‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose Primitive de l'UtérusChapitre 13 sur 39 · OE · texte numérisé non relu

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Le 15 avril, elle se représente, disant que depuis 10 jours elle a une bronchite qui l’a tenue au lit avec fièvre, depuis lors elle a perdu toutes forces et tout appétit.

À la percussion, matité complète au sommet gauche en avant et en arrière.

A l’auscultation on entend des craquements: humides en avant et en arrière.

La malade tousse beaucoup surtout la nuit et son expectoration est muco-purulente. En même temps l’aspect général s’est modifié et actuellement il est presque cachectique. L’ulcération du col va bien. La malade rentre à l’hôpital. Rien dans les plèvres, rien dans le péritoine.

Le 25 avril, l’état s’est notablement amélioré. La malade demande à quitter l'hôpital, ce qu’elle fait le 10 mai, présentant toujours les mêmes signes stéthoscopiques, mais ayant un état général bien meilleur.

L'examen bacillaire des crachats laisse voir de nombreux bacilles, de même que le pus de l’ulcération du col qui est de nouveau examiné. Mais cette fois ils sont bien moins nombreux que lors du premier examen.

L'auteur a cherché à se rendre compte de l’état des organes génitaux du mari de cette femme. [ndividu vigoureux. Ni syphilis, ni blennorrhagie. Poumons sains, mais l’épididyme gauche présente près de sa queue deux noyaux durs, du volume d’un pois, tout à fait isolés et très nets. Le malade dit ne s’en être jamais aperçu.

M. Boulfre termine par les réflexions qui suivent :

« En résumé le mari épouse une femme saine, il a avant « et depuis son mariage un écoulement uréthral de nature

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« tuberculeuse très probablement. Ce n’est qu'après 6 ans « de mariage qu’une ulcération se forme sur le col uté- « rin de la femme et seulement un an et quelques mois « après l'apparition de cette ulcération cervicale qu'on « aperçoit chez elle des signes pulmonaires qui prennent un développement très rapide. »

2° Voie sanguine

Les bacilles peuvent pénétrer dans la circulation lymphatique et sanguine à différents niveaux : par inoculation cutanée ; par les poumons, les bacilles pouvant traverser les voies respiratoires sans y créer de tubercules ; par l'intestin (Behring et Calmette).

Il se peut qu'après être entrés dans la circulation les bacilles restent inoffensifs plus ou moins de temps et que, à la faveur de certaines circonstances mettant l'utérus en état de moindre résistance, ils déterminent en cet endroit des foyers de tuberculose primitive.

Il faut mentionner ici la conception de Simmonds (1910), sur l’apparition de la tuberculose par suite d’éliminations : Les bacilles de Koch apportés par le sang sont, d’après lui, éliminés par les muqueuses tubaires et utérines et provoquent en ces points une desquamation épithéliale avec un simple catarrhe ; quelques temps après la lésion gagne la profondeur en y produisant des lésions typiques.

La pénétration par voie artérielle pourra se faire

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