‹ Contribution à l'Étude de la Tuberculose Primitive de l'UtérusChapitre 28 sur 39 · OBSERVATION XV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XV

Tuberculose primitive de l’utérus. Péritonite et lésions tuberbuleuses diverses secondaires

(D° Adenot)

M J. S.., 17 ans, demeurant à Lyon, entre le 18 septembre 1897 dans la salle Ste-Anne, à l’Hôtel-Dieu.

Antécédents héréditaires tuberculeux. Père mort d’affection pulmonaire suspecte. Mère bien portante. Quatre frères dont deux sont morts. L'un de tuberculose pulmonaire. L'autre de la rage.

Dans les antécédents personnels aucune maladie grave, jamais de bronchite ni d’hémoptysie.

st DR ==

Réglée à 13 ans, d’une façon normale. En juillet 1897, deux mois avant son entrée, fut prise brusquement de douleurs au ventre et dut cesser son travail pendant 15 jours et garder le lit pendant les 8 premiers jours. I y a 6 jours ces mêmes phénomènes douloureux se montrèrent soudain avec une intensité plus grande, elle se remit au lit. La douleur se généralisa rapidement à tout l'abdomen et au moment où elle est examinée à l'hôpital les malaises douloureux ne prédominent pas d’un côté ou de l’autre du ventre, la douleur est généralisée, sourde, tolérable.

La palpation ne paraît pas exagérer beaucoup la douleur, mais l’examen est difficile car les muscles de la paroi abdominale se défendent énergiquement. Il n’existe ni vomissements, ni nausées, anorexie profonde. Diarrhée habituelle depuis plusieurs semaines remplacée par de la constipation depuis 4 jours. Amaigrissement considérable, adynamie prononcée, matité en damier irrégulèrement disséminée. Sensation de flot. Les culs de sacs vaginaux ne présentent rien de particulier. L’utérus est en position normale et indépendant de la masse abdominale. Pas de fièvre. Leucorrhée légère.

Aux poumons légère submatité de côté droit. Au sommet, pas de signes évidents de ramollissement.

En résumé, tuberculose péritonéale ascitique. Laparotomie. Amélioration, mais la plaie reste fistuleuse et donne lieu à un écoulement d’un pus très fétide au point qu’on soupçonna une communication de l'intestin avec le foyer purulent. La tuberculose pulmonaire augmenta, l’état général devint de plus en plus mauvais et la malade meurt le 4 novembre 1897 deux mois après l'opération.

Page 1