‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose du Corps UtérinChapitre 12 sur 20 · L - Symptomatologie · texte numérisé non relu

L - Symptomatologie

“Les symptômes de la tuberculose du corps utérin n’ont rien de particulier qui les distingue de ceux des inflammations banales de l'utérus. Souvent les lésions débutent dans la muqueuse et la maladie passe inaperçue à ses débuts, ne se révélant que plus tard, lorsque les lésions sont déjà avancées” (Daniel).

Jeanneney compare ses signes à ceux des métrites

hémorragiques.

Il est un fait, c'est que le diagnostic de tuberculose utérine ést rarement porté en clinique. On la découvre souvent lors d’une intervention basée sur un diagnostic de fibrome

ou de cancer du corps.

1) DÉBUT DE LA MALADIE. II passe presque toujours inaperçu : tantôt la malade ne présente aucun symptôme et conserve un état général florissant, tantôt l'alarme est donnée par un léger amaigrissement, une asthé-

nie modérée, un peu de fièvre vespérale. On pense alors avant

tout à une métrite gonococcique ou puerpérale et, seul l'échec du traitement médical mis en œuvre éveille l’atten-

tion.

2) SIGNES FONCTIONNELS. Ce sont les trou-

bles de l’endomeétrite banale.

On peut observer :

a) soit de l’aménorthée : ce serait le signe le plus constant et le plus important. On peut avoir une aménorrhée totale ou une oligoménorrhée primitive ; elle peut être cons-

tante ou passagère.

b) soit des ménorragies ; les règles sont abondantes au

début et leur importance va en augmentant.

c) soit des métrorragies intermenstruelles, rebelles à tout traitement. Ne sont-elles pas l’analogue des hémoptysies de la tuberculose pulmonaire, au début congestives et ensuite destructrices, comme le fait si justement remarquer

Le Roy dans sa thèse ?

d) soit de la leucorrhée : elle peut être banale, muqueuse ou séro-sanguinolente, purulente, rappelant l'écoulement gonococcique. Dans les formes avancées, elle se traduit par une sécrétion opaque, grumeleuse, comme un ‘ magma épais contenant des grains caséeux et des bacilles de

Koch (Cornil).

e) soit de la douleur : elle manque généralement ou

est peu intense et coïncide avec la période menstruelle qu’elle

peut prolonger.

3) EXAMEN PHYSIQUE. Peu de signes permettent

d’aiguiller le diagnostic vers la tuberculose. L’inspection ne donne rien.

La palpation peut montrer un certain degré de sensibilité au-dessus de la symphyse et la perception d’un utérus légèrement augmenté de volume.

Le toucher vaginal noùs donnera quelques renseignements : parfois on perçoit un utérus épaissi, infiltré dans la tuberculose du myomètre ; si l'utérus est mobile au début de l'affection, le processus extensif lui fera par la suite contracter des adhérences avec les annexes.

4) ETAT GENERAÏI. Il reste bon pendant longtemps. On peut tout au plus noter de l’amaigrissement, une altération des fonctions digestives, une légère température vespérale. La santé s’altère au cours des localisations secon-

daires sur les trompes, les ovaires, le péritoine.

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