‹ Contribution à l'Étude de la Vitamine E: Son emploi chez le ChienChapitre 11 sur 16 · BE · texte numérisé non relu

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L’encéphale, la moelle ou les nerfs sont le siège des localisations.

Les complications, qui en résultent, sont l’encéphalo-myélite, la congestion cérébrale, la méningo-encéphalite, la méningo-encéphalomyélite et la méningo-myélite.

La chorée ou encéphalo-myélite des jeunes ou myoclonies du jeune âge est surtout caractérisée par les trois symptômes : parésie ou paralysie d’un ou plusieurs groupes musculaires, secousses rythiniques, atrophies musculaires.

Les myoclonies constituent le premier symptôme : elles sont parfois si légères qu’elles sont mieux perçues au toucher qu’à la vue. Localisées au début à un groupe musculaire et à peine prononcées, elles prennent de l'importance ensuite et affectent une allure propre au groupe de muscles atteints.

L'animal est agité par des secousses, en nombre variable, exacerbées au repos, accompagnées de plaintes la nuit. La chorée du tronc et des côtes transforme l’animal en un automate, qui est animé de mouvements de torsion,

Celle des membres antérieurs impose, quand elle est unilatérale, au membre atteint, soustrait à l’appui, un mouvement tel qu’il frotte obliquement en avant et de dehors en dedans sur le membre en position de soutien : l’animal « joue du violon ». Bi-latérale, la chorée détermine une esquisse (le génuflexion intermittente. En décubitus, l'animal engage son membre sous son ventre. Les muscles paralysés sont flasques.

Lorsque les membres postérieurs sont atteints, pendant son sommeil, l'animal rapproche convulsivement ses membres de son sternum.

La chorée du cou et de la tête donnent à l’animal un aspect particulier. On assiste à des oscillations latérales ou verticales, ou, dans le cas de lésions des muscles céphaliques, à un clignement des yeux, une mastication à vide, des déviations latérales cloniques du nez et de la bouche, des contractions des crotaphites. Des troubles intellectuels accompagnent ces troubles locaux, lesquels sont accusés davantage par une émaciation musculaire considérable, les saillies osseuses devenant très apparentes. Puis s'installent des paralysies flasques, surtout à l’arrière-train. Si les convulsions se localisent, elles peuvent disparaître ; si elles s’aggravent, les paralysies apparaissent : le sujet meurt bientôt d’épuisement.

La congestion cérébrale et la méningo-encéphalite traduisent l’action des toxines des microbes ou du virus neurotrope sur le segment antérieur de l’axe cérébro-spinal. On note, au début, de l’inquiétude, de l’agitation, une hyperthermie accusée (40°). Une hyperesthésie

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intense s’installe avec une excitation croissante. L'animal, en proie à des hallucinations, a le vertige et tombe. On peut assister à un véritable accès rabiforme. Des convulsions localisées, des contractures ou des tremblements musculaires sont possibles. Parfois le chien se mord lui même et se mutile (autophagie).

Une phase de dépression, dans toute l’acception du terme, survient. Le monstre est devenu une victime atone, sans réaction aucune, en proie aux paralysies ; la mort le surprend dans cet état léthargique : l’évolution est rapide.

Une traduction fréquente dela méningo-encéphalite est l’épilepsie, dont l'issue est généralement fatale. Elle se manifeste par des accès, au cours desquels on distingue 4 périodes :

La première ou « aura » est l’extériorisation de troubles psychiques, sensoriels ou moteurs. Le chien, triste, court sans but, aboie sans raison.

Dans une deuxième période, il présente des contractions toniques, qui deviennent cloniques dans une troisième période.

La quatrième période, ou période de stertor, est une phase de dépression profonde, durant laquelle le corps, recouvert de sueurs, perd son tonus par suite de la résolution musculaire, qui est complète ; l’anesthésie est totale. C’est un lent retour à l’état normal : la guérison complète est rare.

Plus rare est la paralysie générale ou méningo-encéphalo-myéiite. L’affection est apyrétique et met souvent plusieurs mois avant de se manifester. Le symptôme dominant est l’affaiblissement progressif de l'intelligence, avec parfois des troubles moteurs et un amoindrissement de la sensibilité générale. La marche de cette paralysie est lente, régulièrement progressive, en l’absence de tout traitement.

La méningo-myélite se caractérise, au début, par une gêne dans la démarche, certains muscles sont hypersensibles, d’autres insensibles. Les troubles locomoteurs s’accentuent lentement : myoclonies, tremblements, puis asthénie musculaire se succèdent jusqu’à céder le pas à une parésie, suivie de paralysie totale,

On note aussi très fréquemment des myélites pures, myélites transverses, lombaires, avec paraplégie complète le plus souvent; ces myélites peuvent demeurer longtemps localisées au train postérieur. Exceptionnellement elles se généralisent, atteignent le renflement brachial et déterminent une quadriplégie.

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