LA FIÈVRE SYPHILITIQUE
La fièvre syphilitique tend donc à prendre actuellement place dans le cadre nosologique, elle devient de notion courante. Même plus la fièvre syphilitique n’est pas seulement notable au cours de la période secondaire, la période tertiaire elle-même peut évoluer en
“présentant des accès thermiques qui peuvent prêter à
de fâcheuses erreurs de diagnostic. Bjakolur (1911) fait paraître un article sur les manifestations fébriles dans les stades tardifs de la syphilis, il insiste en particulier sur les confusions que l’on peut faire alors avec la tuberculose et la malaria: confusion avec la malaria d'autant plus facile que souvent dans ces cas la fièvre syphilitique revêt le type intermittent.
Sisto vers la même époque dans la Clinica médicale Italia insiste lui aussi sur la fièvre syphilitique tertiaire et toujours sur les difficultés du diagnostic. Puis suivent des observations de Jourdan et de A. Schegelmann.
RP Vs.
Ce dernier intitule même son article de la Deutsche Medizinische Wochenschrift « deux cas de syphilis tertiaire prise pour de la tuberculose ».
Nous voyons donc ainsi, sans sortir de notre sujet que la fièvre est bien une des manifestations de la diathèse syphilitique à toutes ses périodes. Nous laissons la période tertiaire absolument de côté et nous arrivons à la période secondaire.
A cette période les accidents fébriles de la syphilis se manifestent de deux façons soit sous la forme fièvre symptomatique, soit sous la forme fièvre essentielle.
La première est contemporaine d'accidents précis facilement constatables.
La seconde se produit comme expression directe, immédiate, de l'infection, sans être reliée, subordonnée à tel accident contemporain de la maladie.
(A. Fournier).
Donc deux grands types : I. Fièvre symptomatique.
IT. Fièvre essentielle.
I. La fièvre symptomatique ne présente aucun caractère bien spécial, elle est d'ordre banal et sa forme la plus courante est celle connue sous le nom de Fièvre d'éruption, elle précède de peu la roséole, dure quelquefois pendant la roséole épanouie et tombe immédiatement.
II. La fièvre esséntielle ou fièvre syphilitique proprement dite diffère essentiellement de la précédente en ce sens qu'elle se produit indépendamment
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de toute lésion, elle ressemble comme aspect et mieux comme pathogénie à la fièvre tertiaire signalée en ces dernières années. Elle relève exclusivement de l’infection semble-t-il.
Son aspect clinique est extrêmement variable elle se présente souvent sous les formes les plus inattendues, et elle comporte de nombreuses variétés comme intensité de symptômes, c’est-à-dire comme accélération du pouls et élévation de la température, comme troubles sympathiques, comme durée et comme physionomie générale.
Mais on peut aisément, en suivant Fournier, la ramener à trois types:
1° Type intermittent.
2° Type vague.
3° Type continu.
1° Type intermittent (fièvre syphilitique intermittente) — Le type intermittent est sans contredit celui qu’affecte le plus souvent la fièvre syphilitique secondaire.
Fournier est très affirmatif sur ce point. Et dans les travaux spéciaux, dans les observations recueillies précédemment, c’est celui que nous rencontronsle plus fréquemment
Plus ou moins régulier dans sa marche, il est cependant caractérisé par une série d’accès fébriles, quelquefois périodiques ; ils sont presque toujours quotidiens, et apparaissent plutôt pendant la nuit; ils sont, en outre, séparés par des stades d’apyrexie complète. C'est