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prévenir une infection, mais non l'arrêter. L'organisme doit intervenir, lui aussi, soit par les milieux qui servent de véhicules à ses moyens défensifs, soit par ses leucocytes vivants ou désagrégés. METCHNIKOFF et ses élèves ont les premiers démontré le pouvoir bactéricide immunisant et vaccinant des extraits leucocytaires. D’où les idées successives de cultures en présence d'extrait leucocytaire, puis de leucocytes vivants, réalisant ainsi de véritables cultures «in vivo » dont nous jugeons curieux de reproduire en quelques lignes la préparation :
Les germes sont rigoureusement choisis et empruntés à plusieurs souches, cultivés sur bouillon ascite ou sang défibriné de lapin.
On inocule aux animaux en série, jusqu’à obtention d’un type très virulent prélevé dans le sang même de l’animal infecté, et recueilli dans des ampoules fermées à la lampe et conservées à moyenne température.
Au moment voulu, ces cultures sont injectées dans la cavité pleurale d’un lapin jeune, de taille assez volumineuse, en même temps que l’on détermine un afflux leucocytaire au moyen de l'injection dun leucocyto-excitant (émulsion de « Aleuronat >» ou de Mellin’s food). L’exsudat obtenu est recueilli aseptiquement, émulsionné dans une solution physiologique additionnée d’éther, dans l’agitateur pendant une durée de vingt-quatre à trente-six heures. Passé sur filtre métallique, et conservé dans l’éther en excès. Enfin, les différents exsudats sont mélangés en proportions variables et convenablement dosés. Après un contrôle physiologique pour s’assurer de la stérilité des cultures, on pratique la mise en ampoules.
Aïnsi, dans cette préparation très spéciale de vaccin, qui a attiré vivement notre attention, nous croyons, à notre sens, qu’il y a un réel progrès sur les préparations ordinaires et habituelles par ce fait sur lequel il faut insister : c’est que le microbe s’est élevé, s’est cultivé, a vécu dans l'organisme au contact de leucocytes vivants, et peut-être, pendant ce contact, y a-t-il eu interaction en faveur d’un accroissement dü potentiel curatif ?
Nous retenons aussi la polyvalence des germes, qui est extrêmement poussée. Dans cet antipyogène on compte au total 62 souches de streptocoques, staphylocoques, pneumocoques, pyocyaniques, colibacilles.