‹ Contribution à l'étude de la tuberculose du premier âge: polyadénite primitiveChapitre 3 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Dans un certain nombre d’autopsies pratiquées chez les enfants, surtout dans le tout jeune âge, on est frappé de ne rencontrer aucune lésion bien nette des organes pouvant expliquer la mort. Pendant la vie, on n’a observé que les symptômes banaux d’un amaigrissement et d’une cachexie progressive, avec quelques troubles digestifs plus ou moins durables, quelquefois même sans troubles digestifs. Ces enfants dans les statistiques de la mortalité sont classés sous l'étiquette « Athrepsie » terme vague qui n'énonce aucun diagnostic précis et n’est en somme que l’expression d'un symptôme.

Notre attention fut attirée sur ce point de la pathologie infantile en pratiquant des autopsies avec notre ami Lesage, alors interne de M. Sevestre aux Enfants-Assistés ; nous

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avons pu nous convaincre qu'il s'agissait, dans un certain nombre de cas, d’une tuberculose sans retentissement bruyant, latente, ayant pour siège exclusifle système ganglionnaire et nous avons eu l’idée d’en faire le sujet de notre thèse inaugurale.

Essayer de démontrer l'existence de cette forme de tuberculose chez l’enfant, tuberculose ganglionnaire, primitive et plus ou moins généralisée, tel sera le but de ce modeste travail : heureux si nous avons pu apporter notre faible part à l'étude de la tuberculose infantile, considérée autrefois comme une rareté, et dont, depuis quelques années, un grand nombre d'auteurs, en tête M. Landouzy, ont démontré l'extrême fréquence en même temps que la difficulté du diagnostic.

Avant d'entreprendre cette tâche, nous tenons à adresser le témoignage de notre respect à tous nos maîtres dans les hôpitaux. S

Nous remercions MM. Nicaise, Gingeot, Maygrier, ainsi que MM. Jalaguier, Campenon, Routier, Picqué, Bazy et Ricard, chirurgiens des hôpitaux, dont, comme externe du Bureau Central, nous avons eu les trop courts enseignements.

Que M. Legroux, en qui nous avons toujours trouvé le plus bienveillant des maîtres et qui nous a encouragé dans ce travail, veuille bien agréer le témoignage de notre profonde reconnaissance.

Nous prions MM. les professeurs Jaccoud et Le Dentu, dont nous avons eu aussi l'honneur d’être l'élève, d’accepter nos remerciements pour les excellents enseignements que nous avons puisés à leurs savantes cliniques.

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