‹ Contribution à l'étude de la tuberculose annexielleChapitre 5 sur 39 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons sur les conseils du D' Douay, chef des travaux gynécologiques, rassemblé tous les cas de tuberculose annexielle opérés dans le Service du P' J.-L. Faure, à l'Hôpital Broca. Pour une période de six ans (1920-1925 inclus), nous en avons compté-76 cas. C'est là un chiffre important, même pour un service spécialisé. Aussi nous a-t-il paru qu'une étude comparée de ces observations pourrait apporter quelques données intéressantes. |

Ce n'est pas que la tuberculose annexielle ne soit une affection depuis longtemps étudiée. La thèse de Brouardel (1), citée par tous les auteurs comme un des premiers travaux, n'a fait elle-même que mettre au point des données äéjà énoncées par de nombreux auteurs. Cependant la place de la tuberculose annexiella dans les traités classiques reste assez modeste et certains points de son étude assez discutés.

Nous avons voulu dans ce travail insister spécialement sur la fréquence de l'affection, apportant sur ce sujet des données’ s'opposant assez fortement à certaines statistiques même récentes. Cependant, sans prétendre par ailleurs faire une étude absolument complète — ce qui avec des cas observés uniquement dans

(1) BROUARDEL. — Tuberculisation des organes génitaux de la femme. — Thèse Paris 1865.

ee) 2e

un Service de Chirurgie eut été impossible — nous n'avons pas voulu laisser inutilisés les matériaux que nos observations nous fournissaient sur d'autres points.

Nous nous sommes limités pour comparer nos données ‘aux études des auteurs récents.

Celle de Greenberg (1) en particulier, non encore traduite en français, nous a paru par son importance — elle porte sur plus de 200 cas — digne d'une grande attention. Ge travail, bourré de statistiques et d’invraisemblables pourcentages à la manière anglo-américaine, n'en reste pas moins un des plus consciencieux. On y trouvera une très importante bibliographie, portant surtout sur les travaux anglais, américains et allemands — les travaux français récents étant à peu près passés sous silence.

Pour des raisons matérielles nous avons dû nous contenter de publier à la fin de ce travail seulement les plus caractéristiques de nos observations, et les réduire aux faits principaux.

Nous voulons remercier ici d’une façon particulière, M. le D' Douay, dont l’aide nous a été si précieuse, M. le P* Champy, chef du laboratoire, à qui nous devons l'examen des coupes et notre ami A. Buisine, interne des hôpitaux de Lille qui a bien voulu se charger de la révision des épreuves de ce travail.

(1) GREENBERG. — Sur 200 cas de tuberculose annñexielle observés au John Hopkins Hôpital. — In Collected papers of Menbers of Department of Gynecology, vol. XXI, fasc. II.

ÉTIOLOGIE

Fréquence

C'est là un chapitre plein d'intérêt et que nous avons voulu développer spécialement parce qu'il nous apparaît clairement que la tuberculose annexielle est une maladie beaucoup plus commune qu'on ne le croit habituellement.

Il nous a semblé utile de rassembler d’abord les documents publiés dans différents pays : On se rendra compte ainsi de la divergence des opinions à ce sujet.

Fréquence absolue à l'autopsie. — Voïci les nombres d’annexites tuberculeuses trouvées par des auteurs ayant fait l’autopsie de sujets ayant succombé aux maladies les plus diverses :

Seen (1) 34 sur 3.666 autopsies... 1 %

Askanazy (2) 69 sur 4.430........ 155% Doéhmoff (87... 2,78 & Fréquence dans les Services hospitaliers. — Nos 76

cas ont été recueillies dans le Service du P' J.-L. Faure, à l'Hôpital Broca, en une période de 5 années. 15 cas

(1) In DELORE et CHARLIER. — La tuberculose génitale chez l'homme et la femme. 1920.

(2) La pathologie de la tuberculose des voies génitales de la femme, — In Bull. Soc. Gynécol. et Obst. de la Suisse Romande. Mars 1925.

(3) GREENBERG. — Op. cit.

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er moyenne par an : c’est là une fréquence considérable, et il est probable que nous sommes encore audessous de la vérité comme nous le verrons plus loin. Certains auteurs ne mentionnent pas la période de temps sur laquelle s'étendent leurs observations, de sorte qu’il est impossible d'avoir une notion de la fréquence de leurs cas observés. C’est le cas de Ferroni qui en à présenté récemment une statistique de 180 cas (1). Les 28 cas de Remilly (2) ont été recueillis sur une période de 20 ans, ce qui ne OS pas une moyenne de deux par année.

Plus intéressante est la statistique du Service de Greenberg qui en a recueilli 223 cas en 30 années — 7,5 par an.

Fréquence par rapport au nombre d'opérations. — Les 28 observations de Remilly sont relevées parmi 23.170 opérations, 1,3 pour 1000. Les 223 cas de Greenberg parmi 24.155 opérations gynécologiques, soft plus de 9 pour 1000.

La proportion est infiniment plus grande à l'Hôpital Broca, 76 cas pour un peu plus de 4.000 opérations, soit 19 pour 1000.

Fréquence par rapport aux autres localisations tuber-

culeuses. — La tuberculose annexielle est une localisation relativement fréquente parmi toutes les autres : LOVE PCR ET STRESS 3 pour 1000 METIERS SES Re RUE 5 — Berkelee een AR NS — DIODES RU CRT TER NIERRe 20 —

(1) XXI° Congrès de Gyn. et Gbst. Trieste, 9:11 oct. 1921.

()Sur-32 observ ations de femmes opérées set Che lose génitale, — Th. Paris 1920. #

(3) In Th. Martin. ÉCANEN EeR

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