‹ Contribution à l'étude de la tuberculose primitive des muscles striésChapitre 42 sur 48 · OBSERVATION XXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXX

Tubercules de la cuisse et du mollet

(Kirmisson. Communication à l’Académie de Médecine).

Enfant de 10 ans, atteint d'une arthrite mélalarso-phalangienne du petit orteil droit; la palpation des muscles de la cuisse et du mollet décela lexistence de peliles

rer tumeurs mobiles et fusiformes avec adénopathies inguinale, axillaire, sus-claviculaire, ete. Des nodosités semblables ne tardèrent pas à se montrer au niveau des muscles du tronc et des membres supérieurs.

L'ablation de deux de ces tumeurs permit de constater qu'elles étaient constituées par des nodules siégeant soit au milieu des fibres musculaires, soit dans le tissu conjonctif interstitiel. La plus grande partie de ces nodules était formée par des cellules épithélioïdes, au milieu desquelles ilexistait une ou deux cellules géantes ; mais dans aucun nodule on ne trouva de dégénérescence caséeuse. Il ne fut pas possible non plus d'y découvrir un seul bacille de Koch. Enfin, deux cobäyes, inoculés avec la pulpe d’une nodosité dilacérée, ne présentèrent pas de oranulations tuberculeuses.

Malgré le résultat négatif des inoculations et de l’examen bactériologique, Kirmisson estime, en s'appuyant sur la présence de cellules géantes et sur l'envahissement du système ganglionnaire, en même temps que sur les caractères de larthrite du pied, qu'il s’est agi, dans ce. cas, d’une myosite à foyers multiples tuberculeux.

OBSERVATION XXXI Tuberculose multiple des muscles Habermaäas (Thèse Plantard) Homme, o4ans, sans antécédents héréditaires ni personnels. Rien aux poumons. | Série de Lumeurs aux avant-bras, au bras gauche, à4a poitrine, à la cuisse droite, au niveau des lombes, ete., recouvertes par une peau normale, indolente, fixées par la contraction musculaire.

Les interventions süccessives montrent qu'elles siègent dans le issu musculaire. Il s'agissait de tuberculomes à

rot

centre caséeux. Examen microscopique confirmatif de la tuberculose. Guérison rapide des plaies opératoires, Mort avec phénomènes d'origine médullaire. Foyer purulent entre l'os et la dure-mère au niveau des vertèbres cervicales.

OBSERVATION XNXII

Tuberculose musculaire à foyers multiples (Lejars. Semaine médicule, 1901)

Homme, 51 ans, développement fortement charpenté, mais amaigri el pâle ; entre à l'hôpital le 27 mars 1904. à cause de tumeurs multiples.

Anlécédents personnels. Fluxion de poitrine ; depuis il tousse l'hiver. Depuis quelques mois sueurs nocturnes : quelquefois craquements au sommet.

Il y a 5 mois, sans cause apparente, apparaît à la face antéro-supérieure de la cuisse droite, un petit noyau qui grossit assez vite, atteint le volume d’un poing d'enfant, puis reste stationnaire Peu après, autre noyau à la partie supéro-interne de la cuisse gauche. Dix jours plus tard, autre noyau encore à la partie supéro externe de l'avant-bras droit, à développement rapide, qui se ramallit et rougit; quinze jours après, quatrième noyau au liers postéro-inférieur du bras gauche avec douleurs et gêne fonctionnelle.

Ces tumeurs n'adhéraient ni à la peau, ni au squelette, étaient manifestement intra-musculaires, les unes fluctuantes, les autres non.

Le 28 mars, exérèse en bloc de ces tumeurs. Les unes élaient ramollies, simples, tubereuleuses, les autres étaient des abeès froids.

Les plaies furent réunies par un surjel profond museulo-aponévrotique et une suture culanée.

NT QD 20

Examen histologique : à la fuchsine de Zielh on découvrit dans le pus de nombreux bacilles de Koch, car la tuberculose était récente et d'évolution rapide. Les coupes de la paroi des abeès froids intra-museculaires, après fixalion à l'alcool, inclusion à la paraffine et la coloration à l'hématéine-éosine-orangé, permirent de reconnaître ce qui suit : « On voit tout d’abord {en allant de dedans en dehors), une couche de tissu embryonnaire avec des follicules tuberculeux disséminés, et dont quelques uns contiennent des cellules géantes fort nettes. Cette première zone se continue au dehors avec une première couche fibreuse filtrée elle-même de cellules embryonnaires ; ces travées embryonnaires sont principalement disposées le long de vaisseaux, etces derniers sont épaissis et sclérosés. Au-delà, à la limite externe, on rencontre le tissu musculaire : les fibres les plus voisines de la zone fibreuse sont dégénérées, atrophiées, fragmentées, et même totalement

détruites par places ; les fibres musculaires reprennent

un aspect normal. » (Duclaux.;

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