‹ Contribution à l'étude de la tuberculose primitive de la trachéeChapitre 8 sur 24 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

En 1810, J.-B. Cayol a soutenu sa thèse « Recherches sur la phtisie trachéale ». Son travail a une valeur incontestable étant le premier écrit sur ce sujet, et a permis d’individualiser la phtisie de la trachée des affections du larynx et des poumons, en décrivant l’étiologie, la symptomatologie et les lésions pathologiques qui lui sont particulières.

Dans les écrits anciens, on ne trouve en effet rien qui se rapporte directement et spécialement aux affections de la trachée artère. Hippocrate, Arétée de Cappadoce, Celse, Caelius-Aurelianus, Alexandre de Tralles font bien quelques allusions aux ulcérations de la trachée, mais le peu qu’ils en disent montre qu’ils en confondaient les symptômes avec ceux de la phtisie pulmonaire ou laryngée.

Dans les deux cas qu’il cite, Galien s’est trompé sur la nature véritable des maladies qu’il a observées : les symptômes, si imparfaitement décrits qu’ils fussent, semblent en effet se rapporter à des affections inflammatoires aiguës des voies aériennes. C’est pourquoi, il guérit aisément les ulcérations de la trachée grâce « aux médicaments qui pénètrent dans la trachée sous forme de rosée pourvu que le malade ait soin de les avaler très lentement et de rester

Page 1