‹ Contribution à l'étude de la Typhose SyphilitiqueChapitre 7 sur 37 · RES · texte numérisé non relu

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Berkeley Hill qui a eu l’occasion de voir le plus souvent le type intermittent dans la fièvre syphilitique.

Un tel type se rapproche surtout de la fièvre intermittente palustre avec lequel on doit faire le diagnostic différentiel surtout quand ce type peut, comme Potain l'a signalé, durer des semaines et des mois. Elle cède facilement au traitement. .

2 Type vague. — À proprement parler ce type n’en n’est pas un, aussi serons-nous bref à son sujet. N'ayant aucün caractère propre, ni rien de spécial dans son évolution, il mérite à peine une description particulière et on y fait entrer généralement toutes les formes de la fièvre syphilitique. Aussi lui donne-t-on souvent le nom de Forme déréglée-atypique : forme du reste très variée et très commune. Cette forme revêt par moment le type intermittent, en d’autres le type continu : elle n'obéit à aucune loi, à aucune règle.

3° Type continu. — Bien qu’admis par tous les auteurs quiont traité la question, et parmi ceux-ci Bremer, Vajda, Ianowsky, Lancereaux, Rollet, Jullien, etc., ce type est considéré par Fournier comme beaucoup moins fréquent que le précédent ; on le rencontre assez souvent dans la pratique et avec une prédominance excessive pour la femme.

« Ce second type consiste en ceci : un mouvement « fébrile de forme continue (et non plus intermittent) « se prolongeant pour le moins plusieurs jours et sus- « ceptible de se prolonger plusieurs septennaires.

« Pour vous donner immédiatement une idée géné-

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pose

« rale de ce que c'est que cette fièvre syphilitique « continue, Je puis vous dire que, comme physionomie, « le type morbide, dont elle se rapproche le plus, est « la fièvre continue simple, la Synoque. On dirait une « synoque dans la plupart des cas. Et de cela voici « une double preuve: c’est 1° qu’elle est souvent « confondue, qu'elle a été fréquemment confondue « jusqu'à nos jours avec une synoque intercurrente, « venant d'aventure se greffer sur une syphilis à la « période secondaire ; — 2° qu'il est parfois difficile de « la différencier en certain cas ».

Après avoir émis cette idée générale, Fournier nous donne les symptômes particuliers qui la caractérisent et que nous reproduisons tels qu’il les a énoncés dans ses leçons cliniques de l'hôpital Saint-Louis. Nous les résumons très brièvement.

1° L’accélération du pouls.

2° L’élévation de la température.

3° Etat général plus ou moins accentué.

4 Troubles sympathiques des diverses fonctions.

La température oscille d'habitude autour de 38° montant quelquefois jusqu'à 39° : cet état de chose peut durer plusieurs septennaires. Le pouls suit l'élévation de la température. L'état général a changé, la langue est blanche, chargée, le malade est anémié, fatigué, en mauvais état ; les nausées sont souvent fréquentes, les troubles intestinaux peuvent se rencontrer, quoique non constants, et sont en tous les cas fort légers. L'appétit malgré cet état est presque toujours conservé.

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