LES COMPLICATIONS
a) La paralysie faciale. — Ici encore, les opinions varient quant à sa fréquence. De 1 % dans la statistique de GRIVOT à 65 % dans celle de MIiLLIGAN. CEMACH donne le chiffre de 9,3 %. Elle survient surtout dans la
nécrose du labyrinthe, puis dans l’ostéite du massif osseux du
Des
facial. Il s’agit d’un processus de compression du nerf, plus que d'infection.
Le début de la paralysie est, en général, subit, au réveil: si l’origine est otitique, il peut être progressif, précédé de prodromes. La paralysie constituée est de nature périphérique. Îl y a surtout intérêt à dépister les faibles degrés de paralysie faciale. Le pronostic de cette paralysie est fâcheux en lui-même et pour celui de l’otite concomitante:
b) La labyrinthite. — Cette atteinte est rare cliniquement. Elle n’est pas bruyante comme dans les otites banales. SCHLANDER, puis RAMADIER ont montré que même en présence d’une destruction labyrinthique avancée, on pouvait r'avoir que peu de symptômes fonctionnels, en particulier absence de nystagmus et de vertiges. Cette absence de symptomatologie serait due à la destruction rapide et à la mort du labyrinthe et non à la lenteur du processus destructif. La labyrint'ute pourrait donner lieu à la méningite, quoique celle-ci soit plutôt admise comme ayant une origine héma-
togene ;
c) La nécrose du labyrinthe. — L'infection commence par la caisse, elle s'étend secondairement au promontoire au’elle use. Puis la nécrose du labyrinthe s'explique par la périostite ou l’oblitération vasculaire (branche cochléenne de l'artère auditive interne). Les symptômes subjectifs de cette nécrose tuberculeuse sont à peu près nuls. On la soupconnera dans une otite tuberculeuse lorsqu'il se produit un bourgeonnement intense au niveau du promontoire avec récidive rapide des granulations après curetage. Au point de vue auditif, il