‹ Contribution à l'étude de la tuberculose externe du chat: essais de traitement par la dihydrostreptomycineChapitre 25 sur 32 · ROBE · texte numérisé non relu

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mois pour eczéma et qu'il est soumis à un traitement intensif de

-pénicilline depuis un mois (200.000 U.O. par jour) avec sulfamido-

thérapie locale. Pour son âge, l’animal est dans un état de santé excellent, très gras, beau poil lustré, excellent appétit. Température normale. A quoi donc attribuer cette plaie ulcérieuse, refusant de cicatriser, se recouvrant d’une légère croûte que l’animal arrache aussitôt avec ses griffes une fois tous les deux jours ? Nous pensons immédiatement à la tuberculose cutanée. Toutefois, la propriétaire refuse la tuberculination, de peur que celle-ci se révèle positive et qu’elle doive sacrifier l’animal. On institue donc un traitement au sirop de phénergan et exométhionamine locale. Ce dernier semble donner une amélioration, mais elle n’est que passagère, et vu les résultats obtenus, nous insistons pour tuberculiner la chatte en laissant entrevoir à sa propriétaire que, si elle ne veut pas la sacrifier en cas de réaction positive, on essayera un traitement à la streptomycine.

La tuberculination est donc faite et se révèle positive, tandis que des frottis colorés par la méthode de Ziehl avec l’exsudat de la plaie montrent des B.K. caractéristiques. Le diagnostic ne fait donc plus de doute et nous injectons 10 cgr. de streptomycine matin et soir seulement, tandis que nous demandons à la propriétaire de tamponner la plaie 4 à 5 fois par jour avec une solution de streptomycine renouvelée tous les $ jours (4 cm* de sérum physiologique pour 1 gr.), en lui recommandant de n’en point mettre dans l'œil. Le résultat est spectaculaire, car au bout de cinq jours, les dimensions sont déjà ramenées à celles d’urie pièce de 2 francs ($ francs initialement) et en 16 jours exactement, la plaie est complètement guérie.

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