IV. — VOIES D’ADMINISTRATION
La vote intraveineuse est la voie d'urgence, mais qu’il ne faut employer qu'avec discernement et dans les cas extrêmement sérieux.
Nous ne retiendrons que la vote intramusculaire dans le quadrant supéro-externe de la fesse, qui nous paraît être la voie de choix; la voie sous-cutanée, d’action plus lente, pour un accident où l’on veut obtenir une action moins rapide, mais plus prolongée.
Quant aux doses, nous dirons avec WRIGHT que : plus la maladie est grave, plus la dose initiale doit être faible.
Etre prudent en vaccination curative, il faut tâtonner, se baser lors des réinjections sur la réaction obtenue après la piqûre précédente, pour augmenter, diminuer ou refaire la même dose. :
Le vaccin antipyogène polymicrobien polyvalent Bruschettini permet de faire, à des intervalles relativement courts (deux heures), des injections répétées, jusqu’à 7 ou 8 par jour, même en thérapeutique infantile, sans réaction, ni locale, ni générale.
Un procédé nous a donné d’excellents résultats dans des cas sérieux (ostéo-phlegmon de la table interne du maxillaire avec infiltration du plancher buccal) : Injection simultanée le méme jour, en intramusculaire, en deux endroits différents, d'argent colloïidal (électrargol)}, de 5 à 15 cm*, dans une fesse par exemple, et de 1/2 à 1 cn® d'antipyogène polyvalent dans l’autre.
L’injection d’électrargol crée avant tout un choc hémoclasique qui permet d’attendre l’action moins rapide (et différente d’ailleurs), mais plus soutenue, du vaccin.
Nous nous résumerons en disant que nous demandons à un vaccin curatif quelques qualités essentielles :
— Avoir une énocuilé absolue ;
RL
— Ne pas provoquer de réactions violentes locales ou générales;
— Avoir une vitesse d'action curative élevée et rapide;
— Pouvoir être injecté à doses assez fortes sans crainte d’une longue phase négative, qui est forcément une phase de perte d’un temps extrêmement précieux et de danger.
L’Antipyogène polyvalent nous semble réunir ces conditions.