INTRODUCTION
Par accidents infectieux aigus stomatologiques, nous comprenons toutes les affections buccales ou péri-buccales s’accompagnant, en plus des signes locaux souvent importants, de signes fonctionnels et généraux qui passent parfois au premier plan du tableau clinique.
Nous laisserons entièrement de côté l’étude de l’action de la vaccinothérapie dans la polyarthrite alvéolo-dentaire, que nous classons dans les affections chroniques. Nous n’en retiendrons que ses complications (parulie, ostéophlegmon, etc.) qui nous font précisément rentrer dans la classification envisagée.
Nous retiendrons les gros accidents vus journellement à la consultation de stomatologie. Affections aiguës d’origine dentaire ou buccale que doit savoir diagnostiquer le clinicien et qu’il doit savoir traiter.
Nous serons amenés à passer en revue :
— les ostéo-phlegmons : accidents les plus fréquents parmi ceux que nous appelons les «gros accidents stomatologiques », complication majeure d’une pulpe infectée gangrénée, non traitée;
— les adéno-phlegmons, consécutifs à une adénite causée par une infection de la muqueuse buccale, en rapport avec une déficience du système dentaire;
— les cellulites, dont le maximum de fréquence semble se voir au cours des accidents de la dent de sagesse inférieure.
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Nous basant sur ce que nous avons dit de la relation étroite existant entre la bouche et le restant de l’organisme, partant du principe que la cavité buccale doit bénéficier de la même thérapeutique, il nous a semblé logique d’appliquer aux accidents infectieux buccaux la thérapeutique infectieuse générale.
Nous verrons, au cours des observations, les effets divers de la vaccinothérapie, qui a pu, dans certains cas, « faire avorter >» un adéno-phlegmon en puissance qui n’était déjà plus une adénite. Nos observations de volumineux adénophlegmons ayant « fondu » sans la plus petite trace de suppuration sont nombreuses.
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POURQUOI NOUS EMPLOYONS LES VACCINS PLU- TOT QUE TOUT AUTRE THÉRAPEUTIQUE, ET SEU- LEMENT CERTAINS VACCINS.
Notre expérimentation étant le fruit de mois d’externat à la consultation de l'Hôpital, donc milieu pauvre, il peut être presque toujours institué un traitement ambulatoire, sauf dans des cas particuliers, très graves d’emblée (ostéophlesgmon de la table int., avec infiltration du plancher buccal, état de shock, etc.) où le terrain est un facteur excessivement important.
Ceci est important vis-à-vis du malade, qui est toujours reconnaissant à son médecin de lui avoir évité, sans que son état en soit aggravé, des thérapeutiques excellentes également, mais extrêmement choquantes, et quelquefois une intervention chirurgicale. Important également, si l’on sait l’ignorance du public en matière stomatologique. Combien sont encore nombreux ceux qui séparent définitivement, et sans discussion, la bouche du restant de l’organisme. Pour ceux-là, le stomatologiste n’est jamais qu’un dentiste, et vous avez parfois de grosses difficultés à faire accepter par certains patients l’injection intra-musculaire qui fera favorablement évoluer leur phlegmon ou leur cellulite.
Il est des préjugés en matière odontologique comme ailleurs : certains s’exclament outrés : « Mais voyons, ma chère amie, quel est ce jeune dentiste qui prétend soigner vos dents en piquant vos fesses? » (sic).
On conçoit l’irritabilité ultérieure du malade si l’injection du vaccin lui a déclenché une température élevée, des réac-
tions générales extraordinaires et des réactions locales appré-