‹ Contribution à l'étude de la Typhose SyphilitiqueChapitre 28 sur 37 · LEA · texte numérisé non relu

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qu’elle soit négative (Citron, Joltrain, Boas); jusqu'alors la toxine n’est pas encore répandue dans le sérum puisqu'elle est sur les globules rouges suivant la théorie exprimée par Boas. Dans des cas comme ceux dont nous nous occupons actuellement il est donc sage de ne tenir compte de la réaction de Wassermann que dans de très faibles proportions et ceci jusqu’à plus ample information sur cette méthode qui entre maintenant dans son étude critique.

6° L'apparition des accidents syphilitiques a une importance bien compréhensible ; c’est en réalité presque toujours elle qui a permis de poser le diagnostic et dicté l'intervention thérapeutique immédiate. Ces accidents sont la roséole maculeuse ou papuleuse, et les accidents muqueux. La roséole est facilement découverte la plupart du temps en recherchant les taches rosées pour établir le diagnostic de fièvre éberthienne à laquelle fait songer le tuphos profond des malades.

Disons enfin pour terminer que différents signes peuvent à eux seuls confirmer notre diagnostic et signer en quelque sorte la nature syphilitique de l'affection : trois éventualités peuvent en effet se produire à la suite de l'institution du traitement spécifique :

a) Ou bien il se prodnit une chute brusque de la température. (Elle s’est produite au 2° jour dans notre 2° observation).

b) Ou bien il se produit une brusque poussée thermique le soir même de l'institution du traitement (voir observation T).

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c) Ou bien enfin il peut se produire une réaction d'Herxheimer typique avec élévation de la température, symptômes généraux plus ou moins graves, et exagération des lésions cutanées.

FE Diagnostic différentiel

Nous devons donc retenir de notre diagnostic positif quelques points capitaux : la non-dissociation du pouls et de la température, la céphalée d'ordre particulier, la négativité du séro-diagnostic de Widal. Il nous faut maintenant passer en revue les différentes affections qui pourraient donner le change et qui sont susceptitibles d’avoir un pouls élevé avec température haute, de causer une céphalée vive, d’avoir un séro-diagnostic négatif et de ne présenter aucune localisation viscérale permettant d’étayer le diagnostic.

1° La période prééruptive des fièvres éruptives peut parfois prêter à confusion ; mais la notion d’épidémicité, de contagion, l'apparition de l'exanthème ou d’un

“rash font faire le diagnostic.

2° La grippe peut quelquefois donner le change, mais son allure particulière permet de la diagnostiquer rapidement.

3° La Psitlacose par son caractère épidémique est d’un diagnotic ordinairement facile. A l'auscultation du poumon on note d'autre part des manifestations pulmonaires qui fixent le diagnostic ; et enfin si celui-ci

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est encore incertain, un examen bactériologique du sang lève toute hésitation.

4 La granulie voit son diagnostic souvent établi par la ponction lombaire ou la trouvaille d’un foyer bacillaire ou par une investigation habile dans les antécédents, enfin l’évolution rapide met sur la voie du diagnostic.

5° La typho-bacillose présente certes un diagnostic plus délicat, souvent fort difficile à établir, ce sont encore les antécédents, l’évolution de la maladie, la recherche du Bacille de Koch dans le sang qui étayerait le diagnostic.

6° Citons encore les formes méningées atténuées de la maladie de Heine-Medin (Hutinel), le typhus récurrent diagnostiqué par la recherche du spirille d'Obermayer.

7° La Malaria, dont la courbe de température a une allure si particulière et qui peut encore être diagnostiquée par la recherche dans le sang de lhématozoaire de Laveran.

Restent les deux affections avec lesquelles peut être confondue, le plus facilement, le plus couramment, toujours pour ainsi dire, car c’est l'erreur obligatoire, la typhose syphilitique ; nous voulons parler de la fièvre typhoide et des infections à paratyphoïdes. Nous résumons ce diagnostic en un tableau schématique qui fera d'un seul coup comprendre tout le diagnostic différentiel et pour lequel nous nous inspirerons du reste du tableau établi par Fournier. |

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Fièvre typhoïde

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