‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose du Corps UtérinChapitre 14 sur 20 · FORMES À ALLURE . DE FIBROME · texte numérisé non relu

FORMES À ALLURE . DE FIBROME

Elles sont caractérisées par des hémorragies et la constatation d’une tumeur.

Dans notre cas, nous avions, d’une part un utérus augmenté de volume qui pouvait faire penser à une tumeur, d'autre part, des métrorragies assez abondantes, Ce sont là les deux signes qui plaident le plus en faveur d’un fibrome. En plus de cela, l’erreur à été d'autant plus facile qu'il n’a pas été possible d'introduire l’hystéromètre. On a pensé que celui-ci était arrêté par une déviation de l'utérus fibromateux. Quant aux autres signes cliniques, ils étaient très discrets et l’on ne pouvait, en définitive, se baser que sur l'existence de règles abondantes, de douleurs peu intenses et d’une augmentation de volume de l'utérus.

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En résumé, il ressort de tout ceci que le diagnostic de tuberculose utérine ne peut être que très rarement fait en

chiffique de par la constatation de certains signes bien déterminés.

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Diagnostic

DIAGNOSTIC CLINIQUE. Il est très difficile à -poser en se basant sur les seuls signes cliniques. Ceux-ci sont inconstants, banaux et surtout peu marqués au début de l’affection. Il faut penser à la tuberculose dans les métrites rebelles à tout traitement médical prolongé, à marche anormale, à symptomatologie capricieuse.

DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE. Se trouve-t-on en présence d’une tuberculose isolée primitive ou secondaire ? La question est délicate à trancher et nous avons vu précédernment combien il est difficile d’être affirmatif à ce sujet, car le foyer de tuberculisation initial est le plus souvent peu décelable. |

DIAGNOSTIC DE LABORATOIRE. Devant les difficultés éprouvées en clinique pour baser son diagnostic, on est tenté de s'adresser au laboratoire. Celui-ci met à notre disposition :

1) les réactions sérologiques de .Vernes, de Besredka: elles sont inconstantes.

2) l'examen direct des mucosités et des pertes leucor-

CS et

rhéiques: il est très difficile et délicat ainsi que les cultures sur

milieux spéciaux.

3) le curettage dans le but d’un prélèvement en vue d’une biopsie reste le moyen le plus fidèle mais il est tellement dangereux et aveugle dans les utérus à lésions avancées qu’il doit être abandonné car 1l provoque souvent une dissémination des germes et même une généralisation miliaire. J. P. Tourneux cite cependant un cas où le curettage

lui a permis de faire un diagnostic exact.

4) la radiographie systématique de tout utérus lorsque le diagnostic est hésitant devrait être tentée après injection préalable de lipiodol toutes Îles fois que l’état de la malade le permet. Dans un cas publié par le Professeur LAPEYRE, une hystérographie à permis d’écarter le diagnostic de fibrome que les signes cliniques avaient imposé. Le cliché à révélé ‘une image lacunaire, déchiquetée, irrégulière, occupant chaque corne utérine, beaucoup plus développée à gauche où elle prenait l’espect aréolaire et paraissant répondre à une ulcération anfractueuse de la muqueuse”. Peytavin est aussi d'avis qu'il faut donner une place à l’hystérographie : elle peut nous montrer ‘soit l'aspect arrondi d’un polype muqueux, soit l’encoche demi-circulaire d’un fibrome sousmuqueux, soit l'aspect irrégulier et lacunaire dû aux végétations du cancer du corps”.

Dans notre cas, il n’a pas été possible de faire une radiographie par suite de l’évolution aigüe de l'affection. Peutêtre nous aurait-elle fourni des renseignements susceptibles de corriger le diagnostic de fibrome qui avait été posé.

En définitive, en dehors parfois de l’hytérographie, le laboratoire ne peut nous être. que d’un secours minime et

&Y * % ; c'est le plus souvent à l'intervention seulement qu'il est possible de déceler la tuberculose utérine.

DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL. Nous devons par-

ticulièrement penser aux :

1) MÉTRITES : parfois les sécrétions utérines permettront de poser le diagnostic, soit:

a) de métrite biennoragique si l'on trouve des gonocoques dans les écoulements :

b) de métrite puerpérale si, après un accouchement ou un avortement septique, les lochies deviennent purulentes, parfois sanguinolentes en même temps qu'elles augmentent d’abondance et prennent une odeur fétide ;

c) de métrite hémorragique sénile si l’on se trouve en présence d'un écoulement jaunâtre, fétide, souvent mélangé de sang, survenant après la ménopause.

2) CANCER DU CORPS UTÉRIN ; l’âge de la malade constitue ici un facteur important, car le cancer survient aux environs de la ménopause, plus souvent après qu'avant, soit entre 50 à 70 ans, alors que la tuberculose se manifeste ‘ surtout, comme nous l'avons déjà vu, pendant la période d'activité génitale. ;

‘ 3) FIBROMES DU CORPS DE L'UTÉRUS, soit les fibromes interstitiels sphacélés, soit les fibromes sous-muqueux. Nous constaterons alors des ménorragies et la présence d’une tumeur.

4) POLYPE DU CORPS, avec ses métrorragies et son hydrorrhée,

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