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Si l’on examine une préparation à un faible grossissement, on constate à sa périphérie, dans le tissu conjonetif qui siège entre les fibres musculaires, une infiltration peu vasculaire de cellules rondes, embryonnaires, en voie de prolifération active. Ces cellules embryonnaires proliférées dissocient les faisceaux musculaires, d’abord dans le sens transversal, dans le sens de leur longueur en les écartant les uns des autres ; ensuite elles segmentent les fibres musculaires, en les sectionnant pour ainsi dire perpendiculairement à leur grand axe, arrivant ainsi à les détruire, à les faire disparaître d’une façon plus ou moins complète.
De la sorte, se forment au voisinage des vaisseaux des amas de cellules rondes, véritables nodules qui s'étalent, se réunissent, formant des placards volumineux de plus en plus.
En même temps que cette infiltration périvasculaire. el autour d'elle, on voit se produire une prolifération du
issu conjonctf interfasciculaire qui revêt d'abord un type :
muqueux, œdémateux, et qui évolue ensuite vers une véritable sclérose typique.
Ces deux ordres de lésions se combinent pour faire di paraître les fibres musculaires, qui sont de plus en plus désagrégées et détruites, à mesure que lon s'approche de la partie ramollie.
Au voisinage de lulcération, linfiltration nodulaire devient plus intense, plus diffuse et aboutit à une nécrose caséeuse avec effritement et uleération consécutive.
Si on examine la préparation à un plus fort grossissement, on constate que les foyers d'infiltration jeune qui
siègent à la périphérie sont constitués par des amas de cellules embryonnaires, lymphocytes ou cellules conjone-
lives jeunes, traversés par des vaisseaux à parois épaisses,