‹ Contribution à l'étude de la tuberculose primitive de la trachéeChapitre 10 sur 24 · DNS? LIRE · texte numérisé non relu

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Le 20 janvier 1809, elle entre à l'hôpital de la Charité.

La malade a une respiration sifflante avec menaces de suffocation, et rapporte sa gêne à la partie inférieure du sternum. Son expectoration est liquide, visqueuse et filante. Sa voix est rauque sans être voilée. On note l’irrégularité des deux pouls. À la fin de janvier, la malade ne pouvait plus rester dans le décubitus horizontal et est constamment assise dans son lit, le corps penché en avant. Auparavant, elle ne prenait cette position que durant les exacerbations de la dyspnée. Sa gêne respiratoire augmente à chaque mouvement. Elle meurt le 10 février, dans un accès de suffocation.

A l’'autopsie : On ne trouve aucune lésion du cœur ni des vaisseaux. Le larynx est sain ainsi que les deux tiers supérieurs de la trachée. La partie inférieure de la trachée est remplie d’un pus jaune et épais. Au-dessus de la bifurcation de la trachée, on voit une grande ulcération de deux pouces de hauteur et se terminant à l’origine des bronches et occupant toute la circonférence du conduit. La muqueuse était ulcérée, même détruite, dans quelques endroits où l’on apercevait les anneaux cartilagineux. Les bords de cet ulcère étaient à peine marqués et le fond d’une couleur rougeâtre. On ne trouve pas d’ulcérations dans les bronches qui étaient remplies de pus.

L'examen des poumons révéla ni tubercules, ni ulcérations, ni aucune trace de lésions qui constituent la phtisie pulmonaire.

Observation publiée par M. le Docteur Valette (dans sa thèse).

Mme B..., âgée de 45 ans, se présente à la consultation de l’hôpital Necker, le 25 juillet 1888, et elle est admise dans le service de M. Kigal.

Son interrogatoire ne nous donne aucun renseignement

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