‹ Contribution à l'étude de la tuberculose annexielleChapitre 13 sur 39 · RES · texte numérisé non relu

RES

conclusions et pour l’éticlogie, la pathogénie, la classification et le traitement de la tuberculose annexielle. Quelle était la nature de ces lésions ? C'étaient,

outre des adhérences existant dans presque tous les cas, des granulations miliaires, de l’ascite, des kysres séreux, des lésions de pelvipéritonite suppurée. Répetons encore une fois que souvent ces lésions furent associées.

Les adhérences péritonéales étaient la règle ; même dans nos cas d'abcès froids ou pyosalpinx, nous les trouvons signalées presque toujours, contrairement à l'opinion d’Abadie. Il faut reconnaitre cependant que dans ces cas elles furent bien moins prononcées. Dans trois cas ,nous en trouvons de la paroi aux annexes dens 5 cas, c’est l'épiploon qui adhère à la paroi et, de l’autre côté, à l'intestin et aux annexes ; enfin, les adhérences les plus fréquemment signalées sont celles à la vessie, au rectum, à l’anse segmoïde, aux anses grêles. Drns deux cas, l'appendice était enfoui dans la masse annexielle. Enfin, 8 fois, il est signalé que rectum, annexes, utérus ne forment plus qu’un véritable bloc. Ces Cas peuvent bien être désignés, évidemment, comine pelvi-péritonilte, mais, nous avons en plus à signaler, deux chservations de péritonite suppurée. Dans l’une (0bs XXXV), il existait, outre des lésions caséeuses des trompes adhérentes à la vessie, une suppuration intervesico annexielle et la paroi vésicale elle-même était tuberculeuse.

Disons que dans ces 5 cas qu’il fut trouvé une tuberculose rénale avancée, à l’autopsie. Mais, dans un autre cas, il est signalé une suppuration del'espace intervesico-annexiel, avec pus présentant tous les caractères

LE

du pus tuberculeux ,alors que les trompes étarent bien bacillaires mais ne renfermaient aucune du pus. En feuilletant la littérature, nous avons trouvé un cas à peu près exactement semblable de suppuration bacilliaire intervésico-annexielle (1).

Les granulations bacillaires du péritoine existaient dans l’importante proportion de 20 cas daris nos chservations. Dans trois cas, absolument généralisées ; dans six, elles sont signalées comme spécialement abondantes dans la zone génitale ; dans 2, sur l’appendice.

L’Ascite libre existait seulement dans quatre cas, généralement peu abondante ; une fois seulement, elle dépassait un litre. Signalons que Jes deux malades notés ci-dessus comme ayant été opérés antérieurement pour péritonite ascitique, n'en présentaient pas lors de leur seconde cpération pour tuberculose annexielle.

Greenberg en signale 15 cas (sur 200) : Ahlfelder (1), 4 sur 13 de tuberculose annexielle.

Plus souvent nous avons trouvé de l’ascite cloisonnée : dans 10 cas ; dans deux observations, il est même dit : « nombreux kystes de péritonite séreuse » ; pour lcs autres, il s’agit ordinairement d'une poche unique cituée dans le Douglas.

Lésions intestinales. — Nous avons vu en étudiant les lésions péritonéales, l'importance des adhérences intestinales. Dans deux cas, nous trouvons expressément signalée la présence de tubercules sur l'intestin grêle.

Dans deux cas, l’appendice fut reconnu tuberculeux. Greenberg en rapporte 6 cas { 3 %). Nous n'avons pas trouvé signalées de fistules intestinales spontanées.

(1) De Pace (Brindisi). — Discussion du rapport de Pes-

talozza (On. eit.).

(1) In GREENBERG. — On. cit.

Page 1