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également un mémoire de Linarth, 1857, où ce dernier auteur après avoir cité plusieurs cas d’abcès froids, leur attribue une origine tuberculeuse et recommande comme traitement tes injections 1odées.
De 1886 à nos jours, observations et travaux sont plus nombreux, mais restent rares néanmoins. Au Congrès de chirurgie de 1891, Delorme et Reverdin font sur la Tuberculose primitive du muscle, une communication appuyée de plusieurs observations. En 1893, Lantz et de Quervain, dans un mémoire important, qu'ils intitulent : « Tuberculose hématogène du muscle », à propos de huit observations nouvelles, étudient très longuement l’anatomie pathologique el la symptomatologie de cette rare affection Le Dentu et Reclus, chacun dans leur Traité de pathologie externe, lui consacrent un court chapitre. En 1897, thèses de Grout et d’'Hémery sur ce sujet. En 1899, observation de Lejars. En 1901, thèse de Plantard, qui résume tous Îles travaux antérieurs, et rassemble trente observations de tuberculose musculaire primitive.
De 1901 à nos jours, on ne trouve guère que les obser-
valions de Kummer (Revue de la Suisse Romane, 1902) : les articles de Derscheïd dans la Policlinique de Bruxelles et la Revue internal. de la Tuberculose, une observation d'Abadie, provenant du service du prof. Forgue, dans le
Montpellier Médical (1903) : une excellente monographie:
de Lejars dans la Semaine Médicale, 1904. Poneet publie un nouveau cas de {tuberculose primitive du muscle dans le Lyon Médical de 1905 ; en ‘1906, paraît dans le Bulletin de la Société d'anatomie, une observation d'Alglave, « Un cas de kyste tuberculeux musculaire dutriceps brachial ». À ce lableau, il faut joindre une thèse de Dez (1906),
élève de Poncel, «sur le rhumatisme musculaire tuber-
culeux ». Quant aux formes cirrhotiques telles que celle
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de l'observation précédente, les cas en sont infiniment rares, Delorme, Morestin, Abadie seuls en rapportent des. cas bien caractérisés. ;
En somme, peu d'observations, peu de travaux sur la tuberculose primitive du muscle. C’est une affection qui reste fort rare? À quoi cela tient-il ? Nocard prétend que le muscle, par sa rapide circulation, n'offre au bacille de Koch que fort peu de prise. Lejars, se basant sur des travaux de Richet, avance que le muscle est un milieu nocif pour ce bacille, et que lingestion de sue museulatre où de muscle, alimentaire ou expérimental, serait un excellent moyen de combattre la tuberculose. Cette dernière assertion paraît fondée, si l’on se rappelle qu'un des meilleurs traitements de la tuberculose c’est la suralimen- Lalion par la viande crue, et que lingestion de viandes d'animaux tuberculeux n’a jamais donné la tuberculose.