INTRODUCTION
. Quelques mois après le Congrès international de Madrid un malade se présentait à la consultation ophtalmologique de l’Hôtel-Dieu à Toulouse. On porta le diagnostic d’irido-cyclite tuberculeuse. Un travail intéressant avait été publié en 1919 dans ce même sens sur un point particulier de la question. Il s'agissait de la thèse de Corbin faite sous la direction du Professeur Fraenkel à propos d’une observation de tuberculose irido-ciliaire. Moins heureux que notre aîné, nous ne pouvons publier ici d’observation, par suite du départ inopiné de notre malade.
Sur les conseils de notre maître, le Professeur Gorse, nous avons fait quand même les recherches bibliographiques concernant ce chapitre de la tuberculose.
La question pathogénique et clinique paraissait avoir atteint une stabilité relative ; la thérapeutique au contraire, bénéficiait sans cesse des leçons de nouvelles expériences. Un autre point attira aussi notre attention : la multiplicité des études partielles poussées contrastait avec l’absence d’un travail simple synthétisant leurs conclusions essentielles.
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Comme nous en faisions la remarque à notre maitre, celui-ci nous conseilla de profiter de nos efforts pour tenter de combler cette lacune. Il ne nous dissimula pas l’ingratitude de la tâche qui pourrait paraître peu originale, ou superficielle et incomplète à ceux qui ignorent la diversité, l'étendue et la perpétuelle évolution du sujet choisi. À
Néanmoins la tuberculose irienne présente un tel intérêt que le choix de cette étude est justifié. Comme on le verra dans le chapitre suivant, cette maladie était à peu près inconnue il y a trente ans. En face d’une iritis on hésitait toujours entre l’étiologie syphilitique et rhumatismale. A l'heure actuelle, grâce aux progrès réalisés, la question d’une étiologie tuberculeuse possible doit être posée chaque fois que l’on se trouve en présence d’une affection irienne.
Nous avons divisé notre étude en plusieurs chapitres d'importance inégale. Dans un bref historique nous citons les dates marquantes de l’évolution de ce point de pathologie oculaire et les noms de quelquesuns des chercheurs qui y contribuèrent.
Nous avons successivement examiné dans les chapitres suivants les aspects pathogéniques, anatomopathologiques et cliniques de la tuberculose iridociliaire, réservant un plus long développement aux divers moyens de traitement expérimentés dans cette affection.