à la tuberculine est un phénomène de sensibilisation, provoqué par le conflit de la toxine tuberculinique et des anticorps élaborés par l’organisme ; il lui donne le nom d’ « allergie ». Il commence alors toute une série de travaux qui, par la suite, l’amènent à substituer dans un but diagnostique l’étude des réactions locales à la recherche des réactions générales de la tuberculose.

En 1907, il découvre et expose une nouvelle méthode de réaction : la cuti-réaction tuberculinique, consistant à inoculer dans l'épaisseur de la peau une gouttelette de tuberculine, moyennant une légère scarification en tous points comparable à la scarification vaccinale,

Dans la communication qu'il fait à ce sujet, il recommande l'emploi de la réaction chez le jeune enfant, pour le diagnostic précoce de la tuberculose.

À la suite de Von Pirquet, d’autres auteurs proposent. divers procédés de réaction locale à la tuberculine qui, reposant sur le même principe, ne diffèrent de la cuti-réaction que par la voie d'introduction employée. Mais, à l’exception de l’intra-dermo-réaction

(Ch. Mantoue 1908), “qui est eut ébre plus sensible que la “cuti-réaction, mais aussi d’un emploi moins | commode, elles ont été peu à peu ‘abandonnées. RES “Te intra-dermo-réaction et surtout la cuti-réaction - sont les seules épreuves auxquelles -on recourt cons-

tamment pour DO la tubereulose. Le

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