‹ Contribution à l'étude de la tuberculose chirurgicale sénile et de ses localisations ostéo-articulairesChapitre 3 sur 10 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Avant d’aborder l’étiide de la tuberculose chirurgicale sénile, il nous paraît indiqué de délinir la tuberculose chirurgicale elle-même et de signaler les principaux caractères qui permettent de la différencier de la tuberculose médicale.

Ces deux termes, depuis que la découverte du bacille de Koch est venue confirmer la théorie unitaire de Villemain, ne sauraient pathogéniquement se séparer. Comme le dit si bien leprofesseur Lannelongue, « aucun caractère absolu ne peut être aujourd’hui tiré de la nature, delà forme ou du siège de la lésion, pour séparer la tuberculose chirurgicale delà tuberculose médicale. La lésion fondamentale, le tubercule, se retrouve dans les deux cas avec les mêmes aspects et les mêmes variétés ; la localisation du mal, soit au point de vue topographique, soit au point de vue organique, ne nous donne pas non plus le critérium que nous cherchons ». Certaines manifestations, certaines formes d’adénites, d’abcès, d’arthrites aiguës traduisant une localisation d’une infection générale à marche rapide i*entrent plutôt dans le domaine du médecin et des manifestations viscérales telles que les lésions des organes génito urinaires, longtemps considérées comme inopérables*, nécessitent souvent aujourd’hui une intervention chii’urgicale.

La distinction, si elle existe, ne saurait être tirée que de la localisation du mal, de sa limitation, de l’état général du sujet et non de la nature même des lésions. Ces divers facteurs réunis permettent seuls de poser les indications opératoires et, par suite, de légitimer, la séparation des deux formes de tuberculose. Nous classerons donc dans le domaine de la tuberculose chirurgicale toute affection de cette nature qui nécessite l’intervention du chirurgien.

Cette délimitation une fois faite, il est permis de se demander si elle se présente dans toutes ses manifestations avec les mêmes caractères chez l'enfant, chez l’adulte et chez le vieillaixl, ou s'il est possible d’isoler pour chacun d’eux une forme spéciale à évolution distincte. 11 est certain que ces diverses formes se tiennent par trop de points essentiels pour permettre une délimitation bien nette de ce qui appartient en propre à chacune d’elles. Cependant il nous a paru intéressant de grouper dans un travail d’ensemble l’étude de son étiologie, de ses localisations j)référées, des particularités de son évolution, de son processus pathologique, de ses associations chez le vieillard.

C’est M. le professeur Forgue qui nous a inspiré l’idée de ce modeste travail. Nous ne saurions trop le remercier des conseils qu’il nous a ])rodigués, de la bienveillance avec laquelle il nous a toujours accueilli dans son service et du grand honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.

Nous ne nous dissimulons pas la difficulté de notre tâche. Nos conclusions sont basées sur un nombre d’observations trop restreint et notre expérience personnelle est trop limitée pour nous [)ermetti*e de produire des affirmations délinitives. On voudi*a bien, d’autre pari.

nous tenir compte du petit nombre de matérieux mis à notre disposition, de leur rareté et surtout de leur dissémination très grande dans la littérature médicale, enfin des conditions parliculières dans lesquelles noti'e travail s’est poursuivi, pour le juger avec indulgence, malgré ses lacunes et ses im[)erfections.

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