‹ Contribution à l'étude de la Typhose SyphilitiqueChapitre 15 sur 37 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

SYMPTOMATOGIE

La symptomatologie revêt une allure “bien particulière ; nous nous baserons pour l’établir sur les observations parues jusqu'à ce jour, sur les commentaires des auteurs etenfin sur nos trois observations vraiment typiques. Cette symptomatologie sera établie en dehors de tous les accidents syphilitiques dont nous ne parlerons qu’au moment du diagnostic et de l’évolution de la typhose syphilitique .

Nous grouperons ces symptômes sous deux chefs

principaux :

1° L'état fébrile.

2 Les phénomènes d'adynamie

1° L'état fébrile. — Le thermomètre accuse une température de 39 à 395, avec oscillation d'un degré

environ.

Robes

Le pouls varie entre 110 et 120. Quelques rares observations, et en particulier une de Morin, indiquent un pouls qui ne dépasse pas 100 pulsations ; mais d'habitude il est supérieur à ce nombre et varie de même que la température entre les deux chiffres précités. Il est d'habitude plein, bien frappé, et ne présente pas de dicrotisme; quelquefois quelques intermittences, signe de défaillance cardiaque due aux toxines des microorganismes de la syphilis agissant directement soit sur l’innervation soit sur la musculature cardiaque.

La langue est blanche, souvent saburrale, mais ne présentant pas toujours un aspect identique. Nous avons deux fois rencontré une langue sèche, rôtie comme chez les typhiques vrais et l'autre fois une langue simplement chargée. Les classiques n’attachent pas du reste une grande importance à son aspect.

La céphalée est considérable, souvent à prédominance nocturne ; elle revêt une ténacité et une violence sur laquelle nous estimons qu'il convient tout particulièrement d’insister. Cette céphalée est si vive qu'elle ne laisse aux malades aucune minute de repos ; leurs plaintes sont de tous les instants, les nuits sont longues, excessivement pénibles, car la céphalée augmente alors au point de les faire crier continuellement. La peau est chaude, mais elle n'est pas sèche et brülante (Morin). Il n’y a que très rarement des épistaxis. Il est rare de rencontrer des foyers de râles bronchitiques ou congestifs.

Passons en revue rapidement les troubles relevés habituellement au niveau des différents appareils.

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