PR VS
Tube digestif. — L'anorexie est presque constante, cependant quelques observations, celles de Courtaux, relatent la boulimie. Assez souvent cette boulimie est constatée; et le peu d’appétit rencontré chez les malades doit être attribué aux maux de tête intolérables plutôt qu'à leur état de tuphos. La soif est intense. L’abdomen est tendu, ballonné. Souvent il existe de la constipation ou de la diarrhée, et les phénomènes abdominaux ne sont pas rares, mais ils ne revêtent jamais une très grande intensité.
Les selles sont quelquefois liquides, glaireuses à l'apparition de la roséole.
L'examen des selles (Carrière) dévoile la présence de cristaux de cholesterine, de débris épithéliaux et de lobules graisseux. Les sels biliaires y sont en grande quantité. On trouve presque toujours du coli-bacille jamais on n’y trouva l’Eberth.
L'hémorragie et la perforation intestinales n'ont jamais été notées au cours de la typhose syphilitique.
La rate est toujours grosse, tuméfiée, contrairement à l’assertion d’un grand nombre d’auteurs. C’est à notre avis un fait constant, retrouvé du reste dans beaucoup d'observations.
Le foie est volumineux et déborde généralement le rebord costal de deux ou trois travers de doigt. Son fonctionnement est défectueux et Carrière a pu y décéler le syndrome urologique révélateur : « glycosurie alimentaire, urobilinurie, hypertoxicité urinaire »; le syndrome persistait après la disparition de la typhose.
MÉPSQRES
Appareil respiratoire. — Ici rien de particulier ne mérite d’être noté en dehors de la fréquence de la respiration.
Appareil circulatoire. — En dehors de l'élévation du pouls déjà cité et des intermittences, rien de particulier. La tension artérielle est très variable, lhypoglobulie est : très marquée (3 millions de G. R.), la teneur en hémoglobine est très diminuée (35 %). La coagulation est retardée. Le nombre des hématoblastes est au-dessus de la normale. Le nombre des leucocytes augmente au contraire, et va jusqu’à 11 et 15.000 : ce sont les lÿmphocytes qui dominent (49 %) puis les mononucléaires (15 %). Le nombre des éosinophiles est augmenté (6 %).
Les ganglions sont généralement hypertrophiés ; cette hypertrophie se fait sentir à la nuque, à l’aine, dans les aisselles et aux épitrochlées.
Examen des urines. — Elles sont peu abondantes ; fort colorées (urines fébriles).
La toxicité est très forte.
Enfin, notons, pour terminer, souvent des sueurs profuses, accompagnées de miliaire, et cela en telle abondance que parfois on a pu penser à la suette miliaire.
2° Les phénomènes d’adynamie. — Ce sont eux qui dominent la scène. Les malades sont dans un état d’abattement profond, de somnolence continuelle dont ils ne sortent que pour se plaindre de leurs maux de