‹ Contribution à l'étude de la tuberculose annexielleChapitre 20 sur 39 · HO ES · texte numérisé non relu

HO ES

Entre les 20 fois où le diagnostic posé fut exact, voici quels furent les diagnostics pour nos autres cas d'annexite tuberculeuse :

Salpingite banale : 23 fois.

Kyste de l'ovaire : 7 fois (ce dernier juste 5 fois ou un kyste de l'ovaire coexistait avec la tuberc. annex.)

Fibrome : 6 fois (juste 4 fois où un fibrome coexistait).

Pelvipéritonite : 5 fois (coexistait les 5 fois).

Hématocèle : 4 fois.

Appendicite : 2 fois (coexistait les 2 fois).

Greenberg pour ces 200 cas posa le diagnostic exact 26 fois. Les autres diagnostics furent pelvi-péritonite, salpingite banale, grossesse extra-utérine (1 fois seulement).

Pour poser le diagnostic clinique, certains signes sont à retenir particulièrement. En général, ils prennent toute leur valeur, chez des sujets jeunes, et sans antecédents puerpéraux et gonococciques ; mais maintes de nos observations sont là pour témoigner que même avec la présence de ces antécédents, il faut penser à la tuberculose.

La notion d’antécédents bacillaires est évidemment précieuse, et nous à aidé maintes fois dans le diagnostic. Greenberg rapporte que dans la moitié des cas où le diagnostic juste fut posé, il le fut grâce à la notion d’une ascite antérieure où concomitante.

Ils n'entraînent cependant pas la certitude, l'observalion suivante le prouverait, et chez une jeune malade le diagnostic de Salpingite tuberculeuse fut posé à tort, alors qu'il existait une fistule vaginale d'abcès froid pelvien.

PR à TES

Les troubles des règles ne sont guère caractéristiques sauf cependant l’aménorrhée prolongée, lorsqu'elle existe. Il faut attacher une certaine valeur aux métrorragies prolongées suivies de période d'aménorrhée chez des femmes jeunes sans antécédents. La dysménorrhée de la fin des règles est à retenir.

Les antécédents puerpéraux éloignés ou prochains ne plaident évidemment pas pour la nature tuberculeuse d'une affect'on annexielle et aucun des auteurs récents, si portés soient-ils à leur trouver une influence favorisante sur l'évolution de l'affection, n'oserait le soutenir. Ce que nous retenons de notre statistique, c'est que quelque soit leur date, on ne saurait les invoquer contre la nature tuberculeuse d’une affection annexielle.

Pour le toucher vaginal nous gardons, contrairement à certains auteurs (Reuilly) un caractère de premier plan à l’indolence des lésions, que nous avons trouvée dans la plupart des cas. I est bien entendu d’ailleurs que cet indolence n'est souvent que relative, faible par rapport à l'étendue des masses souvent considérables des culs-de-sac, qui, à ce degré de grosseur, venant d'un autre processus, sont pour la plupart du temps, beaucoup plus douloureuses.

Nous ne retiendrons guère l’unilatéralité des lésions ; pas plus que leur dureté. Ge signe classique a fait dévier le diagnostic dans au moins quatre de nos observations.

Plus que la dureté des lésions il a lieu de retenir la forte, fixation de l'utérus, et surtout sa rétroversion, irréductible que nous .avons signalée souvent. Alors qu'il s'agit de sujets jeunes à lésions relativement récentes, cette fixeté irréductible doit attirer l'attention. Nous voyons là le signe physique le plus important qui

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