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Il ne semble donc pas exagéré de dire que la tuber- <ulose annexielle est une fois sur cent la localisation de la tuberculose chez la femme. Il faut tenir compte Cependant que parfois les tuberculoses sont associées : péritonéales, pulmonaires, annexielles.
Fréquence chez les tuberculeuses pulmonaires. — Nous donnerons d’abord les chiffres trouvés aux autopsies. Ils sont beaucoup moindres soit que dans les Services de Gynécologie la tuberculose pulmonaire non évolutrice n'ait pas été décelée, soit que dans les services de tuberculeux pulmonaires les troubles de la localisation annexielle soient mis sur le compte de la localisation pulmonaire.
Voici les nombres des cas de localisation annexielle trouvés chez les femmes décédées de tuberculose pulmonaire.
D'abord ceux des anciens auteurs :
CONIÉRME =, SLI TA es seche OUEN RE et ne ele A PA RS (0 AP PR PR RS ne 2% puis ceux, plus récents, et plus considérables : BÉPROlO UE trs rer nee 1,8496 PNG Eee EN Enr aoerage pce 12,519
‘(172 sur 1360 autopsies) jusqu'aux chiffres extrêmes de :
À OO Re en ie Gr nee tars SOC Pneus TN SENTE PARLES DURS D'après Kasemer (2), qui pourtant n’a pas rencontré -une proportion aussi grande, ces derniers chiffres doivent être exacts, étant donné le soin avec lequel les auteurs ont recherché les lésions génitales ; il est bon
= ; ' É, 2 (1) In Journal des Connaissances Médicales. 1888. 2) Cité par Greenberg.
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d'ajouter que beaucoup des lésions signalées ne sont pas des lésions en évolution, mais cicatrisées.
Si au contraire on recherche dans les Services de tuberculeuses pulmonaires cette fréquence des lésions annexielles signalées dans les observations, on en trouve infiniment moins. [attention du médecin n'est pas attirée der ce côté, les troubles menstuels sont mis sur le compte du mauvais état général, et l'examen gynécologie" n'est pas pratiqué. C'est ce qui explique cette rareté relative.
Fréquence de la tuberculose pulmonaire associée à la tuberculose annexielle. — C'est là une question capitale. Si les malades atteintes de salpingo-ovarite tuberculeuse présentaient par ailleurs des lésions graves des poumons, l'utilité d'une opération gynécologique deviendrait tout à fait discutable.
Or il n’en est rien ; dans toutes les observations recueillies par nous, nous ne trouvons aucune lésion grave des poumons, aucun Cas d'examen positif des crachats. Dans 2 cas sur 76, on signale des signes de probabilité de tuberculose des somnrets, se traduisant à l’auscultation par des signes d'induration et aux rayons X par une diminution de transparence.
Cette absence de lésion pulmonaire légitime l’intervention chirurgicale.
L’annexite tuberculeuse fait partie de la classe des tuberculoses chirurgicales ou localisées. Pour guérir Pindividu de la tuberculose, il suffit d'intervenir à temps, avant que la tuberculose n'ait franchi l'étape génitale pour s'étendre aux poumons ou dans un autre organe.
Fréquence par rapport aux autres annexites. — C'est là un, des points les plus intéressants. S'il se précise
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actuellement, grâce aux dernières statistiques publiées, il n'en à pas moins été longtemps un des plus controversés.
Ceci tient à la difficulté de reconnaître la nature tuberculeuse d'une salpingite d'aspect banal. Seul l’examen de laboratoire attentif permet d'affirmer le diagnostic.
La seule méthode qui donne la certitude et permette de reconnaître la fréquence de cette lésion est l'examen minutieux au laboratoire de toutes les annexes enlevées : suspectes et non suspectes. C'est là un gros travail difficile à réaliser.
Les auteurs relativement anciens ont généralement donné des chiffres très bas : 2 à 3 % du total des annexites. En 1920, Remilly donne encore le chiffre de 3,5 %, mais en faisant toutes réserves.
Les statistiques récentes sont en effet beaucoup plus élevées et, nous voyons le D' Douay (1) fixer récemment cette proportion « sans hésitation à 12 % ». |
Voici nos chiffres : ,
Pour un total de 740 annexites opérées de 1920 à 1925, nous en notons 76 comme bacillaires, soit une proportion globale de 10,2 %.
Voici les chiffres détaillés :
En 1920 : 14 pour 132 annexites opérées....... 10,6 En 1921 : 10 pour 140 annexites opérées....... 1%
En 1922 : 21 pour 165 annexites opérées....... 12-7206 En 1923 : 12 pour 110 annexites opérées....... 10,9 % En 1924 : 10 pour 109 annexites opérées....... 9,1 %
En 1925 (Sept.) : 9 pour 83 annexites opérées.. 10,8 %
(1) Cours supérieur de Perfectionnement du Dr Douay, chef des travaux gynécologiques à l'Hôpital Broca. 2° fascicule, p. 78. — Chabrine, édit., 2, place de l'Eglise, Rueil.
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On remarquera notre forte proportion de 1922, 12,7 %. A cela nous n'avons trouvé comme raisons valables que l'intérêt spécial que porta à la question, cette annéelà, le D' Douay, qui envoya au laboratoire toutes les pièces suspectes et la complaisance de M. le P° Champy qui voulut bien les analyser. Il est probable qu'un certain nombre n'ont pas été notées comme salpingite tuberculeuse par défaut d'examen histologique. Cette considération autorise la proportion donnée par le Docteur Douay.
La statistique de Greenberg, 223 sur 2.959 annexites opérées, donne 7,5 % et il conclut « qu'au moins une annexite enlevée sur 13 était tuberculeuse ».
Le normand et Moulonguet (1), 10 sur 257, soit 6 %.
Voici quelques autres chiffres d'auteurs étrangers
Hardong (2), 109 sur 1001 annexites opérées : 10,9 %
Lalhart, 11, 5 %
Meuge, 10 %
Hegar, 10 %
Il est évidemment une autre catégorie encore beaucoup plus intéressante de statistiques. Ce sont celles des auteurs ayant fait analyser toutes les annexes enle-
vées. Malheureusement, comme nous l'avons laissé pré
voir, ils sont peu nombreux ceux qui ont osé demander tel travail à leurs collaborateurs chargés des examens anatomo-pathologiques.
Voici quelques chiffres Peurose et Beyea, 9-cas sur 65..:..,.....: 13,8 % Kaarsberg (de Copenhague), 28 sur 189... 9,6 % Lenormand et Moulonguet (1), qui de février 1919 à novembre 1920, ont fait analyser « sinon toutes, du
(1) (2) Bull. of. John Hopk. Hôpital.
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