CE LAS NES
3e Régiment de Chasseurs d'Afrique à Constantine
(Graphique no 16).
Pas une seule diphtérie d’octobre 1932 à octobre 1934,
11° Bataillon de Chasseurs alpins à Gap (Graphique n° 17).
D'octobre 1932 à octobre 1934, 6 atteintes de diphtérie seulement, l’une en mars 1933, 3 lors de l’incorporation de mai, 1 en juillet et 1 en décembre 1933.
1592 Bataillon d'Infanterie à Briançon (Graphique n° 18).
D'octobre 1932 à octobre 1933, 2 cas en décembre 1932 et 1 en juillet 1933.
D'octobre 1933 à octobre 1934 reparaissent de nombreux cas.
Neuf en novembre, dont 8 avant le début de la vaccination et 1 après la première injection. Six en décembre, 3 chez des non vaccinés car « Schick négatifs », 1 chez un non vacciné pour absence du corps lors de la vaccination, et 2 chez des soldats n'ayant reçu qu’une injection. Deux cas en février, 4 en mars dont 1 chez un vacciné, 2 en avril dont { chez un vacciné, 1 cas en juin chez un vacciné, un autre en juillet, un autre en août, deux en septembre et heureusement plus rien en octobre.
Le cas de ce régiment est absolument unique à ce
point de vue.
3e Régiment de Hussards à Strasbourg (Graphique ne 19).
Pendant la vaccination des soldats incorporés en octobre 1932 apparaissent 2 cas de diphtérie en octobre, À en novembre et 1 en décembre.
Puis on enregistre encore 1 cas en février 1933, 1 autre en novembre et enfin À en avril 1934. Ce sera le der-
* nier.
11e Régiment de Cuirassiers à Paris (Graphique n° 20).
D'ostobre 1932 à octobre 1933 pas 1 cas de diphtérie. D'octobre 1933 à octobre 1934, 2 cas seulement pendant la vaccination en novembre et décembre 1933.
6° Régiment de Dragons à Vincennes (Graphique n° 21).
Après avoir abandonné la vaccination à 2 injections, pour l’incorporation d'avril 1932, on y revient en octobre
En novémbre on note 2 cas de diphtérie, 1 le 4er novémbré chez un antien soldat, engagé volontaire, non vacciné et un le 6 novembre chez un jeune soldat qui n’était pas encore vacciné.
Nouveau cas de diphtérie le 44 août 1933 chez un jeune soldat non vâccité car il présentait une réaction dé Sthick négative.
Depuis, la diphtérie semble être disparue dé cette unité,
PT
4 Régiment des Hussards à Rambouillet (Graphique n° 22),
En 1931 il y avait eu 21 cas de diphtérie dans cé régiment.
En 1932, après 5 cas en janvier il n’y avait plus eu de diphtérie, lorsqu’en juillet apparurent 11 cas, suivis de 26 cas en août, de 3 en septembre et de 2 en octobre.
Malgré cette défervescence on pratique la vaccination, et pour la première fois.
On utilise la méthode en usage alors : 2 injections d’antitoxine à {5 unités.
D’octobre 1932 à octobre 1934 on ne notera plus qu’un cas, en novembre 1933, à l’arrivée dü contingent.
27e Régiment d'Infanterie à Dijon (Graphique n° 23).
Déjà en 1931 on notait 22 cas de diphtérie ; mais en 1932
l’endémie redouble : 3 cas en janvier, 5 cas en février,
GrapniQue n° 23. — Dijon : 27e régiment d'infanterie. (Même légende).
5 en mars, 2 en avril, 6 en mai,9 en juin, 10 en juillet,
2 en septembre.
La vaccination du contingent d’octobre 1932 est décidée, mais pendant qu’on l'effectue éciatent 5 cas en octobre,
6 en novembre et 4 en décembre.
DR Te RER
En 1933, l’incorporation d’avril est marquée par { cas en mai.
Encore un nouveau cas est signalé en juillet.
Ea novembre 1933, un cas à l’arrivée du contigent.
Lors de l'incorporation d’avril 1934 une petite épidémie de rougeole fait malencontreusement différer la vaccination, d’où : 1 cas en avril, 5 en mai, 2 en juin et après un silence en juillet, 1 cas en aoûtet2 en septembre, dont 1 chez un vacciné.
Le calme semble enfin rétabli.
D’autres observations tout aussi démonstratives pourraient évidemment être apportées pour prouver que la méthode des vaccinations associées est la méthode prophylactique d’avenir.
Résultats.
L'étude de ces observations montre le grand intérêt de la vaccination associée qui, non seulement a un double pouvoir immunisant, puisque conférant à la fois l’immunité contre la diphtérie et contre les états typhoïdes, mais a aussi un indéniable pouvoir prophyhctique.
Etudions d'abord son pouvoir immunisant.
En ce qui concerne les états typhoïdes la vaccination associée ne s’est pas montrée moins efficace que le T. A. B. employé seul, l’explosion de fièvre paratyphoïde B en juillet 1932 dans un régiment à Grenoble en est une preuve quasi-expérimentale, puisque à parties égales furent frappés les soldats soumis uniquement à la vaccination par le T. A, B. et les soldats soumis à la vaccination associée.
D'ailleurs la recherche d’agglutinines typho-paratyphoïdiques dans le sang des sujets vaccinés par les deux méthodes n’a montré aucune différence. Le pouvoir immunisant du T. A. B. n’est donc nullement diminué par la présence de l’anatoxine, il ne semble pas non plus renforcé.
En revanche, le pouvoir immunisant de l’anatoxine est lui très nettement augmenté par la présence du