HYSTERECTOMIE PAR VOIE VAGINALE
NT
C'est un moyen d'investigation incomplet car il est difficile cliniquement de délimiter l'étendue des lésions tuberculeuses et on peut se trouver en présence d'adhérences péritonéales, de brides annexielles. Aussi il faut éliminer cette voie.
2) HYSTERECTOMIE PAR VOIE ABDOMINA- LE. Elle: reste l'opération de choix ; “elle permet d'établir un diagnostic. localisateur précis et de faire, suivant l’étendue des lésions, une opération partielle ou complète”. (J. L.
Faure).
On peut pratiquer :
a) une bystérectomie totale, si l’on est certain que les lésions dépassent le corps : mais ceci est souvent difficile à préciser, aussi certains auteurs préfèrent pratiquer l’hystérectomie totale si la malade est en état de le supporter.
b) une hystérectomie subtotale, si les lésions corporéales s'arrêtent à l'orifice interne du col ou sont strictement localisées au fond utérin. Cette intervention partielle évite l'ouverture du vagin dans l'abdomen : elle est moins cho-. quante, d'une durée moins longue, et permet une hémostase plus simple.
Dans notre observation, il à été réalisé une hystérectomie subtotale car les lésions tuberculeuses étaient strictement limitées au corps de l'utérus. Après cette intervention, notre Maître, le Professeur Lapeyre, à jugé bon de placer un gros drain dans le fond du Douglas afin d'évacuer toutes les sérosités purulentes découvertes à l'intervention. Ce procédé paraît contraire, en apparence, aux notions jusque là admises, suivant lesquelles tout drainage en présence de lésions tuberculeuses amène une fistulisation. Le résultat, dans le cas que nous publions, à cependant été remarquable, et le
Professeur Lapeyre, qui a utilisé, plusieurs fois déjà, ce drainage de nécessité, a toujours obtenu de bonnes suites opératoites, sans fistulisation. Il est bon toutefois de signaler que, dans notre cas, rien ne nous à permis d'affirmer la nature tuberculeuse de la pelvi-péritonite en cause. Mais il n'en existait pas moins des lésions bacillaires de l'utérus et des annexes. [1 semble que cette règle de la fermeture sans drainage en présence de toutes lésions utérines tuberculeuses comporte des exceptions, notamment : les cas où l'extension des lésions, l'exécution de sutures intestinales, l'infection surajoutée, l’hémorragie en nappe, l'impossibilité de la péritonisation, rendraient la terminaison de l'intervention impossible sans drainage. (Bonald, Thèse de Montpellier).
D. - Résultats
En général les interventions dans Ia tuberculose utérine donnent d'excellents résultats ; mais la convalescence est assez longue. Il ne faut pas oublier que la malade, même opérée, est une tuberculeuse, et par conséquent, elle doit être traitée comme telle durant toute sa vie. Aussi estil bon d’instituer un traitement médical post-opératoire précoce visant à augmenter les défenses du sujet avec du fer, des phosphates, de l’arsenic, des cures d'air prolongées, du répos, une nourriture saine, une hygiène parfaite et un exercice modéré.
En conclusion, nous dirons que le traitement de choix de la tuberculose du corps utérin est l’hystérectomie totale ou subtotale par voie abdominale, que l’on devra, suivant les cas, associer aux méthodes physiothérapiques. On obtiendra alors la guérison dans 90 % des cas, le plus souvent sans
incident.