‹ Contribution à l'Étude de l’Oléothorax ThérapeutiqueChapitre 15 sur 42 · DE: A0 APRES · texte numérisé non relu

DE: A0 APRES

souvent le début de la réaction liquidienne, alors qu'il n'y a souvent encore qu'une quantilé minime de liquide et que la pression intra-pleurale n’est pas augmentée;

c) fixation du médiastin ;

d) action du poids du liquide lorsqu'il devient quelque peu abondant;

e) sclérose pleurogène, ce phénomène encore mal défini mais d'observation courante.

De tous ces facteurs que nous venons d’énumérer, le plus important est, à notre avis, le facteur de l’action mécanique du poids du liquide. Les résultats les plus favorables seront donc obtenus dans des lésions qui siègent le plus bas. C’est ce que justifie l’assertion que nous avons énoncée plus haut, que l’on devait en principe réserver l’oléothorax compressif à des lésions non comprimées siégeant à la base ou au plus à la par-

tie moyenne de l’hémithorax. Nous voulons faire remarquer

à ce sujet, que ce sont ces mêmes lésions basilaires ou moyennes des moignons des pneumothorax non efficaces qui constituen l'indication généralement acceptée comme la meilleure de l'association au pneumothorax actif d’une phrénicectomie complémentaire surtout si le lobe inférieur est resté plus où moins adhérent au diaphragme. Nous ne voulons pas ici discuter des mérites respectifs de l’une et l’autre méthode. Nous avons pour notre part préféré plus souvent l'institution de l'oléothorax qui donne dans ces cas les meilleurs résultats et nous signa- lons d’autre part que c’est pour les mêmes indications qu'a été proposée récemment l'injection de sérum artificiel dans la plèvre dans un but de collapsothérapie (Sérothorax : F. Triboulet et Sors, Sect. Etudes scient. de l'Œuvre de la Tub., novembre 1932).

Nous remarquerons de plus que la persistance d’une cavité du sommet non collabée en l'absence de toute adhérence est rare. Dans presque tous les cas en effet où une cavité siégeant haut, résiste à l’action des insufflations, c’est qu'elle est maintenue par des adhérences. Ces cas sont aujourd’hui reconnus

justiciables d’une section de brides, d'une apicolÿyse ou d'une thoracoplastie suivant l'étendue ou l'épaisseur des adhérences, alors qu’on avait pu à tort les considérer autrefois comme des indications d’injections huileuses de compression. Nous rapportons pour notre part un certain nombre d'observations démonstratives où nous avons tenté l'oléothorax dans des cas que nous jugeons aujourd’hui comme beaucoup plus justiciables de l'intervention de Jacobéus. Disons de plus qu’une cavité du sommet non maintenue par des adhérences devient en général par l’action même du pneumothorax et du fait de son abaissement progressif une cavité qui vient siéger en réalité dans la région moyenne de l’hémithorax. Dans certains cas, on peut se proposer de tenter par de petites injections huileuses de provoquer une réaction pleurale légère. Il ne s'agit plus alors d’un oléothorax proprement dit, mais seulement d’une irritation pleurale artificielle passagère ayant pour but d'améliorer un collapsus insuflisant. L'huile, corps étranger, détermine en effet par son injection en plèvre saine une réaction suffisante à assurer : l'impérméabilisation de la plèvre, la fixation du médiastin, et surtout l'amélioration du collapsus par rétraction de la plèvre viscérale. L'indication la plus typique est celle du pneumothorax dit : insatiable » (observ. n° 20).

Enfin, nous insisterons sur les avantages que l’on peut tirer de l’oléothorax collapsothérapique comme complément de certaines sections de brides. Il arrive parfois en effet qu'une cavité organisée qui semblait seulemént béante du fait d’un système de brides ne s’affaisse pas dans les semaines et même les mois qui suivent la section. Brissaud et Coulaud ont déjà signalé quel service peut rendre alors l’oléothorax comme moyen de compression. Nous-même avons obtenu un résultat passagèrement favorable en appliquant cette méthode (obs. no 26).

BAT Sas

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