‹ Contribution à l'étude de la tuberculose chirurgicale sénile et de ses localisations ostéo-articulairesChapitre 8 sur 10 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Nous nous occuperons surtout, dans l’étude du traitement, de la conduite à tenir dans les cas de tuberculose osseuse ou articulaire, les autres lésions, ganglionnaires, cutanées ou génitales, donnant lieu chez le vieillard à très peu de considérations et nécessitant la même intervention que chez l’enfant.

La lésion en un point déterminé étant considérée très souvent, sinon toujours, comme l’expression locale d’une maladie générale, on s est demandé avec raison si l’intervention opératoire était dans ces conditions indiquée, ou s’il ne valait pas mieux s’en tenir à une expectation prudente et se contenter du traitement général. L’abstention n’est-elle pas, à plus forte raison, commandée quand le malade est déjà atteint d’une redoutable complication pulmonaire ?

Presque tous les auteurs conseillent cependant l’intervention dans le premier cas : « H faut se souvenir, dit Moret, que si le bacille existe ailleurs, il y est à l’état latent et ne provoque pas de troubles appréciables, tandis qu’au niveau de la lésion, il a acquis, sous une influence encore inconnue, une virulence plus grande » ; si, de plus, on attend l’ouverture spontanée de l’abcès, la plaie s’infectera presque fatalement par des associations

inicrobieniies |)i*odiiites à son nivt'an. Une siijjj)uratîoii interminable, due le plus souvent au staphylocoque, s’ensuivra, le bacille de Koch passera au second plan, et le malade sera emporté par cette nouvelle cause d’épuisement. Il est donc indiqué d’attaquer le mal localement.

L’abstention a cependant ses défenseurs quand il existe en même temps des lésions pulmonaires étendues. Thiéry note parfois des désastres à côté de certains cas heureux ; Géraert signale une aggravai ion dans 10 pour 100 des cas.

Schwartz a 200 bons résultats sur 205 interventions.

Mollière (de Lyon), Le Dentu, Routier sont pour l’intervention : (( Si l’on songe aux souffrances sans cesse renouvelées, aux accidents fébriles qu’éprouvent les tuberculeux dans quelques formes d’ostéo-arthrites, on comprendra, dit Ollier, tous les secours qu’une opération faite à point peut lui rendre ». Cette opinion d’Ollier nous permet de conclure que l’opération est indiquée toutes les fois que le malade semble en état de supporter le shock opératoire; même quand elle n’amène pas une guérison définitive, elle soulage momentanément les souffrances du tuberculeux. Le sens clinique du chirurgien lui permettra d’ailleurs, mieux que toutes les règles, de juger le l’opportunité de l’intervention.

Cette opportunité étant admise dans la grande majorité des cas, quels procédés faudra-t-il mettre en œuvre pour obtenir la guérison ?

Nombreux sont les traitements proposés, depuis l’incision simple jusqu’à l’amputation, quand elle est possible. Leur choix devant toujours être subordonné aux résultats obtenus, nous avons relevé dans nos observations, empruntées pour la plupart à la thèse de Moret, le |)i*océdé

opératoire suivi, et nous l’avons mis en regard de la localisation du mal et des résultats observés.

Voici cette répartition :

6 interventions pour tuberculose costale : 6 curetages, 2 résections partielles décotes;... 5 fistules, 1 guérison.

12 interventions pour tuberculose du pied et de l’articulation tibio-tarsienne : 3 incisions d’abcès,... 3 fistules; — 5 amputations de jambe, 4 guérisons; une récidive dans le moignon, une fistule; — 1 excision de l’astragale avec l'ésection des malléoles, 1 guérison ; — 3 résections de métatarsiens avec curetage, 3 guérisons.

6 interventions pour tuberculose du genou : 3 arthrectomies, 1 guérison, 2 récidives ayant nécessité l’amputation de la cuisse; — 3 amputations de la cuisse : 2 guérisons, 1 mort par tuberculose pulmonaire.

4 interventions pour tuberculose du sternum ; 4 incisions suivies de grattage,! guérison définitive, 2 guérisons incomplètes, 2 fistules.

2 interventions pour tuberculose du tibia : 1 curetage suivi de cautérisation au chlorure de zinc, puis de résection partielle, une fistule ; 1 curetage simple: 1 fistule.

2 interventions pour tuberculose vertébrale ; 1 incision d’abcès, 1 fistule ; — 1 ponction suivie d’injection d’éther iodoformé tous les six jours, 1 fistule.

3 interventions pour tuberculose du coude : 1 résection, 1 fistule; — 2 curetages, 2 fistules.

1 intervention pour tuberculose de l’épaule : 1 résection, 1 fistule.

5 interventions pour tuberculose du poignet: 1 résection, 1 récidive ; — 3 amputations de l’avant-bras, 3 guérisons ; — 1 désarticulation du poignet, 1 guérison.

1 intervention pour tuberculose du cubitus ; grattage. M O r t P a r t u b e r c u 1 o s e [ ) u 1 m o n a i r e .

^2 iiilerveiilions pour tuberculose de l’oiuo[)lale : 1 incision suivie de grattage, 1 lislule; — 1 incision, puis résection d’une partie de l’omoplate, 1 guérison.

2 interventions pour tuberculose de la clavicule: 2 incisions avec curetage, cautérisation, 2 fistules.

1 intervention pour carie tuberculeuse du sacrum : réseclion du coccyx et d’une jjartie du sacrum, 1 tistule.

On voit, d’après ce relevé, combien la guérison est rare chez le vieillard après les opérations conservatrices.

Sur 19 curetages on a

— 11 amputations

— 8 résections

' - 3 arthrectomies

— 1 désarticulation

— 5 incisions d’abcès

obtenu 2 guérisons

Total - 47 interventions

On trouve cependant d’assez nombreuses observations de guérison après curetage, cautérisation au chlorure de zinc, injection d’éther iodoformé, de naphtol camphré, etc., et il n’est pas permis de négliger ce traitement, surtout au début. Ce sera d’ailleurs à peu près le seul dans les affections thoraciques, les résections costales ne donnant que de médiocres résultats chez les vieillards. Mais, en général, il est insuffisant et il faudra sans trop tarder se résoudre à intervenir radicalement toutes les fois que la chose est possible, pour ne pas faire courir au malade les risques d’une infection générale et d’une cachexie progressive.

Si nous nous en l’apportons aux résultats obtenus, le |)rocédé de choix nous semble devoir être l’amputation.

C’est aussi l’opinion d’Ollier, à laquelle nous souscrivons pleinement :

« Les amputations sont supérieures en principe aux résections; elles suppriment d’un coup des foyers apparents d’infection, laissent une plaie nette qui peut se réunir immédiatement et plus rapidement qu’une plaie de résection. Aussi, lorsqu’il s’agit de supprimer une suppuration articulaire sur un sujet débilité par une longue suppuration et par un séjour au lit, doit-on amputer. Il faut soustraire le plus tôt possible le malade aux causes de débilitation qui préparent le terrain pour de nouvelles manifestations tuberculeuses. »

La résection ne semble pas donner de bons résultats, surtout si les lésions sont trop avancées, et Polaillon conseille l’amputation « toutes les fois qu’on a affaire à un malade affaibli, sous le coup d’une tuberculose pulmonaire commençante, et qu’il s’agit d’obtenir un rétablissement rapide ». Vigerie, Le Dentu, Thiéry, Marsh sont du même avis.

En résumé, le traitement, conservateur chez l’enfant, doit être radical chez le vieillard , dans les affections ostéo-articulaires des membres; parmi toutes les interventions, c’est à l’amputation qu’il faut donner la préférence, et il est indiqué d’y recourir sans retard quand les moyens conservateurs se sont montrés insuffisants.

Quel que soit le procédé choisi, le traitement général viendra toujours compléter très utilement le traitement local. (( Il faut mettre l’économie dans les conditions de résistance les meilleures pour éviter l’extension du mal, pour obtenir la réparation la plus sûre et la plus brève, pour échapper enfin à une nouvelle atteinte. » (Lannelongue). On y arrivera par la prescription de l’hygiène la plus exacte , de la nourriture la plus substantielle, de

l’aération la plus complète. On* ne possède pas encore malheureusement le spécifique permettant d’attaquer le mal dans son principe même. Bien que les résultats annoncés n’aient pas répondu h noire attente, qu’il nous soit cependant permis, en terminant, d’affirmer notre foi dans la thérapeutique de l’avenir. Le jour où elle ne sera plus une chimère, ipiand, grâce à elle, le paria d’aujourd’hui aura recomjuis ses droits à la vie et sa place au soleil, que le chemin des nobles aspirations ne se fermera plus devant ce pauvre cœur qui saigne, et qu’il lui sera permis sans crime d’affirmer lui aussi son idéal, ce jour-là, la science, tant de fois invoquée en vain, aura mis son meilleur secret au service de l’humanité.

Observation Première

(Personnelle)

X..., 70 ans, est entré à l’hôpital Suburbain de Montpellier, dans le service de M. le professeur For^ue, le 16 janvier 1903.

Le malade a exercé pendant longtemps le métier de çorroyeur; puis il a été successivement cafetier et, enfin, propriétaire d’une campagne qu’il exploite depuis bientôt dix ans.

On ne relève rien dans ses antécédents héréditaires : son père est mort à 80 ans, sa mère vers l’âge de 70 ans ; ils n’ont jamais présenté à sa connaissance de manifestations tuberculeuses. Lui-même n’accuse aucune maladie antérieure à ces trois dernières années. Pas de traces de scrofule dans son enfance. De son mariage, il a eu quatre enfants : trois sont morts, les deux premiers en bas âge, de convulsions ; le troisième à l’étranger, d’une maladie indéterminée ; enfin, le quatrième, âgé de 25 ans, se porte bien.

Pas de syphilis ; pas d’excès alcooliques.

Le malade raconte que depuis deux ou trois ans il s’enrhume facilement, surtout l’hiver. Sa première bronchite remonte à l’année 1900 ; il a été pris à cette époque de toux quinteuse bientôt suivie d’une expectoration mucopurulente assez abondante, et ne s’est jamais bien rétabli depuis lors. L’année dernière, au mois de novembre, il a craché un peu de sang.

Il y a deux ans, c’esi-à-dire environ un an après le début de sa maladie, il a remarqué une petite grosseur qui s’était produite dans la région postéro-interne du coude droit, au niveau du bec de l’olécràne. Cette tumeur, du volume d’un petit pois, était dure, indolore, et roulait sous le doigt. La peau avait conservé sa coloration normale. Les mouvements de l’articulation du coude, d’abord indolores, ont cessé de l’être quand une autre grosseur fluctuante est venue s’ajouter à la précédente, à la région de l’avantbras. Finalement notre homme, dont tout mouvement d’extension, de flexion ou de supination était devenu impossible, s’est décidé à entrer h rhôpital.

Son état général n’est pas très brillant ; il se plaint d’une toux très forte qui le prend par quintes et l’empêche de dormir ; sueurs nocturnes, douleurs intercostales, amaigrissement considérable. Légère dépression des creux sus-claviculaires ; exagération des vibrations thoraciques à droite ; du même côté, matité au sommet en avant, et sur toute la hauteur du poumon en arrière : craquements humides au sommet droit ; frottements pleuraux non influencés par la toux à la base droite. Souffle rude expiratoire et emphysème du poumon gauche.

Le malade est porteur, au niveau du coude droit, d’un volumineux abcès fluctuant qui déforme toute la région ; la peau est légèrement rouge et amincie ; les mouvements sont très douloureux. On porte le diagnostic d’abcès froid, et on pratique le 22 janvier une large incision à la partie interne delà région du coude. Ecoulement d’une quantité considérable de |)us grumeleux, curetage de la poche ; on arrive sur le cartilage articulaire qui semble être le point de départ de la lésion.

Drainage, pansement aseptique. Le malade quitte

rhôpital quinze jours après Topération, amélioré, mais non encore guéri.

Observation II

(Recueillie dans le service de M. le Professeur Forgue.)

Due à l'obligeance de M. le docteur Abadie, chef de clinique.

Tuberculose du coude. Adénite tuberculeuse de Taisselle, sus-claviculaire, cervicale. Ablation du jiaquet axillaire. Résection du coude.

Renou Armand, 59 ans, mineur, est entré le 12 janvier 1903 à rhôpital Suburbain de Montpellier, salle Delpech, n” 32, dans le service de M. le Professeur Forgue.

Pas d’antécédents héréditaires, ni personnels. Il y a trois ans, le malade fait une chute dans un escalier et tombe sur le coude et le bras gauches. Un an après, il ressent des douleurs dans le coude du même côté ; les mouvements de l’articulation deviennent difficiles et de ]dus en plus limités ; le bras se tuméfie.

Le malade est vu à Toulouse, il y a un an, par un chirurgien qui porte le diagnostic d’ostéo-sarcome et propose l’amputation du bras, refusée.

Des masses ganglionnaires se développent dans l’aisselle. De temps en teinj^s gonflements fugaces des genoux, mis sur le compte du rhumatisme.

A son entrée à l’hôpital, on note nue atrophie assez considérable du bras gauche ; l'avant-bras est un peu œdématié. Le coude est globuleux, avec des veinosités apparentes ; il présente une tuméfaction ovoïde à la face interne du bras, et une autre en avant et en dehors.

Fluctuation, élévation de température marquée ait ni-

veau du coude ; les mouveiueiits de raldiculatiou sont très limités et très douloureux.

Ou trouve un gros paquet ganglionnaire dans l’aisselle ; un gros ganglion sous-claviculaire, une traînée ganglionnaire cervicale gauche.

L’auscultation des poumons révèle de la pleiirite aux deux bases et des sous-crépitants dans tout le poumon gauche.

M. le Professeur Forgue poi*te le diagnostic d’ostéoarthrite tuberculeuse du coude avec abcès froid para-articulaire interne, non communiquant avec l’articulation.

L’opération est pratiquée le 22 janvier 1903, après anesthésie à l’éther.

Dans un premier tem))s, incision axillaire sur la masse ganglionnaire ; ablation en masse ; les ganglions vont jusqu’à l’angle supérieur du creux axillaire, sous la clavicule, et sont accolés à la veine axillaire.

On pratique ensuite une incision médiane postérieure au niveau du coude. L’olécràne est dans un état de carie très avancé ; l’onverture laisse, couler en abondance du pus séreux mélangé à une quantité considérable de dépôts 1 ) 1 a n c h à t r e s , fibrineux.

Dénudation de l’olécràne, du radius et de l’humérus. Résection des deux extrémités des os de l’avant-bras par un trait de scie passant environ à 1 cm. 1/2 au-dessous de la cupule radiale et à 3 cm. environ de l’extrémité inférieure de l’humérus. Ces deux extrémités osseuses sont partiellement creusées par la carie.

Ouverture parmi coup de ciseaux en arrière de l’abcès IVoid interne para-articulaire. Le doigt, introduit dans la brèche d’arrière en avant, traverse la paroi antérieure de l’articulation et tombe dans une poche à travers laquelle passe en corde l’humérale bifurquée à son extrémité

inférieure. Coup de bistouri à la paroi aiitérieure pour [)asser un draiir antéro-postérieur.

Long drain en arrière, allant de l’abcès interne et supérieur à l’angle inférieur de la plaie.

Chalumeau; attouchements et frictions au naphtol. Fermeture, sauf à l’angle inférieur où se réunissent les deux drains. Pansement ; attelle postérieure.

30 janvier 1903. — Premier pansement : les di'ains ont peu donné ; on les enlève et on pratique une légère mobilisation. On replace le membre en extension sur une attelle postérieure.

28 février 1903. — Le malade va bien. La plaie donne très peu. L’état général est nettement amélioré.

Observation III

(Personnelle)

Recueillie clans le service de M. le jirofesseur Forgue.

Tuberculose vertébrale.

Femme, 54 ans, entrée à l’hôpital Suburbain de Montpellier le 25 février 1903. — Aucun antécédent héréditaire ; pas de traces de scrofule dans son enfance ; pas de pleurésie antérieure. Cinq enfants: deux sont morts en bas âge, le 3“" au service militaire d’une maladie indéterminée ; les deux derniers sont bien portants.

La malade, dont les renseignements sont très vagues, ne précise pas l’époque à laquelle elle a commencé à souffrir; néanmoins, elle raconte que, depuis quelques mois, les mouvements de flexion de la colonne vertébrale étaient douloureux, et qu’il lui fallait se tenir raide, c’est-à-dire qu’il lui était impossible de se courber pour ramasser un objet.

M. le [)i'oresseur Forgue. qui l’exaniiiie le 2f) février, constate dans la région dorsale un vokimineux abcès fluctuant s’étendant en hauteur de la fosse sus-épineuse droite à la 10® côte ; il ne dé[)asse i>as la crête des apophyses épineuses en dedans, et est limité par la ligne axillaire droite en dehors. L’omoplate est fortement déjeté à droite par la pression du liquide. Il existe en même temps une gibbosité à grande courbure, qui indique une cyphose de la colonne vertébrale, entre la 7® cervicale et les 5^ ou b® dorsales. L’exploration des parties sous-jacentes à la tumeur est difficile, en raison de la nappe liquide qui empêche d’arriver directement sur le plan thoracique. On ne détermine par la pression aucune douleur au niveau du scapulum. Les côtes paraissent saines, les mouvements s’exécutent facilement Mais la malade accuse une douleur très vive au niveau de la 2® vertèbre dorsale, qui semble être le point de départ de la lésion.

Les autres organes sont sains ; rien au poumon.

Après asepsie minutieuse de la région, M. le professeur Forgue pratique, au niveau de la partie inférieure de la tumeur, une ponction aspiratrice avec l’aspirateur de Potain. Évacuation d’une quantité considérable de pus, puis lavage de la poche à diverses reprises avec le mélange antiseptique suivant :

Eau distillée bouillie.

Sublimé

Résorcine.

Acide salicylique.

Phénosalyl.

1 litre.

0 gr. 15.

. 10 gr.

(Formule de M. Forgue)

Pan sein eut a septique .

Observation IV

(M.-H. Morestin. — Bulletin de la Société anaiomiqiie, 1900.)

Tumeur blanche du ^enou chez un vieillard arthritique.

X...cstentré le 15 mai à rhôjiital Saint-Louis. Isolement n° 24, dans le service de M. Richelot.

Son genou gauche / était malade depuis plus de six mois et il avait fait, au commencement de l’année, un séjour dans le st'rvice pour la même affection, que suivait déjà, dès le début, le docteur Audrey. Le début avait été lent et graduel, mais un léger traumatisme avait peutêtre imprimé aux lésions une évolution plus rapide. Le genou s’était tuméfié, et il était devenu impotent et très douloureux.

Aussi la marche était-elle très pénible.

D’abord, il n’y avait eu que de la claudication, mais finalement notre homme ne pouvait plus se déplacer sans bâton, puis sans béquilles.

Quand nous avons pu l’examiner, voici l’état dans lequel se trouvait le genou :

Très augmenté de volume, globuleux, il contrastait avec la cuisse amaigrie. La jambe était dans la demitlexion, et le malade ne pouvait l’étendre. Les mouvements provoqués, sans être rigoureusement impossibles, ne modifiaient que très peu cette attitude, et c’est à peine si l’on pouvait déplacer la jambe de quelques degrés. Pas de changement notable de coloration des téguments et pas de vascularisation anormale.

A la partie antéro-inférieure du genou, en dehors du tendon rotulien, une fistule résultant d’un abcès qui, par

la volonté du inalad(5, avait été traité par les cataplasmes et s’était ouvert spontanément.

Un stylet, introduit dans le trajet, s’enfoncait à 2 ou ?) centimètres dans une direction ascendante sans donner d’autre indication.

L’oritice, habituellement couvert d’une croûtelle, n’était pas fongueux et n’émettait qu’une minime quantité de pus.

A la palpation, toute cette masse présentait une consistance généralement ferme, presque dure à sa partie supérieure. La tuméfaction, quoique répartie surtout le genou, semblait prédominer dans la partie sus-rotulienne, et dessinait par un relief les limites du cul-de-sac soustricipital. Cette consistance n’était pas uniforme, et, en dehors de la rotule, on trouvait de la fluctuation dans une certaine étendue. Cette exploration était, d’ailleurs, peu douloureuse. 11 était difficile de se prononcer sur l’intégrité du squelette.

On ne trouvait pas de point où la vive douleur, localisée, déterminée instantanément par la pi*ession, indiquât une altération du tibia, du fémur onde la rotule. Mais l’empàtement sus-rotulien, plaqué contre le fémur, couvrant sa face antérieure et ses parties latérales dans sa partie inférieure, n’en pouvait être séparé, et il y avait lieu d’hésiter sur ce qui revenait dans cette tumeur à l’os, à la synoviale, au tissu cellulaire sous-synovial.

Quelques ganglions légèrement augmentés de volume, occupaient le triangle de Scarpa.

L’état général était franchement mauvais : teint jaunâtre, terreux, faiblesse générale, amaigrissement rapide. Cependant, cet homme, fortement charpenté, avait dii être robuste. Avant d’être concierge, il avait été, pendant vingt-cin({ ans, employé d(^ cliemin de fer, s(‘ livrant à un travail très rude.

11. tousse heaiicoup, et la toux sèche, brève, est rarement suivie (rexpectoratioii ; rauscultatiou lait reconnaître deux sommets douteux, mais rien de bien positil. Aucun antécédent utile pour le diagnostic ne peut être relevé ni chez cet individu lui-même, ni dans sa famille.

On pouvait ici songer h un sarcome, et ce diagnostic fut porté par plusieurs de ceux qui examinèrent le malade, à cause du volume du genou, de la consistance de la tuméfaction, de la manière dont elle entourait le fémur et faisait corps avec lui. La partie suppurante n’apportait aucun élément de diagnostic. C’était le vestige d’un abcès superficiel, non caractéristique, d’un abcès mal traité et n’ayant pas guéri par cette unique raison.

. Il fallut jusqu’au bout faire quelques réserves pour ce diagnostic.

Le volume du genou et le mauvais état général empêchaient de songer sérieusement aux arthropathies rhumatismale^ goutteuse, sèche, etc. ; il eût fallu admettre la coïncidence de quelque lésion interne cachectisant le malade d’une manière indépendante de l’affection articulaire. On pensa au diabète ; mais l’urine, examinée à plusieurs reprises, ne contenait pas de sucre.

Il était de toute logique de rapprocher le mauvais état général et la maladie de la jointure. Ces deux choses n’étaient évidemment pas parallèles, mais déjjendantes l’ime de l’aulre.

Or, tumeur maligne, arthrite tuberculeuse étaient, dans le cas particulier, les seules lésions chroniques susceptibles d’affecter à ce point l’économie tout entière. Il nous parut probable qu’il s’agissait d’une forme anormale de tumeur blanche, non d’un sarcome, j)oui* plusieurs raisons.

L’articulation [)araissait prise dans toute son étendue.

el si les lésions semblaient prédominantes dans sa partie lemorale, ce lait n’est ni rare ni surprenant.

Le creux poplité était souple et la palpation ne révélait rien d’anormal.

De cette exploration négative, on ne peut ])as rigoureusement conclure qu’il n’y a rien ; mais un sarcome qui ferait en avant une pareille saillie, eût sans doute envoyé aussi (juelque prolongement en arrière. En aucun point on ne déterminait la crépitation papyracée, qu’on observe dans les tumeurs qui ont pris naissance dans l’intérieur de l’os. 11 n’y avait point de vascularisation superticielle, la région Iluctuante répondait h une ])artie de la synoviale. Dans les sarcomes, les zones fluctuantes sont en général au niveau des portions les plus saillantes. Ils sont fréquemment bosselés. Ici point de bosselures, mais une surface régulière et lisse.

Enfin le soupçon de tuberculose pulmonaire était encore un appoint sérieux.

Mais ce n’était certes pas une des variétés vulgaires de la tuberculose articulaire. C’était une forme plastique.

Cet homme était, au fond, un arthritique; son autre genou présentait quelques craquements; il était possible que sur ce terrain la tuberculose eût pris une allure spéciale.

L’âge du sujet était une condition très défavorable au succès d’une résection. D’autre part, cet homme était très affaibli, cachectique, il importait de le guérir vite; il n’eût pas résisté aux trois mois d’hôpital que nécessite pour le moins une résection. On lui avait mis lcrs de son premier séjour à Saint-Louis, un appareil plâtré qui l’avait soulagé. On avait aussi fait de la compression, mais sans résultat appréciable. Aussi je n’hésitai j)oint à lui proposer l’amputation. L’opération a eu lieu le 21 mai, le

malade ayant été préparé par des injections quotidiennes de sérum, qui le remontèrent assez pour diminuer les craintes réelles que son état misérable nous inspirait au sujet des suites de l’intervention.

L’amputation fut pratiquée à la partie moyenne, à deux lambeaux, antérieur et postérieur ; les choses se passèrent très simplement; l’opération avait été courte et régulière et s’était effectuée sans perte de sang. Les suites furent des plus heureuses : les fils superficiels ont été enlevés le septième jour et les profonds le onzième. La réunion primitive complète a été obtenue et l’opéré, actuellement guéri, attend le prochain convoi pour Vincennes. Ces quelques jours ont suffi pour amener déjà un changement considérable dans l’état général. L’appétit est revenu et le faciès devient meilleur.

C’est bien la preuve que la lésion du genou était la cause première de la déchéance de l’organisme, puisqu’une fois débarrassé de son membre, le malade retrouve son appétit et se transforme à vue d’œil.

L’examen de l’articulation montre que les lésions sont surtout synoviales et péri-synoviales. La cavité articulaire contenait une petite quantité de liquide louche, très légèrement sanguinolent. Il y en avait à peu près deux cuillerées à café.

La surface interne de la synoviale est couverte de fongosités formant une couche épaisse, La synoviale est entourée de tissu lardacé et l’intiltration s’étend jusqu’au périoste. Dans cette zone aussi bien que dans l’épaisseur de la synoviale on observe çà et là quelques petits points blanc-jaunâtres ayant l’apparence de follicules tuberculeux.

Les surfaces articulaires sont altérées au niveau du condyle interne du fémur et de la partie correspondante

du tibia. Le ménisque interne a j)res(|ue complètement disparu, il n’en reste que la [)artie toute voisine de l’épine libiale. Le condyle interne du fémur est, sur sa partie articulaire, dépouillé de cartilage et l’os, mis à nu, présente des crêtes et des sillons parallèles antéro-postérieurs. Le plateau tibial offre un aspect analogue ; ses sillons reçoivent les crêtes qui font saillie sur le condyle et ses crêtes s’enfoncent dans les rainures creusées sur le fémur. La face postérieure de la rotule est, dans une partie de son étendue, dépouillée du cartilage, l’os dénudé est lisse, brillant et répond à une surface de IVottement analogue développée à la partie antérosupérieure du condyle externe.

Observation V"

(Résumée. — Bourdelais).

Arthrite fongueuse du pied droit.

Marie L..., 74 ans, femme de ménage. Ni scrofule, ni sy|)hilis dans ses antécédents. Six enfants ; une fille morte phtisique à *27 ans. Chagrins, misère dans les dernières années. Il y a un an, douleurs très violentes dans la partie postérieure du talon droit. Gonflement, i*ougeur de la peau ; apparition d’une collection purulente qui s’ouvre spontanément au dehors, sur le bord externe du tendon (rNd^illc. Contre-ouverture au bistouri sur le bord interne, évacuation complète du pus ; guérison. Récidive au bout de quelque temps. La malade |)résente, un peu audessous et en avant de la malléole interne, une tistule qui conduit sur l’articulation astragalo-calcanéenne. Empâtement douloureux autour de l’oritici', coloration rouge des téguments. Tuméfaction notable entre la malléole intei’iie

et les tendons extenseurs ; fausse finctuation due probablement à l’existence de masses fongueuses en ce point. La compression ouatée n’amène aucune amélioration.

Observation VI

(Résumée. — Bourdelais)

Amputation du poignet pour une tumeur blanche de cette région. — Tubercules de l’épididyme, du testicule, de la prostate, des uretères droits et d’une partie du rein droit. — Orchite du côté gauche.

M..., 57 ans, mégissier, sans antécédents héréditaires ni personnels ; pas de traces de scrofule dans le jeune âge. Amputé une première fois au tiers inférieur de l’avantbras, pour une tumeur blanche du poignet gauche ; à son entrée à l’hôpital, il accuse des troubles de la miction, des douleurs profondes dans la région du périnée, de l’incontinence d’urine. Etat cachectique, lièvre. A l’examen direct, constatation de tubercules dans répididyme, le testicule, la prostate ; il y a du pus dans les urines. Mort un mois après.

A l’autopsie, prostate augmentée de volume ; trois trajets fistuleux s’ouvrant dans la \essie conduisent dans des cavernes dont Tune peut contenir une grosse noix. Testicules infiltrés de nombreux tubercules ; les canaux déférents sont sains. Deux uretères conduisent au rein droit: l’im d’eux est littéralement farci de tubercules qui envahissent le bassinet correspondant et un certain nombre des calices qui y aboutissent; l’autre est moins atteint et dans sa |)artie inférieure seulement.

Les poumons présentent plusieui*s cavernes au sommet et de nombreux tubei’cules à tous les degrés d’évolution. Les autres organes sont sains.

Observation VII •

(Résumée. — Bourdelais)

Fongosités des gaines tendineuses des mains ; fongosités des articulations métacarpo-phalangiennes des deux derniers doigts, et tumeur blanche de l’articulation phalango-phalangienne du petit doigt de la main gauche. — Fongosités du testicule. — Dépôts phymiques dans le poumon.

Homme, (M ans, vannier. Entre à l’Hotel-Dieu le 28 mai 1876. Chancre mou et bubon suppuré à 25 ans ; pas de blennorrhagie. Excellente santé jusqu’à l’àge de G1 ans, époque à laquelle il perdit son fils âgé de 28 ans, perte dont il ressentit un violent chagrin. L’affection débute quelques mois après par l’index de la main droite et l’auriculaire de la main gauche. Les organes génitaux sont envahis secondairement, dix-huit mois après. A son entrée à l’hôpital, on note une déformation bosselée, fluctuante par places au niveau des deux premières phalanges de l’index droit ; les articulations métacarpo-phalangienne et phalango-phalangienne sont envahies. Infiltration plastique des gaines tendineuses des extenseurs du pouce et des deux derniers doigts. Amaigrissement ; signes de tuberculose pulmonaire.

Ablation du testicule gauche et amputation de l’annulaire du même côté. La plaie scrotale se ferme ; celle d’amputation se cicatrise. L’état général s’améliore.

Observation VIII

(Résumée. — Bourdelais)

Tumeur blanche de l’articulation tibio-tarsienne

Jacques G..., 72 ans, concierge. Pas d’antécédents. Attribue l’origine de son affection à un faux pas qu’il fit il y a deux ans. Ouverture spontanée d’un premier abcès du volume d’un œuf, situé au niveau de l’articulation tibiotarsienne. Apparition et incision de deuxnouvelles tumeurs de chaque côté des malléoles. Ecoulement considérable d’un pus mal lié. On sent l’os dénudé par l’exploration avec un stylet. Pansements ouatés ; amélioration avec persistance de deux trajets fistuleux sous-malléolaires.

Observation IX

(Résumée. — Bourdelais)

Tumeur blanche du pied droit ayant nécessité l’amputation ; lésions organiques du poumon.

Michel B..., 63 ans, maçon. Sans antécédents. Gonflement du pied, lésions de l’articulation du tarse et de l’articulation métatarso-phalangienne du gros orteil. Infiltration des. tissus environnants. Amputation sus-malléolaire ; guérison incomplète ; reproduction de fongosités dans le moignon. Aggravation de l’état général. Tout indique une fin prochaine.

Observation X

(Kcsiiniée. — Bourdelaisj

Tiinieur blanche sLerno-cIaviculaire gauche. — Abcès par congeslion occupant toute l'épaisseur des i)ectoraux. — Cancer de l'estomac.

Marie A..., G8 ans. Sans antécédents ; présente à la région inainniaire gaiiche et dans toute Tétendiie dn grand pectoral une tnmélaction fliictnante, dont le début remonte à cinq on six mois. Pas de changement de coloration de la peau. Au niveau de rarticulation sterno-elaviculaire du même côté, saillie fluctuante, jjaraissant complètement isolée de la tumeur principale. Trois évacuations successives du pus par })onction n’amènent pas la guérison. Mort quelque temps après.

Autopsie : altérations ])rofondes du sternum et de la clavicule : les deux foyers communiijuent. On constate l’existence d’un cancer occupant la petite courbure de l’estomac.

Observation XI

'Résumée. — Bourdelais)

Tumeur blanche du pied droit ayant nécessité l'amputation. — Tumeur blanche du pied gauche.

Marie B. 7^ ans, couturière. Fluxion de poitrine à lage de K) ans. Amputation de la jambe droite au tiers inférieur, il y a neuf ans, ])our une carie des os du pied. Guérison.

Cinq ans après, à l’àge de 74 ans, douleur très vive au

niveau de l’exlréiniLé postérieure du ])reniier métatarsien ganelie, puis formation d’un abcès qui s’est ouvert spontanément. A l’examen, on constate au niveau de l’articulation cunéo-scaphoïdienne un trajet fistuleux ; l'exploration avec un stylet permet de reconnaître des portions osseuses dénudées. Plus en avant, vers la base du premier métatarsien, il existe ’ une tumeur fluctuante, superficielle. Ouverture au bistouri et évacuation du |)us ; immobilisation ; amélioration de l’état général ; une fistule persiste.

Observation XII

iCelos, Bull, de la Soc. an. 1900,1 Arthrite tuberculeuse isolée chez un vieillard.

Nous croyons intéressant de rapporter un cas bizarre d’arthrite tuberculeuse constatée chez un vieillard de 72 ans, Jules D... entré à l’IIôtel-Dieu le 16 octobre 1899.

Ce malade, emphysémateux, présentait sur les deux avant-bras des taches brunes très rondes, à bords un peu violacés, taches indolores, larges au plus comme une pièce de dix sous. Elles existaient depuis fort longtemps, et se voyaient aussi, bien qu’en petit nombre, sur les bras. Il n’y avait aucune manifestation cutanée, semblable ou non autre part. Il n’y avait pas d’ulcération de ces taches. Pas de ganglions.

Bien que le malade niât avoir eu la syphilis, on fit le diagnostic de syphilis et un traitement fut continué longtemps, sans amener aucune modification du coté des taches brunes des membres supérieurs.

On pensa dès lors à la tuberculose cutanée.

Le malade n’était pas tuberculeux.

Àu commencement de 1900 il s’affaiblit; dans les premiers jours de mars, une tuméfaction apparut dans la région du coude droit, tumeur sus-épicondylienne ; les mouvements du coude étaient conservés, il n’y avait pas de douleur.

La tumeur s’accrut assez vite, la peau rougit et il devint évident qu’une collection purulente se formait. Elle s’ouvrit spontanément. Comme le malade était faible et cachectique, on se borna aux soins antiseptiques et on s’abstint de toute intervention chirurgicale.

La fistule une fois formée, les bords se décollèrent, devinrent atones, violacés; l’ouverture était parfaitement ronde et un stylet arrivait en plein sur l’os dénudé, mais il n’y avait pas de douleur et les mouvements du coude restèrent possibles bien que limités.

Il s’agissait certainement d'une suppuration d’origine articulaire ou osseuse. L’articulation semblait épaissie d’arrière en avant.

Le malade se cachectisa, se dénourrit et mourut dans le marasme, sans avoir présenté de fièvre, le 18 avril.

A fautopsie, on trouva des organes relativement sains. Les poumons présentaient de l’emphysème, très accentué. Il y avait quelques adhérences au sommet droit, mais pas d’induration du poumon, pas de tubercules récents ou crétacés. Il n’y avait nulle part de tuberculose des viscères.

L’aspect de la lésion du coude droit était celui d’une arthrite tuberculeuse avec (istule. Les ligaments du coude étaient détruits du côté externe, les os à nu, le cartilage détruit sur le pourtour de la tête radiale et dans la grande et la petite cavité sigmoïde du cubitus. La trochlée humérale n’avait rien, mais le condyle était dépouillé de

son cartilage. Les os étaient friables. Dans rarticulation il y avait un peu de pus et quelques fongosités.

On examina un fragtnent de la peau au voisinage de la fistule et'le pus articulaire fut inoculé à un cobaye. La peau montra une infiltration considérable de petites cellules avec des follicules tuberculeux et des cellules géantes. Quant au cochon d’Inde, il mourut au commencement de juillet et son autopsie a montré de la tuberculose double des poumons, de la tuberculose du foie et de la rate.

En résumé, il s’agissait donc d’une tuberculose isolée, ayant évolué d’une manière assez rapide, mais sans phénomènes aigus, au niveau d’une articulation. Rien du côté du coude ne semblait avoir déterminé cette localisation.

Observation XIII

(Résumée. — Moret)

T U b e c U l O s e du pied

S... Jos., 66 ans ; pas d’antécédents héréditaires. Bronchite en 1897. Le 20 octobre 1899, à la suite d’un traumatisme, douleurs dans l’articulation phalangométa tarsienne gauche, tuméfaction. Le 9 décembre, incision d’un petit abcès de la face dorsale du gros orteil : sang, pus. La lésion s’aggrave ; amaigrissement du malade, craquements au sommet di*oit. Amputation par Le Pasquier-Lefort, le 20 janvier 1900. Mort subite le 18 avril.

(Observation XIV

n^ésumée. — Morel y Tuberculose vertébrale

M... Jean, plombier. Pas crantécéclents, hospitalisé à la Maison de Nanterre. Le 6 février 1899, ap|)araît au niveau des dernières lombaires, un jjeu à droite de la ligne médiane, une tuméfaction qui grossit rapidement.

Incision, sans grattage ; lavage à l’acide phénique. Fistule consécutive. Le [)Oumon est sain. Amélioration sans autre traitement local.

(Observation XV

(Résumée. — Morel)

T U b e r c U 1 0 s e costale

B .. Thérèse, ()5 ans, repasseuse. Entrée le 5 mars 1897. Pas d’antécédents tubej’culeux. Convulsions dans le jeune âge. Vers le milieu de février 190(0, douleur très vive dans le coté droit, gêne de la marche et des mouvements inspiratoires. I constatation d’une tumeur de la

grosseur d’un petit œuf. Incision, résection de la septième côte dans l’étendue de trois centimètres environ. F’istule consécutive. Grattage sans résultat. Poumon atteint.

(Observation XVI

(Résumée. — Morel)

Tuberculose des os du crâne

IL F..., ()6 ans. Pas d’antécédents. Quatre enfants bien portants. Le 21 mai 1900, incision d’un abcès de la région

pariéto-lVontale, gros comme ime noix. Sortie d’un pus grumeleux; deuxième intervention le 10 juin : on enlève l’angle antéro-supérieur du pariétal sur une largeur d’au moins une pièce de 5 francs, et on aperçoit la dure-mère tapissée de pus ; au centre de la plaie apparaît un petit pertuis par lequel sourd une gouttelette de pus. Pansement seca la gaze iodoformée. La plaie se cicatrise très h'utement, l’état général est mauvais.

Obsp:rvation XV^ll

(Résumée. — Moret;

Tuberculose du sternum et de la clavicule

V... Louis, 52 ans. Entré le 21 février 1000. Femme morte phtisique à 30 ans. Un enfant mort de méningite. Tuméfaction au niveau de la poignée du sternum du volume d’un œuf de poule. Incision, grattage, cautérisation au chlorure de zinc. Nouvelle intervention queh|ue temps après, résection de la poignée sternale et de l’extrémité interne de la clavicule gauche sur une étendue de trois centimètres. La plaie se ferme lentement.

Observation XVHl

(Résumée. — Moret)

Tuberculose du cinquième métatarsien du pied droit

O... Barthélemy-Désiré, 07 ans. Antécédents héréditaires alcooliques. Quatre frères et sœurs morts en bas âge; fièvre typhoïde à 14 ans. Alcoolique, artério-scléreux. Frottements à la base droite du poumon. A la suite d’un brusque effort pour retenir une malle, douleur, puis œdème et enfin fhictuation en avant de l’é[)aule gauche.

Ponction as[)ii*atrice, inoculation positive au cobaye. Un mois après résection de la tête humérale, curetage de la cavité glénoïde, fixation de l’humérus à l’omoplate par un lil de fer. Cautérisation au chlorure de zinc. Amélioration; une fistule persiste à la partie antérieure de l’épaule. Le malade sort le 6 juillet ; il rentre le 20 octobre, avec deux fistules, Lune antérieure, l’autre postérieure.

Observation XIX

(Résumée. — Moret)

Tuberculose vertébrale

B... Pierre, 64 ans, ébéniste. Antécédents alcooliques. Fièvre typhoïde à 18 ans. Abcès de la région dorsale, du volume d’un œuf de dinde, situé au côté gauche de la cinquième vertèbre dorsale. Ponction, injections d’éther iodoformé, tous les six jours environ. Le malade sort au bout d’un mois non guéri.

Observation XX

(Résumée. — Moret)

Tumeur blanche du poignet

R. Joseph. 56 ans, imprimeur. Pas de traces descrofule, alcoolique ; 1 frère mort phtisique. Entré le 28 août 1899; a eu une pleurésie il y a trois ans ; tousse depuis six mois. Vers le 15 février, chute sur la main, enflure du poignet consécutive qui est allée en croissant. Actuellement, août 1900, le malade a un aspect squelettique. Caverne pulmonaire au sommet gauche, ramollissement des deux côtés. Poignet gauche tuméfié^ à la face dorsale

et palmaire. On réveille une douleur vive en pressant sur la tête des métacarpiens. Le malade est inopérable.

Observation XXI

(Résumée. — Moret)

Tumeur blanche du genou

L... Joseph, 53 ans. Un frère mort phtisique. Pas de traces de scrofule ; pneumonie a 18 ans. Tuberculose du genou. Etat général mauvais. Lésions du sommet gauche. Pas d’intervention.

Observation XXI l

(Résumée. — Morel)

Tuberculose costale

E. J..., 65 ans, journalier. Pas d’antécédents. Nombreux orifices fistuleux : un au niveau de l’angle de l’omoplate droite, deux au niveau de la douzième côte, deux à la dixième, deux à la huitième, enfin un au niveau de l’union du cartilage de la sixième côte avec le sternum. Cicatrice d’un abcès ganglionnaire de l’aisselle du côté droit. Toutes ces fistules donnent lieu à un léger suintement. L’état général est bon.

Observation XXIII

(Résumée. — Moret)

Ostéite tuberculeuse du cubitus gauche

F. Gaspard, 60 ans, cocher. Pas d’antécédents héréditaires. Bronchite depuis 20 ans. Arthrite du pied en 1892; incisions, curetage, puis Pirogoff en 1893. À son entrée à

riiifirmeric le 26 avril 1894, on constate rexistence, h la face externe du coude, d’une saillie du volume d’un œuf et d’une fistule de 8 centimètres de profondeur, se dirigeant obliquement vers le cubitus. 1®'“ grattage le 1'" juin ; grattage le 26 novembre. Mort le 8 décembre par tuberculose pulmonaire.

Observation XXIV

(Résumée. — Morel)

Tul)ercnlüse costale

A... Edouard, 57 ans. Pas d’antécédents. Porteur d’une listule consécutive à un premier grattage, au niveau de la septième côte droite. Mort par hémorragie cérébrale. A l’autopsie, ulcération de la septième côte à son tiers moyen, sur une longueur de 3 centimètres. Tubercules crétacés dans le poumon.

Observation XXV

(Résumée. — Vigerie)

Tumeur blanche du genou droil

J... Claude, 70 ans, marchand de chiflons. Douleurs dans la jambe dejuiis dix ans ; le genou est enllé, la jambe lléchie ; mouvements impossibles. Le cul-de sac supérieur de la synoviale présente de la fluctuation. Amputation de la cuisse ; lésions très considérables de rarticulation, du l>ec de la rotule et de l’extrémité supérieui*e du tibia. Mort par tuberculose pulmonaire.

Observation XXVI

(Résumée. — Morel)

Tuberculose de l'extrémité interne de la clavicule gauche et de l’annulaire

gauche

R... Philippe, 57 ans, maréchal-fcrnuit. Pas d’antécédents. Il y a quatre ans, ouverture d’un abcès delà grosseur du poing au niveau de l’extrémité interne de la clavicule gauche ; deux grattages de la poche à un an d’intervalle ; fistule persistante. Résection h la gouge et au maillet d’une large étendue de la clavicule. Guérison. Le même jour, amputation du doigt pour lésion de la dernière articulation de l’annulaire gauche remontant à trois ans et traité sans succès pai* le grattage. Guérison.

Observation XXVII

Résumée. — Ilaran)

'rumeur hlauclie du genou

B... Adolphe, 53 ans, fort aux Halles. Pas d’anlécédents héréditaires. Présente un genou volumineux, tuméfié, fluctuant ; l’origine du mal remonte à Page de 16 ans, époque à laquelle son genou heurte une {liernv 11 a déjà subi trois intervenlions à jilusienrs années d’intervalle, pour abcès ou fistule. La guérison a été obtenue. Actuellement, à la suite d’un nouveau choc, poussée inflammatoire douloureuse dans le genou et l’extrémité supérieure du tibia. La compression ouatée n’étant pas supportée, arthrectomie, grattage, lavage à l’eau |)héniquée, attouchement au chlorure de zinc. Guérison sans ankvlose comidète. Sommets susnects.

Observation XXVIII

(Résumée. — Bourdelais)

Tumeur blanche du coude

Marguerite A..., 85 ans, brodeuse, entrée le 10 mai à la Salpêtrière. Pas d’antécédents. Depuis 12 ans, à la suite de traumatismes répétés, coude douloureux ; mouvements d’extension pénibles. Un abcès datant de quatre mois s’ouvre spontanément. L’examen au stylet fait sentir l’os dénudé. Les poumons sont sains.

Observation XXIX

(Résumée. — Laconche)

Tuberculose des os de la main

Femme, 72 ans ; sans antécédents héréditaires. Présente depuis 5 ans une tuméfaction considérable de tous les doigts de la main gauche. Fistules du pouce et du médius gauches. Trois trajets fistuleux du pouce droit, donnant issue à un écoulement séro-purulent. Pas d’intervention ; pansements aseptiques. Amélioration légère.

Observation XXX

(Résumée. — Collon in Reboul)

Ostéite fongueuse de la tubérosité du cinquième métatarsien

W... D., 52 ans, sans antécédents ; présente depuis 9 ans une enflure à évolution lente au niveau du bord externe du pied. Excision du cinquième métatarsien ; amélioration.

(Observation XXXI

(Résumée. — Collon in Reboul)

Tumeur blanche libio- tarsienne

S... J., 59 ans, sans antécédents. Depuis 3 ans, douleurs dans la malléole externe ; enflure du dos du pied à la suite d’une distorsion. Entre à l’hôpital deux ans après l’accident. Excision de l’astragale, résection des deux malléoles. Guérison.

Observation XXXI 1

(Résumée. — Coll(on in Rebcoul)

Tumeur blanche du coude

R... P., 56 ans. Pas d’antécédents. Marié à une femme phtisique. Abcès du poignet il y a cinq ans, à la suite d’une chute sur la main gauche. Guérison. Six mois plus tard, tuméfaction, puis, abcès du coude gauche, ouverture spontanée, fistule. Guérison. L’enflure a reparu actuellement. On fait la résection. Eistule persistante. Abolition des mouvements articulaires.

Observation XXXIII

(Résumée. — Moret in Reboul)

Tuberculose de la septième côte et de la partie inférieure du sternum

L... P., 52 ans. Fistule depuis 9 mois au niveau de la septième côte. Sommet du poumon droit induré. Résection de six centimètres de côte ; curetage de la partie inférieure du sternum ; cautérisation au naphtol camphré. Guérison.

Observation XXXIV

(Uésimiée. ^ Morel in Reboiil.)

Ostéo-artbrile du genou gauche.

C... A., ()0 ans, charbonniei*. Pèreet mère morts probablement tnbercnleiix. Broncbites depuis 10 ans. Il y a (jiiatre ans, douleurs et Inméraclion du genou gaucbe. Aribrectomie deux ans après, [légère amélioration. Actuellement (1888) il existe trois fistules. Lésions tuberculeuses du poumon droit. Amputation de la cuisse à la partie moyenne. Lésions très étendues de la moelle, qui est rougeâtre et puriforme.

Observation XXXV ,

(Résumée. — Morel.)

Tuberculose des os du métacarpe et du métatarse.

Mme L..., 57 ans, marcbande de vin, sans antécédents. Abcès au niveau du cinquième métatarsien ouvert spontanément. Trajet fistuleux consécutif. Lésions six mois a|)i*ès au niveau des articulations carpo-métacarpiennes. Traitement par farsenic h rintérieur ; pansements antiseptiques ; pas d’amélioration.

Observation XXXVI

(Résumée. — Moret.)

Tumeur blanche du pied.

.]. G..., 59 ans, journalier, alcoolique, sans antécédents. Incision d’un premier abcès du dos du pied survenu il y a trois mois. Guérison. Formation d’un nouvel abcès.

Deuxième incision. Les pansements à la pommade mercurielle ne donnent aucun résultat.

Observation XXXVII

(Résumée. — Moret, in Citerne.)

Tuberculose costale.

Marguei’ite G., . , 55 ans, blanchisseuse. Incision. Drainage. Guérison. Les douleurs et la tuméfaction reparaissent vingt jours après.

Observation XXXVIII

(Résumée. — Courtin, in Moret.)

Tuberculose de l’omoplate.

Pierre Ci..., 61 ans, ciseleur. Evidement des parties malades, une fistule persiste. Grattage sans résultat.

Observation XXXIX

(Résumée. — Chalmette in Moret.)

Tumeur blanche du coude.

Cr..., 56 ans, cantonnier. 3 curetages au niveau de l’olécrane avec cautérisation au chlorure de zinc. Un an après, les hstules persistent.

Morel. — Tuberculose de romo[>late ; première intervention : résection d’une partie de l’omoplate; deux ponctions, 12 grattages ; nouvelle résection. Guérison.

Bressoii (obs. II). — Tumeur blanche sujipurée du poignet; 54 ans. Résection ; réunion par première intention. Récidive six mois après.

Souligoux. — Tuberculose slerno-costale. G..., 56 ans, journalier. Résection de trois centimètres de la troisième côte. Guérison presque complète un mois après.

Petitot (obs. XXVT). — Ostéo-tuberculgse du sternum. B..., 55 ans, tailleur de pierres. 4 septembre, incision, grattage et curetage, cautérisation des fongosités; 15 décembre, persistance dTm bouchon fongueux au niveau de la plaie.

Dulac (obs. V). — Arthrite fongueuse de l’articulation scapulo-humérale. S..., 52 ans, résection : un an après une fistule persiste.

Chalmette (obs. III). — Ostéo-arthidte tibio-tarsienne. B..., 67 ans. Amputation au tiers inférieur de la jambe. Un an après, fistule persistante, malgré une incision et un grattage.

Observation XL

(Résumée. — Moret.)

Tuberculose du l i 1) i a .

B..., 55 ans, maçon puis étameur ; alcoolique ; sans antécédents héréditaires. Pleurésie à 25 ans Incision d’un abcès au devant du tibia droit ; curetage et cautérisation au chlorun^ de zinc ; la lésion jiersistant huit mois après, incision delà fistule, résection d’une partie du bord antérieur du tibia, curetage des parties molles. Une fistule persiste.

Observation XLI

(Résumée. — Morel).

Osléo-Luljerculose du tibia.

Charles L..., 58 ans, marchand ambulant ; pas d’antécédents. Moral affaibli. Incision d’une petite tniiK'ur

siiuée au tiers supérieur de la jambe droite ; premier curetage : pas de résultats ; deuxième curetage à la face postérieure du tibia, trois mois après. Fistule persistante.

Observation XLII

(Résumée. — Moret.)

‘ Carie Luberculeiise du sacrum.

B..., 59 ans, sans antécédents. Fistule anale opérée il y a deux ans. Actuellement, fistule au niveau du bord droit de l’anus, d’une profondeur de deux ou trois centimètres ; deuxième orifice üstuleux à cinq centimètres en arrière de l’orifice anal. Intervention, incision d’une fistule borgne externe au thermo.

Observation XLIII

(Résumée. — Moret)

Tuberculose du pied

P... Fmile, 55 ans, com|)table ; pas d’antécédents personnels ; femme morte phtisique ; alcoolique.

Il y a deux ans, formation d’un petit abcès sur le dos du pied ; incision. N(mvelle intervention 15 jours après ; les symptômes ne s’amendent pas, malgré la dissection des gaines tendineuses, avec curetage et cautérisation. L’injection de naphtol camphré dans les trajets fistuleux ne donne aucun résultat. Amputation de la jambe ; guérison. Les poumons sont sains ; albumine dans les

uiTnes.

Observation XLIV

(Résumée. — Morel)

Tuberculose (le la phalange du gros orteil

G... Isidore, 74 ans ; sans antécédents ; journalier, alcoolique. Il y a deux mois; douleur et enflure du pied rapportées par le malade à des sabots trop étroits. Abcès incisé au niveau de la phalange du gros orteil ; nouvelle incision huit jours ajirès ; listule. Sommet droit douteux. Désarticulation du gros orteil ; guérison.

On résèque le coccyx, puis le sacrum jusqu’au troisième trou sacré. Guérison incomjilète ; deux fistules persistent.

Observation XLV

(Résumée. — Morel)

II... Victor, 57 ans, apjireteur en crins. Père alcoolique un frère mort phtisique à 33 ans. Rhumatisme articulaire, il y a 2b ans. Il y a environ un an, formation d’un abcès an niveau du pied, à la suite d’un traumatisme ; incision, grattage, sans résultat. Amputation au tiers moyen de la jambe ; guérison.

Observation XLVI

(Résumée. — Morel)

T U b e i‘C U I s e du i)ied

P... Emile, 52 ans, gi*eflier, alcoolique. Il y a 3 ans, gontlement, puis 4 mois ajirès, formation d’un abcès du volume d’une noix, à la face interne du |)ied. Ouverture

spontanée. Actuellement pied énorme, iin trajet listiileiix en avant de chaque malléole ; a])parition d’iine petite tumeur qui s’ouvre spontanément au niveau de la tête du péroné. Amputation au tiers inferieur de la cuisse : guérison.

Observation XLVIl

(Résumée. — Morel)

Tuberculose du ])oigne(

V... Jean, 50 ans, ferblantier ; pas d’antécédents héréditaires. Coxalgie à 9 ans, avec abcès par congestion et nombreuses fistules. Guérison au bout de 4 ans. Il y a deux ans, hémoptysies et douleurs dans le poignet. Trois mois après, tuméfaction de l’articulation du poignet, aggravée par des injections mal réglées de chlorure de zinc (8 seringues au lieu de 8 gouttes). Amjiutation de l’avant-bras au tiers moyen ; guérison.

O R s E R V AT ION X L V 1 1 1 (Résumée. — Morel)

Tumeur l)lauclie du genou

R... Félix, 69 ans, cuisinier, pas d’antécédenls. Chute sur le genou il y a un an. Gonflement de l’articulation ; amputation au tiers moyen de la cuisse. Guérison. Mort, deux mois après, par hémorragie cérébrale.

Observation XLIX

(Résumée. — Morel)

Tuberculose de la phalange de l’auriculaire de la main droile.

Mme A... L., 65 ans, cartonnière ; pas d’antécédents. Tuméfaction depuis un an de l’annulaire de la main gauche et fistule depuis un mois. Désarticulation ; guérison.

Observation L

'Résumée. — Devereux. Lancel, 1878)

Carie du poiguel chez un vieillard de 7G ans.

Ampiilation du bras. — Erysipèle an 55* jour. — Guérison.

Observation LI

(Résumée. — Marsh, Lancet, 1890)

Tumeur blanche du genou chez un homme tuberculeux de G8 ans.

Amputation de la cuisse. Amélioration de l’état général; guérison.

Observation LU

(Résumée. — Marsh, Lancet)

Tuberculose du poignet.

Homme, 07 ans, tonnelier. Poignet malade depuis 0 ans; deu.x fistules. Amputation : guérison.

Page 1