SES AVANTAGES PRATIQUES
La cuti-réaction, que sa technique très simple permet d'employer en toutes circonstances, ne s’accompagne pas de symptômes subjectifs. Tout au plus,
EUARES
note-t-on, lorsque la réaction est positive, une cuisson ou un prurit léger. L'état général n’est pas touché. Avec la cuti-réaction, on ne constate pas, comme après l’injection hypodermique de tuberculine, de réaction fébrile et encore moins de réaction au niveau des foyers tuberculeux. Son innocuité est parfaite. Aussi n’y a-t-il guère de contre-indications à son emploi, même chez le jeune enfant. La seule objection que l’on puisse faire, c’est que, comme l’ont montré certaines observations, la cuti-réaction peut laisser, chez des sujets porteurs de tuberculides, une cicatrice qui prend les caractères de la lésion cutanée tuberculeuse. On évitera donc son emploi chez ces sujets.
Quelques auteurs, Combe (de Lausanne) en particulier, préfèrent cependant à la cuti-réaction l’intradermo-réaction de Ch. Mantoux, qui, en faisant pénétrer dans le derme, d’une façon rigoureuse, la même quantité de tuberculine, permet ainsi de comparer les réactions pratiquées en série chez le même sujet. Les partisans de l’intra-dermo-réaction déclarent. encore qu’elle présente une plus grande sensibilité que la cuti-réaction, et que, alors que celle-ci est encore négative, celle-là est déjà positive. Mais ces avantages paraissent un peu illusoires, et il n’en reste pas moins qu’elle présente aussi certaines difficultés de technique. Elle nécessite l'emploi d’une seringue de Pravaz, d’une aiguille fine et d’une solu-
tion de tuberculine au titre de 1 pour 5000 (Mantoux), dont on injecte une goutte dans l’épaisseur du derme. Quant à la réaction, elle est comparable à celle que donne la cuti-réaction. En outre, l’intra-dermoréaction a pu, dans certains cas, provoquer des réactions générales et des phénomènes de foyer (Jeanneret).