INTRODUCTION
La connaissance des lésions rénales provoquées par le bacilie de Koch, n’est pas de date récente, puisque dès 1840, Rayer, dans son traité des maladies des reins rapporte une observation de MorGAGni qui ne laisse aucun doute à ce sujet. Néanmoins sans vouloir faire ici l’historique de cette affection, nous croyons utile de signaler qu'elle n’est devenue classique qu'après les publications de Lancereaux en 1883 et de Guyon en 1885.
Grâce à l'étude anatomo-pathologique des diverses formes que produit la tubereulose sur les éléments rénaux, grâce aux perfectionnements apportés aux méthodes d'investigation elinique et nous signalerons particulièrement la pyéloscopie, le cadre des manifestations rénales vraiment dus au bacille de Koch s’est considérablement élargi.
A côté de la tuberculose rénale classique avec son tableau symptomatique d’hématurie, de pyurie, de douleur, de tumeur rénale, de signes vesicaux, d’altération de l'état général, sont venues peu à peu se ranger des
formes frustes, jusqu'alors méconnues et caractérisées
ET cie
par d'atténuation où même par la suppression toiaie d’un ou de plusieurs de ses signes.
Nous savons maintenant nous défier, quand nous rencontrons chez certains malades des symptomes isolés, tels les hematuries, les pyuries, les ‘douleurs, et nous pensons aussitôt à la forme clinique correspondante de la tuberculose rénale.
Toutes ces formes sont peu à peu, entrées dans le domaine clinique, elles sont sinon connues, du moins bien connues ; mais il en est encore d’autres qui, si elles ne sont point rigoureusement une nouveauté, n'ont pas été souvent signalées. Puisque si l’on consulte les documents relatifs à la tuberculose rénale, on est frappé du grand nombre de travaux qu'elle à provoqués, ainsi que des discussions vives, parfois passionnées qu’elle a suscitées dans les sociétés savantes, et si nous osons dire qu’on n'a pas assez insisté sur des formes cliniques à un seul symptôme, soit hématurie, soit pyurie, soit douleur et sans cytiste. Nous entendons par tuberculose rénale sans Cystite, des cas où par examen eystoscopique, nous n'avons trouvé aucune lésion vésicale.
Ainsi ici dans notre modeste travail, nous relevons quelques cas d'observation de tuberculose rénale ayant un symptôme dominant, seul symptôme comme hématurie, pyurie, douleur et sans cystite.
Nous décrirons ces trois formes hématurique, douloureuse, pyurique et leur diagnostic positif et différentiel, et nous ferons remarquer que les phénomènes de cystite c'est-à-dire, pollakiurie, douleur à la miction et de mé-
me les lésions vésicales sont absents.