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4 L'absence de positivité de la réaction de Widal a une grande importance surtout si la maladie est à son deuxième septennaire. Mais il faut être très sévère dans son appréciation. Sa positivité doit être bien nette, bien précise ; il faut qu'elle soit positive au 1/25° ou au 1/50° et que l'agglutination soit rapide, il ne faut pas admettre une réaction au 1/10° comme positive, surtout que les réactions humorales produites par l'infection syphilitique peuvent être suffisantes pour produire une agglutination atténuée. Sa positivité bien nette, bien précise doit faire poser le diagnostic de typhoïde. Mais il n'en est pas de même de sa négativité, surtout qu'il est à l'ordre du jour de parler de séro-réaction retardée (Havet. Th. Paris. 1913).
5° La réaction de Wassermann peut-elle nous être de quelque secours ? C’est là une question bien délicate. En effet, un malade présentant un état typhoïde douteux peut être en puissance d’une syphilis ignorée de date ancienne et présenter une réaction de Wassermann positive qui fera errer le diagnostic. D'autre part, devons-nous dans des cas comme ceux-là attacher une importance capitale à la réaction de Wassermann et un typhoïdique non syphilitique n'est-il pas susceptible d’avoir un Wassermann positif ?
La réaction de Wassermann est bien positive dans la scarlatine et la lèpre et les derniers travaux de Nicolas et Gaté laissent planer un doute sérieux sur sa spécificité. Enfin, même chez un syphilitique, il existe toute une période où elle peut être négative et c'est justement à cette période d’invasion qu'il arrive parfois