‹ Contribution à l'Étude de la Vitamine E: Son emploi chez le ChienChapitre 14 sur 16 · ZE KES · texte numérisé non relu

ZE KES

Le 25 Mars, alors qu'aucune amélioration ne s'était manifestée, il est indiqué de faire des injections de Glycosthène et d’Ephynal, tous les jours pendant cinq jours.

Le 30 Mars, l’effet espéré se réalisait partiellement : les myoclonies des crotaphites avaient disparu.

Devant ce léger succès, l'administration d'Ephynal était prolongée, sous forme de comprimés, à la dose de 6 par jour pendant cinq jours. Au bout de ce laps de temps, on pouvait constater un début d’atténuation des myoclonies au niveau de l’antérieur droit.

Les cinq jours suivants ne virent pas l’atténuation se confirmer : l’état demeurait stationnaire.

Alors furent reprises les injections de Glycosthène et Ephynal, en alternant tous les deux jours avec l’Ephynal per os: 10 jours amenèrent la guérison complète de l’annnal avec disparition des myoclonies.

OBSERVATION Nb 12

Chien Berger, noir, 7 mois, appartenant à M. D..., à Perigueux.

Le 30 Avril au soir, subiteinent, était apparues des myoclonies légères au niveau du postérieur droit et, moins marquées encore, au niveau de l’antérieur gauche,

Le propriétaire, frappé par la difficulté éprouvée par son chien pour se tenir debout et par son agitation constante dans le sommeil, nous portait à l'Ecole cet animal, le 2 Mai. 10 cc d'Ephynal Roche sont injectés dans la jugulaire et 6 comprimés du même produit administrés dans la journée. Un seul traitement amenait la disparition des ryoclonies antérieures gauches en trois jours, en une semaine la guérison totale.

Chienne Gronendhal, 3 mois, appartenant à Mme V..., rue des Trois-Journées, Toulouse.

Quelques jours auparavant, la forme respiratoire de la maladie de Carré avait valu à l’animal la provocation d’un abcès de fixation et l'administration de sulfamides, Le 16 Janvier à midi, une paraplégie était apparue soudainement.

Le 17 Janvier, à l'Ecole, malgré les signes respiratoires, étaient surtout traités les symptômes nerveux par la Bévitine 3 cgr., l’uroformine en sous-cutanée et une injection intra-musculaire de Glycosthène.

Le lendemain, outre un anthelminthique et le traitement usuel des afféctions respiratoires, la Bévitine du traitement de là veille qui était continué, était substitué l Ephinal par voie parentérale. L'animal ï res ; ses marines, de

Li 19 nes 10. cc d’ Ephynal in venes étaient DIEU EM chien é qui. avait unê urine rouge, accident imputé à à l uroformine. Cet incident bénin vite réparé, on instituait le’ traitement couplé Giycosthène-Ephynal, La paraplégie s’atténua. progressivement € et devint une parésie de moins en moins accusée. On adjoignit alors uue cuillérée à soupe, trois fois par jour, de « Névrovitamine 4 »: les injections furent remplacées par un comprimé pro die d’ Ephynal. x .

La disparition de la parésie fut longue : nous revimes notre ancien paralytique, le 7 Février, se dresser sur ses postérieurs et taire rille joies à sa maîtresse.

Bien que ces observations soient en nombre limité, il est intéressant d’en tirer quelques déductions.

1° Sur treize chiens traités avec la Vitamine FE, nous avons eu cinq échecs : celui de l’observation n° 7 tient peut-être à l’ancienneté des lésions, puisque les troubles remontaient à deux mois environ avant tout traitement.

20 De plus, l’expérimentation nous l'a enseigné, l'Ephynal per os doit venir compléter le traitement sous forme injectable.

Per os l’Ephynal sera administré favorablement à la dose de 4 à 6 comprimés par jours, durant une ou deux semaines, seul, lorsque l'amélioration des symptômes se sera dessinée, ou conjugué avec les injections du même produit, lorsque les symptômes sont particulièrement accentués et tenaces.

Les injections sous-cutanées d'Ephynal sont douloureuses et occasionnent fréquemment, ainsi que les injections intra-musculaires, du fait de la nature irritante du médicament, la formation d’abcès. De là se recommande la voie veineuse, à la dose de 10 cc dans les cas ordinaires et sévères, 5 cc dans les cas légers et récents, injectés tous les jours. L'Ephynal, sous forme injectable, s'emploie avantageusement aussi pour accélérer l’amélioration des symptômes : une injection hebdomadaire de 10 cc suffit alors.

3° L'association avec d’autres produits est également souhaïitable : Vitamine B 1, uroformine, glycocolle, etc... Dans les observations

n° 2 et 3, où l’Epkynal a été associé au Glycosthène, il est curieux de constater que l'amélioration coïncide avec l’emploi du to:ophérol : les effets, pas toujours immédiats, sont parfois même très tardifs, surtout lors d’affections anciennes. L'emploi judicieux de la Vitamine E se conçoit en tant que-traitement adjuvant, associé surtout au glycocolle et à la vitamine B 1. Ces associations sont d’autant plus pertinentes que nos observations montrent que, utilisée seule, la Vitamine E a donné un succès et un échec.

Le thérapeute a donc intérêt à utiliser une médication polyvalente.

4° Remarquons enfin que, plus l'intervention est précoce, plus les résultats sont rapides et satisfaisants.

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