‹ Contribution à l'étude de la vulgarisation du sublimé et de ses dangersChapitre 23 sur 28 · OBSERVATION XXIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIV

(Thèse de Broquin-Lacombe.)

Empoisonnement volontaire par le sublimé. — Ingestion de

1 gramme. — Mort au septième jour.

La malade qui fait l'objet de notre seconde observation était agée de quarante-cinq ans et avait, dans le but de s’empoisonner, avalé une solution aqueuse de bichlorure de mercure qu'elle

avait préparée avec deux paquels de sublimé à o gr.5o chaque.

Ce poison avait été délivré pour servir à la préparation d'in- jections vaginales.

Après l'ingestion du produit toxique, la malade ressentit un goût métallique et une odeur très prononcée qui déterminèrent bientôt des nausées, puis des vomissements répétés avec sensation de constriction à la gorge et douleurs vives de l’œsophage et de l'estomac. Les vomissements formés de matières alimentaires cessèrent au bout de quelques heures après l'administration d'un vomitif prescrit par un médecin appelé en toute hâte et la patiente fut mise au lait et à l’eau albumineuse.

La malade jouissait, avant son intoxication survenue le 3 fé-

vrier 1904, d’une parfaite santé, cependant le moral paraissait

être atteint depuis quelques mois.

L’excrétion des urines du 3 février n’offre rien de remarquable en apparence. D'ailleurs l'analyse nous prouve qu'il n’y a pas de modifications dans la nutrition, sans doute parce que le poison n’a pas eu letempsde produire encore des lésions rénales

profondes.

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