CONCLUSIONS
1°) Bien qüe les méthodes spécifiques n’aient, jusqu’à présent, donné que des résultats inconstants dans les atfections de nature streptococcique, nous croyons, néanmoins, que l'avenir du traitement de ces affections leur appartient.
2°) Nous avons essayé la bactériothérapie de la fièvre puerpérale avec le lipovaccin antistreptococcique de Le Moignic, qui présente les avantages suivants :
a) Altération aussi faible que possible de l’antigène, grâce à son incorporation à l'huile.
b) Lenteur d'absorption suffisante pour permettre d’injecter en une seule fois des doses infiniment supérieures à celles que l’on injecte avec les hydrovaccins (4 milliards et demi de germes au centimètre cube au lieu de 1 milliard).
c) Conservation assez longue du vaccin, la bactériolyse ne se produisant pas dans l’excipient huileux.
3°) Le lipovaccin antistreptococcique ne présente jamais ni réactions vaccinales brutales ni troubles anaphylactiques, comme en provoquent les hydrovaccins et, en particulier, ceux contenant des peptones. Son injection est peu douloureuse. Exceplionnellement, elle peut donner lieu à la formation d'un abcès au lieu d'inoculation, abcès, d’ailleurs, sans gravité.
4°) Injecté préventivement, le lipovaccin nous à paru diminuer d'une façon sensible le nombre des suites de
moon couches légèrement fébriles, d’une façon très nette le nombre des suites fébriles. Le nombre relativement petit des cas sur lesquels a porté notre statistique nous empêche de conclure avec plus de certitude, mais notre impression est cependant favorable.
5°) Injecté dans un but curalif, il nous a paru exercer une action particulièrement favorable sur les cas d’infection tout à fait au début et d'infection localisée. Son action nous à paru beaucoup moins nette dans les cas d'infection. généralisée. «
Les recherches que nous avons entreprises ne sont encore qu’à leur début. Il est permis de penser qu'avec des perfectionnements dans la fabrication du vaccin, dans le choix des races et avec une technique encore mieux réglée, les résultats que l’on pourra obtenir au point de vue curatif seront encore très supérieurs. Peut-être le vaccin mixte antipyogène (strepto-staphylo-pyocyanique) nous apportera-t-il la solution du problème.
6°) Quoiqu'il paraisse démontré, à l’heure actuelle, que l'immunisation de l’organisme contre le streptocoque soit souvent de très courte durée, il ne nous est pas défendu d'espérer que l’on aboutira un jour à une vaccination préventive très efficace contre l'infection puerpérale à streptocoques. Celle-ci ne serait-elle que de deux à trois semaines, elle serait cependant suffisante.
Vu : Vu :
Le Doyen, Le Président de la thèse, H. ROGER. BRINDEAU.