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par la voie des artères utérines, ovariennes, et par: l'artère du ligament rond. Le col utérin est relativement peu vascularisé, à ce niveau « les deux bran- « ches artérielles sont écartées l’une de l’autre, de « Lelle sorte qu’une déchirure latérale peut se produire sans hémorragie, les artères restent primitivement superficielles, semblant se donner la main « d’un côté à l’autre ». En un mot « le col est en- « touré par ses vaisseaux, le corps en est pénétré. » (Farabœuf).
Ce moindre degré de vascularisation du col, doit, nous semble-t-il, diminuer les chances d'apport du bacille par voie sanguine. Peut-être faut-il voir là un des facteurs expliquant la rareté relative de la tuberculose du col par rapport à celle du corps.
La contamination par voie veineuse est d'autant plus possible qu'il existe des communications unissant le tractus veineux génital à la circulation rectale et à la circulation porte par l'intermédiaire des
veines retziennes.
Voie lymphatique
Hegar a signalé la pénétration du bacille par voie lymphatique à la faveur d’une plaie du vagin.
À ne considérer qu’un sujet normal il est peu probable qu’un bacille franchissant la barrière intestinale puisse arriver aux organes génitaux. Même en admettant la possibilité d'une circulation récurrente
de PU en Eng EL CNE Er
les bacilles de Koch ne sauraient aller bien loin et seraient arrêtés par les nombreux ganglions interposés sur le trajet lymphatique.
Mais il est des sujets qui présentent des adhérences utéropelviennes composées comme le dit Poirier « d’un admirable réseau lymphatique » et dans ces Cas il peut exister une continuité entre vaisseaux blancs utérins et rectaux sans interposition ganglionnaire. :
Les lésions inflammatoires des organes génitaux internes aboutissent par un processus de guérison spontanée à la formation d’adhérences englobant le rectum, l'utérus et ses annexes. Ces fibroses périmétro-rectales seraient dues le plus souvent à des affections génitales primitives presque toujours de nature puerpérale ou gonnococcique. Les brides qui les constituent sont formées par des fibres conjonc- : tives au milieu desquelles est compris un riche réseau de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Ce tissu qui présente des analogies avec le tissu cicatriciel pénètre très souvent la musculeuse rectale et arrive quelquefois jusqu'à la muqueuse. Dans d’autres cas ce processus fibreux et vasculaire serait dû à des déviations utérines et en particulier à la rétrodéviation et à la rétroversion, les rétrodéviations adhérentes sont en effet très fréquentes.
Quelle que soit leur origine on conçoit l'importance de ces néoformations, créant une communication entre les plexus lymphatiques et sanguins de la portion terminale de l'intestin et les organes génitaux internes. ;
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Il nous semble logique d'admettre que des bacilles de Koch pénétrant au niveau de la muqueuse intestinale puissent, à la faveur de ces brides fibro vasculaires, aller créer des lésions tuberculeuses dans l’utérus ; le fait nous paraît d'autant plus possible que la même réaction inflammatoire génitale qui aura déterminé la formation de ces adhérences, créera du côté de l’utérus une réceptivité plus grande à une infection secondaire, en l’espèce à l'infection tuberculeuse.
Les voies lymphatiques et sanguines sont d’ailleurs en connexion intime. Des expériences précises de Nocard et Leclainche montrent que les bacilles introduits dans les veines ne séjournent pas longtemps dans la grande circulation. On comprend alors pourquoi nombre de bacilles réfugiés dans le système lymphatique, car c’est lui qui est alors en jeu, puissent après pénétration dans la voie sanguine poursuivre lentement leur œuvre. C’est vraisemblablement de ce mode d'infection que relèvent un grand nombre de tuberculoses primitives, créant ce que le professeur Amann, de Munich, appelle « forme cryptogénique ».
Causes prédisposantes
Premières règles. Premiers rapports sexuels. — Divers auteurs ont incriminé sans preuves bien convaincantes les premières règles et les premiers rap-