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indifférent d'être ou de ne pas êlre tuberculeux », ils ne disent pas assez, comme l’a fait ressortir M. le professeur Boinet dans un travail récent' et qui sert de base à cette thèse, que « des vieillards, considérés comme de simples » catarrheux et contre l’'expectorætion desquels on ne prend » aucune précaution, sont, en réalité, des luberculeux dont » les erachats bacillifères propagent d'autant mieux la » tuberculose que le danger de contamination n’est pas » soupçonné par l'entourage, ni souvent même par le » médecin ».
Le but de cette étude est donc de rechercher la proportion exacte des tubereuleux séniles dans les diverses statistiques et principalement dans celles des hôpitaux de Marseille, d'indiquer les formes anatomo-pathologiques et cliniques le plus fréquemment observées, d’insister ensuite sur les diffi-
cultés du diagnostic et sur les dangers de cette affection.
Cette thèse, très modeste, marque la fin de ma vie d’étudiant, de ces années que j'aurais voulues calmes et laborieuses, sous la direction de maîtres érudits et bienveillants, en compagnie de camarades agréables et dont quelques-uns m'ont témoigné une amitié si fraternelle. Dieu, qui m'a si durement frappé, n'en à pas jugé ainsi, el j'ai dû laisser partir à mes côtés ceux que j'aimais le plus au monde ; aussi n’ai je pas la force de prononcer ici ces paroles de confiance dans la vie qui forment la conclusion habituelle de ces avant-propos.
Je tiens cependant à remercier les Maîtres de l'Ecole de médecine et des hôpitaux de Marseille qui m'ont donné
1 Boinet; Fréquence et dangers de la tuberculose pulmonaire sénile, Marseille Médical, 15 août 1905.
UE l’enseignement de leur science et de leur expérience et principalement M. le professeur Boinet, à qui je dois l'idée première de cette thèse, les observations qu'elle contient; M. le professeur Arnaud, qui fut toujours pour moi un Maitre si parfait; M. Oddo, qui m'a fait l'honneur de m'’admettre dans son laboratoire ; MM. Boy-Teissier, Vidal, Treille Queirel, d’Astros, Joseph Arnaud, Michel, Villeneuve et Laget.
J'adresse enfin à mes camarades, dont la sympathie me fut si douce aux heures d’épreuve, un souvenir ému.