‹ Contribution à l'étude de la tuberculose chirurgicale sénile et de ses localisations ostéo-articulairesChapitre 9 sur 10 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

La luberciiiose sénile est une alTectioii (Véqiienle dans ses inaiiifeslations ehiiairgieales. En coniplétanl Tune par l’anlre les statisti(pies (pu précisent ses diverses loealisalions, on la relève dans pins de 10 pour 100 des cas. C.e chilTre nous paraît cepcnidant tro|) élevé pour qu’on [)uisse rappli(]ner à la généralité des laits observés ; les causes de son exagération sont dues à la catégorie des j)ersonnes examinées.

Les diverses localisations de la maladie se succèdent dans Tordre suivant: tuberculose osseuse et ostéo-articulaire (5,01 pour 100) ; tul>erculose ganglionnaire (3,098 pour 100) ; tui)erculos(' cutanée (1,55 pour 100) ; tuberculose génitale (0,75 pour 100) ; tuberculose péritonéale (0,25 pour 100).

Parmi ces manirestations, les lésions ostéo-articulaires sont de beaucoup les plus importantes au point de vue du j)ronostic et au point de vue du traitement. Elles ari’ectent, par ordre de IVéquence, les cotes, Tarticuiation tibio-tarsienne, le genou, le sternum, le poignet, le coude, la main, etc.

I.a maladie est le plus souvent primitive ; dans le cinquiènu' des cas, il (‘s( cependant possible d(‘ i*etrouver les traces d’une nianitestation tub(u*culeuse i»amzlionnaire

ou auti'c siii*veime dans la jeunesse. Ouaud il (‘xisU‘ des lésions ])ulinonaires à eôlé d’nne anli*(‘ aiïeellon localisée de même nature, il est souveni dirticile d’élal)lir loin* raj)|)orl de subordination.

Les antres causes éliologiques soûl les mêmes (jue dans la tuberculose pulmonaire ; il laid accorder au traumalisme uu(‘ certaine intluence sur la localisation.

La marche de la maladie esl ordinairement lenle ; mais, eu raison de sa tendance à la généralisalion, il faid loujonrs réserver le pronostic, dernier doit être aussi subordonné à la nature et à la localisation de la lésion., à l’état général du sujet, au choix de F intervention, etc.

Le traitement conservateur ne donne que de médiocres résultats chez les vieillards. Ouaud il s'est une première fois montré .insuffisant, il Faut, sans trop tarder, recourir an traitement radical, tontes les fois (pie la chose est possible. Pour les membres, c’est l’amputation cpii est la méthode de choix, à condition que le malade soit eu état de supjiorterle shock opératoire.

L’intervention est indiquée même quand il existe des lésions pulmonaires assez étendues, et le clinicien est seul juge de son opportunité.

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