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sie au catgut et fermeture à l’aide des fils d'argent de la paroi abdominale.
La malade va bien depuis cette dernière intervention.
Les urines émises sont redevenues normales; il n’y a presque plus de douleurs avant et pendant la miction ; la température reste à 36°5, 37° et l'état général de la maladeest des plus satisfaisants.
L'examen attentif des viscères pratiqué dès l'entrée de la malade à l'Hôtel-Dieu n’y a révélé l'existence d'aucune lésion ba-
cillaire appréciable.
Observation Il (inédite)
Recueillie dans le service de M. le Professeur Duplay. Hôtel- Dieu. Salle Saint-Jean lit n° 7.
Avee le concours de M. Je D: Clado.
Mme Y. M..…,25 ans, caissière. 5
Antéce lents héréditaires. — Parents bien portants. Grandmère morte d’une pneumonie.
Antéceédents personnels. — Rougeole à 2 ans.
Réglée à 12 ans 1/2. Les règles durent trois ou quatre jours, elles sont peu abondantes et ben douloureuses. Il y a dix ans, à l’âge do 10 ans, elle est entrée en qualité de caissière dans une maison de commerce, où elle était assise toute la journée. Sa santé était excellente jusqu'à il y a trois aus. Son emploi l'ayant beaucoup fatiguée, elle consulta un médecin qui ordon-
na des douches, 5 : HS
DS
Quelque temps avant de commencer le traitement hydrothérapique, elle sentait par moment des douleurs sourdes dans le bas ventre ; elle continuait néanmoins à travailler. Quelques mois après, elle commença à avoir des troubles de la miction du ténesme vésical, l’obligeant à uriner toutes les trois heures.
I y a un an 1/2 pour la première fois elle remarqua que: parfois à la fin de chaque miction une ou deux gouttes de sang tombaïent dans le vase. Elle était à ce moment bien réglée, n’éprouvant au moment des menstrues que de légères douleurs rénales. :
Son ténesme vésical fut persistant et ne subil aucune amélioration.
Au mois d'avril 1897, au moment de ses règles, après son ma-
riage, elle remarqua que le säng d'ordinaire clair était beau-
coup plus foncé que d'habitude. Elle s’aperçut en outre qu’elle
urinait du sang et que l'urine laissait un dépôt épais d’une coloration rouge noirâtre. La teinte de l’urine était uniforme à la fin et au commencement de chaque miction. On lui prescrivit des capsules de térébenthine et le régime lacté.
La santé de la malade s'étant beaucoup altérée et les phénomènes vésicaux s’accentuant, on manda M. le docteur Clado qui pratiqua la cystoscopie et conseilla l'opération.
Celle-ci fut pratiquée le 12 juin. La malade se trouva très améliorée pendant les 2 ou 3 semaines qui suivirent l'intervention. \ais bientôt son ‘tab empira, ses règles ne parurent plus. Au commencement de septembre elle ressentit dans la région lombaire droite des douleurs sourdes et continues en même
temps que sa santé faiblissait ; elle était prise d’accès fébriles au
- cours desquels la température atleignait 40°,
Get état grave dura une quinzaine de jours puis après une 1égère rémission elle se décida à entrer à l’Hôtel-Dieu, salle St- Jeans litneE. :
Le 11 octobre, M. le docteur Clado pratique la néphrotomie qui donne issue à une grande quantité de pus fétide, 3 jours après l'opération, elle éprouva un mieux sensible et l’étal général s’améliora rapidement.
C'est le 7 novembre seulement que l’on procéda à la fermeture de la fistule vésicale qui persistait depuis la première intervention.
Elle quitta l'hôpital assez bien portante. Jusqu'au 4 décembre elle garda le lit, puis se leva et constata la réapparition de ses règles. |
Actuellement, depuis le mois de décembre, elle porte une fistule rénale persistante. Son état général est bon, il n’y a plus ni douleurs au momentdes miclions, ni hématurie,
La cystoscopie pratiqué le 5 juin a montré l’existence d’une ulcération de la largeur d’une pièce de 1 franc, paraissant assez profonde et siégeant en arrière de l’ostium uréthral droit. L'ulcération était couverte de fongosités et paraissait assez profonde. Le reste de la muqueuse vésicaie était congestionné et présentait un aspect tomenteux sans qu'il s'en dé'achät des fongosités ou des saillies papillaires.
Le cystoscope n’a décelé nulle part des granulations grises, ou des nodules tuberculeux. Sans la présence de bacilles constatée par le microscope dans les urines, il eût été difficile d'établir le diagnostic de tuberculose.
En présent de l'inanité des traitements médieaux successive-
ment institués, on décida l'opération que légitimaient les dous
leurs vives, les hématuries persistantes et l’amaigrissement progressif de la malade.
Le rein du côté droit était un peu douloureux à la palpation et un peu augmenté de volume. Suivant l’enseignement de M. le professeur Guyon, M. le docteur Clado pensa qu'une fois la vessie mise au repos les phénomènes de pyélonéphrite céderaient rapidement.
La vessie ouverte, on eut sous les yeux les altérations de la muqueuse vésicale, déjà constatée avec le cystoscope. La muqueuse était irrégulière, garnie de petites bouclures formées par une hypertrophie partielle de la muqueuse. L'ulcération du bas-fond quoique assez profonde paraîl encore plus excavée à cause de l'hyperthrophie périphérique de la muqueuse. Autour du col vésicäl, il existe des granulations grisâtres, petiles et
confluentes, dans la demi-circonférence inférieure du col.
On extirpe avec la curette, aussi profondément que possible, les fongosités, en commençant par l’ulcération; un doigt introduit dans le vagin aseptisé sert de guide, en indiquant que l’ulcération ne dépasse pas en profondeur l'épaisseur de la cloison vésico-vaginale. On n'arrête le grattage des tissus malades, que lorsque Von entend les tissus crier sous la curette. On a procédé ensuite au râclage de toute la surface interne de la vessie en insistant surtout sur la région cervicale.
La vessie suspendue à la paroi abdominale fut tamponnée les
premiers jours avec de la gaze 1odoformée et drainée avec la
sonde de Pezzer par l’urèthre. Après le tamponnement la vessie
fut traitée avec des lavages au sublimé et au sulfate de cuivre
alternativem ent.
Le résultat de l’opération fut remarquable. Dès le lendemain,
la température un peu élevée avant l'opération descendit à la
TE normale, les troubles fonctionnels disparurent. L'état général s'améliora peu à peu jusqu'au mois de septembre où apparurent des manifestations rénales.
La fistule sus-pubienne persista longtemps laissant écouler
un peu d'urine, on ne dut la fermer que plus tard comme nous-
l'avons vu.
En septembre et en novembre, la malade présentait des signes de pyonéphrose ascendante avec pyurie trouble. Dans la région lombairè droite, il s'était développé une tumeur du volume des 2 poings et se dirigeant vers le côté interne de la fosseiliaque. < |
La tumeur était douloureuse à la pression et obscurément fuctuante.
L'état général était redevenu mauvais et la températureavait atteint 40°. Le diagnostic de pyonéphrose tubereuleuse parut alors fort probable.
La malade entra à l'Hôtel-Dieu et la néphrotomiefut pratiqué par M. le D: Clado le 11 octobre.
Le rein incisé sur son bord convexe jusqu’au bassinet laissa écoulerune grande quantité de pus grisâtre, fétide. L'uretère dilaté ne put être cathétérisé malgré de nombreusestentatives avec une sonde molle et une sonde demi-rigide.
Les suites opératoires ne présentèrent rien de particulier. L'état de la malade s'éméliora, et 3 semaines après, elle put se lever. Depuis, ila persis’ é une fistule rénale; mais la malade a engraissé, a repris de l'embonpoint et ne présente du cô!é de ses urines qu’un dépôt insignifiant.
Le pus venant de la néphrotoimie ne contenaient pas de hacil-
les. Dans les urines actuelles on n’en trouve plus.