‹ Contribution à l'étude de la Typhose SyphilitiqueChapitre 3 sur 37 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de notre séjour dans la clinique médicale de MM. les Professeurs P. Spillmann et G. Etienne, nous avons eu l’occasion heureuse d'observer trois cas typiques de typhose syphilitique.

Nous avons été frappé de la ressemblance que peut présenter cette affection avec la fièvre typhoïde.

Nous nous sommes aussi rendu compte de la diffi-

culté que l'on peut avoir d'établir un diagnostic ferme

d'emblée. En effet la continuité de la température et l'état de tuphos profond, la céphalée intense, l’augmentation de volume de la rate sont autant de symptômes capitaux qui peuvent prêter à confusion.

Aussi, comme la plupart, pour ne pas dire presque tous les traités classiques, ne font que de très courtes allusions à la typhose syphilitique, nous avons cru bon de rechercher dans la littérature médicale ce qui avait paru à ce sujet depuis que Fournier en 1878 dans ses magistrales Leçons sur la syphilis (impression en 1881) avait fait entrer dans le cadre nosographique cette manifestation de l'infection syphilitique.

Ce

Voici l’ordre de l'étude que nous avons faite suivant les conseils de notre maître M. le Professeur Etienne.

Après quelques mots d'historique et de généralités nous avons mis à sa place parmi le vaste groupe des fièvres syphilitiques, la typhose syphilitique.

Laissant complètement de côté la fièvre tertiaire, connue depuis peu, dans le groupe de la fièvre secondaire nous nous sommes attachés uniquement à la forme continue et à sa modalité la plus curieuse : la typhose syphilitique.

Et, nous basant plus particulièrement sur nos trois observations inédites, tout en nous aidant des recherches de nos prédécesseurs, nous avons étudié successivement la symptomatologie, l'anatomie pathologique et la pathogénie de cette affection.

Nous avons cru bon d’insister tout particulièrement sur le diagnostic qui nous a paru le point devant surtout intéresser le médecin praticien.

Nous avons ensuite indiqué sommairement les grandes lignes du traitement qui, à l'heure actuelle, doit être immédiatement mis en œuvre.

Enfin nous avons terminé en relatant aussi brièvement que possible les cas analogues dont nous avons pu trouver les observations dans la littérature médicale.

Mais avant d'aborder notre sujet nous tenons à exprimer à tous nos Maîtres nos vifs sentiments de reconnaissance pour la bienveillance qu'ils nous ont toujours témoignée et pour les précieux enseignements qu’ils nous ont donnés.

C'est pour nous un devoir d'adresser tout d’abord

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