‹ Contribution à l'étude de la tuberculose de l'oreilleChapitre 12 sur 21 · FEU TRES · texte numérisé non relu

FEU TRES

les précautions antiseptiques. Au point de vue fonctionnel, c est avant tout la surdité qui est intense, précoce.

À l'otoscopie, on note une perforation arrondie ou ovale à bords nets, entourée d’un liséré rouge. Elle est centrale ou antéro-inférieure. Cette perforation peut être multiple et, dans ce cas, la multiplicité tiendrait à la fonte de nombreux ubercules miliaires, disséminés sur la cloison tympanique.

nfin, on note une tendance extensive de la perforation par fonte des perforations isolées, contrairement à l'otite à pyogènes, dont la perforation initiale garde toujours identique sa dimension. La couleur du tympan est variable, du gris blanchâtre au rouge chair, suivant que prédomine le processus infiltrant ou inflammatoire. Un aspect particulier est la « myringite tuberculeuse », décrite par JORGEN MOELLER, constituée par des abcès multiples intralamellaires aboutissant à des abcès superficiels.

Si la perforation est assez large pour permettre l’examen de la caisse, on aperçoit des granulations, principalement au niveau du promontoire. Elles récidivent si on les curette. Rarement on aperçoit le promontoire recouvert d’une masse fibrinoïde : c’est l’exsudat fibrineux de BEZOLD-SCHEIDE. Cette lésion, d’ailleurs, n’ajoute aucun caractère de gravité, car elle peut disparaître sous l'influence du seul traitement

antiseptique.

Parmi les autres signes objectifs, on notera l’engorgement non douloureux des ganglions périauriculaires, dont le plus caractéristique est celui du ganglion mastoiïdien. Pour MiL- LIGAN, l'absence d’engorgement plaiderait contre le diag-

nostic de tuberculose.

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